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A

Analyse critique de l'incendie : analyse d'un feu et mesures de gestion recommandées chaque fois qu'un des facteurs de l'incendie change considérablement.

Principes directeurs du processus d'analyse critique d'un incendie de Parcs Canada :

  • La sécurité et la santé des pompiers et du public est la première priorité dans toute activité de gestion de l'incendie.
  • On tient compte dans toutes les activités de gestion des incendies du rôle des feux de végétation dans l'évolution naturelle des écosystèmes.
  • La gestion des risques fondée sur la science est la base de toutes les activités de gestion des incendies.
  • Les activités de gestion des incendies sont fondées sur les valeurs à protéger, les coûts et les objectifs de gestion des parcs.
  • La gestion des incendies exige la coopération du gouvernement fédéral, des premières nations, du gouvernement provincial ou territorial et des organismes locaux ainsi qu'une coordination entre les différents services
L'attaque par contrefeu est une technique utilisée pour réaliser un pare-feu; les combustibles forestiers sont brûlés entre une ligne de suppression (p. ex. une route, une crête, un cours d'eau, une ligne d'arrêt ou un autre type de rupture) et la lisière de l'incendie. Cette opération renforce le pare-feu et accroît la sécurité des équipes d'incendie qui devront peut-être défendre activement le coupe-feu.
C

Les combustibles forestiers sont classés selon leurs dimensions; on a prévu pour chacun d'eux un indice qui permet d'évaluer les risques immanents d'incendie.

Les combustibles légers s'enflamment et brûlent rapidement (herbe sèche, feuilles mortes, aiguilles de conifères, brindilles et petits arbres).

Les combustibles lourds sont des matières ligneuses de dimensions importantes ou des matières organiques épaisses (grumes, souches, bois de houppier et humus épais) qui s'enflamment difficilement et brûlent longtemps. Le feu se propage plus lentement.

Le comportement du feu est la manière dont le combustible prend feu, dont la flamme se développe et dont le feu se propage en fonction de l'interaction des combustibles, des conditions atmosphériques et de la topographie.

Comportement extrême du feu : niveau de comportement qui empêche souvent toute forme de suppression. Il se caractérise ordinairement par un ou plusieurs des éléments suivants : grande vitesse de propagation et forte intensité de la pointe de l'incendie, feu de cime, dissémination abondante, présence de gros tourbillons et colonne de convection bien établie. Les incendies qui manifestent ces caractéristiques ont un comportement souvent erratique et parfois dangereux.

D

Dissémination des foyers : on entend par feux disséminés les foyers d'incendie allumés lorsque des tisons ou des étincelles produits par un incendie sont transportés par le vent de surface ou les vents produits par le feu au-delà des limites du foyer principal.

E

Embrasement : on dit qu'il y a embrasement lorsque le feuillage d'un arbre ou d'un petit bouquet d'arbres s'embrase soudainement.

F

Feu de cime : feu généralement rapide qui se propage au faîte des arbres.

Feu couvant : feu sans flammes à propagation imperceptible.

Feu de surface : feu brûlant la couche de combustibles au sol.

Feu de surface : feu consumant la couche de combustibles au sol, à l'exclusion des cimes.

H

Un hectare (ha) = superficie de 100 m sur 100 m = 2,5 acres
100 ha = un kilomètre carré

Humidité : quantité de vapeur d'eau présente dans l'air. Le comportement du feu dépend de l'humidité relative, laquelle permet de prévoir ce comportement.

L

On utilise une ligne d'arrêt pour séparer le feu des combustibles forestiers. On creuse la couche d'humus où le feu pourrait couver jusqu'au sol minéral (environ 15 cm) et on débarrasse la ligne des combustibles forestiers sur une certaine largeur pour empêcher le feu de se disséminer et d'enflammer les combustibles situés de l'autre côté.

T

Le temps (conditions météorologiques) est l'un des principaux facteurs du comportement du feu; ses principaux éléments sont le vent, la température et l'humidité.

Z

On entend par zone de confinement une zone bornée par des accidents de terrain naturels, caractérisée par la présence de combustibles forestiers dont l'état est tel qu'ils servent de coupe-feu et à l'intérieur de laquelle un incendie entraînerait assez peu de risques pour la vie humaine, les biens et d'autres valeurs. Ces propriétés permettent de gérer un feu avec très peu de ressources directes d'intervention, tout en entraînant des coûts modiques à ce chapitre et en faisant courir peu de risques aux équipes d'incendie. Pour offrir la marge de sécurité la plus grande possible, on prévoit pour les brûlages dirigés une zone de confinement beaucoup plus grande que celle qui doit brûler.