Recherche

Les permis de recherche récents en parc national de l'Île-du-Prince-Édouard comprennent des études sur les chauves-souris, l’aster du Saint-Laurent, les changements climatiques (à l’aide de drones) et la géomorphologie des dunes.

Remarque : Il faut un permis pour utiliser un drone dans le parc. Pour plus d'information : Utilisation d’aéronefs téléguidés ou drones

Parc national de l'Île-du-Prince-Édouard

Pleins feux sur les projets de recherche : les chauves-souris et le syndrome du museau blanc

À l’Île-du-Prince-Édouard, on se préoccupe de plus en plus de la conservation et de la gestion des chauves-souris. À la suite de l’arrivée du syndrome du museau blanc, une maladie détectée chez les chauves-souris et causée par le champignon Pseudogymnoascus destructans, un projet de recherche a été entrepris avec l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard et le Réseau canadien pour la santé de la faune (2015 et 2016). 

Plusieurs espèces de chauves-souris du genre Myotis, comme la petite chauve-souris brune et la chauve-souris nordique, figurent actuellement sur la liste des espèces en voie de disparition; il est donc important de savoir si ces espèces sont présentes dans le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard. En recueillant des données préliminaires sur leur répartition spatiale et temporelle, il est possible de mieux comprendre quelles parcelles d’habitat ou quels secteurs du parc peuvent jouer un rôle essentiel dans leur cycle biologique. 

La surveillance s’effectue au moyen de détecteurs acoustiques fixes et mobiles qui repèrent l’activité des chauves-souris et déterminent la composition des espèces, autant dans le temps que dans l’espace. De plus, les dortoirs possibles font l’objet d’une surveillance acoustique visant à détecter une activité qui témoignerait de l’occupation de gîtes estivaux. Nous avons constaté une association entre les chauves-souris et les milieux humides du parc, et, jusqu’à maintenant, les niveaux d’activité des espèces de chauves-souris migratrices semblent être inférieurs à ceux des petites chauves-souris brunes et des chauves-souris nordiques.

Veuillez noter qu’il faut obtenir un permis pour toute recherche effectuée dans le parc.

Surveillance de l’intégrité écologique

Les parcs nationaux du Canada protègent et préservent notre patrimoine naturel pour le bénéfice des générations actuelles et à venir. Nos parcs nationaux abritent une foule d'espèces végétales et animales à l'état sauvage, dont certaines sont en danger de disparition. Pour assurer leur survie, nous devons veiller à ce que leurs habitats demeurent intacts et salubres.

Notre principal objectif est de préserver l'intégrité écologique, c'est-à-dire que nous voulons préserver la santé des écosystèmes des parcs nationaux. Pour assurer l’intégrité écologique des parcs nationaux, nous nous employons à conserver leurs écosystèmes sains et entiers. On dit d’un écosystème qu’il est sain quand toutes ses composantes sont intactes, y compris ses fonctions et ses processus naturels. Il est également durable pour les années à venir.

La gestion des parcs nationaux doit se fonder sur une bonne compréhension des écosystèmes et des agents stressants qui peuvent leur nuire. Pour garantir la pérennité ou la viabilité de nos parcs, nous devons considérer l'environnement naturel comme un tout dans lequel les humains font partie intégrante de l’écosystème naturel. L’objectif du parc national de l’Île-du-Prince-Édouard est de permettre aux gens de profiter de l’endroit spécial qu’est le parc sans nuire à son intégrité écologique. Par conséquent, la direction du parc doit faire en sorte que toutes les décisions prises à l’égard du parc tiennent compte de l'interdépendance complexe et du caractère dynamique des écosystèmes, ainsi que de leur capacité de résister aux agents stressants. Ensemble, nous pouvons y arriver. 

Quatre indicateurs (écosystèmes) permettent de déterminer le degré d’intégrité écologique du parc. Il s’agit des écosystèmes côtiers, forestiers, humides et d’eau douce. Il existe cinq étalons de mesure pour chacun des écosystèmes, qui sont surveillés et évalués par rapport à des seuils. À la lumière des données recueillies, nous leur attribuons un statut tel que rouge (médiocre), jaune (passable) et vert (bon), ainsi qu’une tendance, comme à la hausse, à la baisse ou stable. Nous travaillons fort pour améliorer l’état de nos écosystèmes chaque année.