Des tonnes de roches et de débris provenant de la construction du canal ont été jetés sur l'île St. Marys sud qui est maintenant recouverte d'une mince couche de terre sur laquelle les plantes ont pris racine. Faites une randonnée sur le sentier Attikamek, situé de l'autre côté des écluses de l'île South St. Marys, et soyez témoin de ce retour de la flore.

Le changement donne souvent des résultats inattendus. Ainsi, lorsque le paysage est bouleversé, des plantes mieux adaptées aux nouvelles conditions - luminosité, humidité et sol - viennent s'installer. Elles servent ensuite d'habitat ou de nourriture à diverses espèces d'animaux ou d'insectes.

Un bouquet de petites fleurs blanches permet d'identifier l'achillée mille-feuille, une plante utilisée autrefois par les Ojibwe comme cataplasme médicinal. Ils la faisaient aussi brûler sur des charbons pour produire une fumée qu'ils inhalaient en vue de guérir la fièvre. Les fraises des champs qui poussent au ras du sol sont une des collations préférées des petits animaux. Le peuplier baumier embaume l'air de son odeur douce et apaisante; la population locale de castors en raffole.

Les oiseaux, les petits animaux et les insectes, très nombreux dans ce cadre champêtre, trouvent nourriture et protection dans les arbustes fruitiers (airelle, merisier, aubépine). Les oiseaux cachent souvent leurs nids dans les aubépines parées d'épines de 2,8 cm afin de profiter de cette « armure » naturelle et ainsi éloigner les prédateurs des oeufs et des jeunes.