Les amoureux de la nature rêvent tous d’apercevoir des animaux sauvages dans leurs habitats naturels! Les parcs nationaux, les réserves de parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation abritent une immense variété d’animaux, dont plusieurs espèces emblématiques du Canada.

Cette chance unique s’accompagne toutefois d’une responsabilité, celle de traiter les animaux sauvages avec respect. Nous partageons cet espace avec la faune. Pour profiter pleinement de votre expérience tout en gardant vos distances, jumelles et caméra avec zoom sont tout indiquées. Rappelez-vous : si vous détournez les animaux de leurs activités naturelles, vous êtes trop proche.

Afin de bien vous préparer, consultez notre liste Dix conseils pour respecter la faune et être en sécurité.

Soyez discret et respectueux de leur espace vital, ainsi vous contribuerez à leur survie et à votre propre sécurité!

1. L’orignal

Un orignal mâle dans une aire boisée.
L’orignal est présent dans plusieurs parcs nationaux du Canada. Photo : Parcs Canada / J. Pleau

Pouvant atteindre deux mètres de haut, l’orignal est le plus grand de nos cervidés. Ce roi de la forêt peut être aperçu dans nos parcs nationaux d’un océan à l’autre. Vous pourriez le voir lors de votre visite aux parcs nationaux du Mont-Riding et de Prince Albert, et il est particulièrement présent au parc national du Gros-Morne et dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton. On reconnait le mâle à ses grands bois larges et plats qui peuvent atteindre 1,5 m d’envergure et peser près de 30 kg!

Quand l’observer? 
De juin à octobre. Les orignaux sont plus actifs au lever et au coucher du soleil. Vous les trouverez plus souvent à proximité des zones humides, des lacs et des rivières.

Fait amusant
Le mâle se sert de son panache pour se battre pendant la saison du rut, en septembre et en octobre. Il le perd entre décembre et février et celui-ci repousse en avril et est couvert de velours jusqu'en août ou au début de septembre.

2. Chèvre de montagne

Une chèvre de montagne et son chevreau sur une falaise au bord de l’eau.
Une chèvre de montagne avec un chevreau debout sur une paroi escarpée dans l’Ouest du Canada.

Couverte d’un pelage blanc, parée d’une barbiche et de petites cornes noires en forme de dague, la chèvre de montagne fait preuve d’une impressionnante habileté pour grimper les montagnes escarpées glacées et enneigées, et ce, malgré son apparence trapue. On peut la voir dans les régions alpines et subalpines des parcs nationaux Jasper, Banff, Yoho , Kootenay ainsi que dans d’autres parcs nationaux des montagnes et dans le Nord du Canada.

Quand l’observer? 
On peut l’observer toute l’année. C’est cependant plus facile en été, car son poil contraste alors avec les montagnes.

Fait amusant
Malgré son nom, elle n’appartient pas à la famille de la chèvre.

3. Mouflon d’Amérique

A Bighorn Sheep ram displaying his large horn.
Un mouflon d’Amérique dans l’Ouest du Canada. Photo : Parcs Canada / Wayne Lynch

Le mouflon d’Amérique a un pelage brun et une croupe blanche. Les mâles plus âgés (appelés béliers) ont d’imposantes cornes en forme de volute. Principalement brouteur, le mouflon migre au fil des saisons entre les pentes herbeuses des basses altitudes et les prés alpins, mais il demeure à proximité de terres rocheuses et escarpées qu’il utilise pour se sauver des prédateurs. Animal social, il vit en groupe composé de 10 à 20 individus. On retrouve le mouflon le long des pentes rocheuses escarpées des parcs nationaux JasperBanffYoho Kootenay et des Lacs-Waterton.

Quand l’observer?
On peut observer le mouflon toute l’année.

Fait amusant
Lorsque deux mâles se battent pour établir leur dominance, ils s’éloignent de 10 à 12 mètres, puis se ruent l’un sur l’autre tête première. Le choc des cornes peut parfois être entendu jusqu’à un kilomètre!

4. Plongeon huard

Un plongeon huard se prélasse sur l’eau à côté de son petit.
Un plongeon huard nage sur lac Wapizagonke au parc national de la Mauricie. Photo : Parcs Canada / P.O. Boudreault

Emblème de notre dollar, le plongeon huard a une apparence très frappante en raison de son dos parsemé de taches noires et blanches comme un damier, de sa tête noire et lustrée, de son abdomen blanc et du collier rayé blanc et noir qui pare sa gorge. Il se nourrit principalement de poissons, de grenouilles, d’écrevisses, de sangsues et d’insectes aquatiques. Quoique son aire de reproduction couvre presque tout le Canada, c’est sur le fameux lac Wapizagonke du parc national de la Mauricie que vous aurez le plus de chance d’admirer cet oiseau. Écoutez-bien son chant caractéristique.

Quand l’observer?
En juillet et août lorsque les œufs sont éclos et que les oisillons explorent avec leur famille.

Fait amusant
Lorsqu’il vole, le plongeon huard a la tête et le cou inclinés vers le bas, ses pattes sont serrées contre l’arrière de son corps et elles dépassent sa queue, ce qui le fait paraître bossu!

5. Le phoque gris

Pouvant mesurer jusqu’à trois mètres et peser jusqu’à 450 kg, le phoque gris se nourrit d'une grande variété de poissons. On le reconnait à son long museau et à son pelage noir tacheté de gris pâle pour les mâles et gris argenté tacheté de noir pour la femelle et les petits. On le retrouve le long des côtes du Saint-Laurent, au parc national Forillon ou encore dans les nombreux parcs du Canada atlantique dont la réserve de parc national de l’Île-de-Sable qui abrite l’une des plus importantes colonies de reproduction de phoques gris au monde.

Quand l’observer? 
Toute l’année, vous l’apercevrez se prélassant au soleil sur une roche ou encore sortant sa tête de l’eau avec une mine espiègle!

Fait amusant
Le phoque gris peut plonger à 200 mètres et rester submergé jusqu’à 25 minutes.

Des phoques gris profitent du soleil sur une roche entourée d’eau.
Des phoques gris se prélassent sur une roche au parc national Forillon.

6. Macareux moine

Des macareux moines en groupe sur un terrain rocheux.
Des macareux moines à la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan. Photo : Parcs Canada / Olivia Jomphe

Formant un couple à vie et reprenant le même terrier année après année, le macareux moine est fascinant avec son bec multicolore. Maladroit en vol, c’est sous l’eau qu’il se débrouille le mieux où il peut garder son souffle pendant plus d’une minute. Lorsque vous irez à la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan pour observer les colonies de macareux vous remarquerez que ceux-ci font du becquetage. En effet, les partenaires se font face et entrechoquent de façon répétée leurs becs en agitant la tête d’un côté à l’autre afin de renforcer leur lien.

Quand l’observer?
De la mi-mai à la mi-août.

Fait amusant
Le macareux moine a de la difficulté à s’envoler et il s’écrase souvent à l’atterrissage!

7. Bœuf musqué

Un troupeau de bœufs musqués en train de courir sur un terrain stérile et plat.
Un troupeau de bœufs musqués dans le Nord du Canada.

Cette imposante bête poilue erre dans la toundra arctique en se nourrissant de racines, de mousses et de lichens. Son excellent sens de l’odorat l’aide à trouver la nourriture enfouie sous la neige en hiver, n’hésitant pas à en briser la croûte à coups de tête lorsqu’il n’arrive pas à la percer avec ses pattes. Les mâles et les femelles ont tous deux d’impressionnantes cornes, quoiqu’elles soient moins massives pour les femelles. Vous l’observerez dans la toundra canadienne dans les parcs nationaux Aulavik, Qausuittuq, Quttinirpaaq et plusieurs autres.

Quand l’observer?
De la mi-juin à la mi-août.

Fait amusant
Pas étonnant qu’il survive sans problème lorsque la température descend sous -40 oC : son sous-poil, appelé qiviut, est huit fois plus chaud que la laine de mouton tout en étant plus fin que le cachemire!

8. Grue Blanche

Une grue blanche qui déploie ses ailes dans un marais.
Une grue blanche au parc national Wood Buffalo.

Avec sa hauteur de 1,5 mètre, la grue blanche, en voie de disparition, est le plus grand oiseau d’Amérique du Nord. On la reconnait en vol grâce à son long cou pointé bien droit vers l’avant et à ses pattes tout aussi étendues vers l’arrière. Son vol est spectaculaire! Tel un planeur, elle exploite les ascendances thermiques pour monter en spirale, puis redescend en planant jusqu’à 70 mètres au-dessus du sol avant de reprendre son ascension en spirale. Elle dépense ainsi peu d’énergie et peut parcourir de longues distances.

Quand l’observer?
Chaque printemps, la grue blanche voyage de l’Aransas National Wildlife Refuge dans le Texas au parc national Wood Buffalo, afin de construire son nid. Bien qu’il soit rare d’apercevoir la grue blanche puisqu’elle niche dans des endroits isolés, elle peut à l’occasion être observée en juin, juillet et août.

Fait amusant
Tôt le matin, la grue nicheuse lance un cri clair, rappelant le son du clairon, qui retentit à plusieurs kilomètres!

9. Pélican Blanc

Un pélican blanc qui passe au vol avec des pins en arrière-plan.
Un pélican blanc à l’aire marine nationale de conservation du Lac-Supérieur. Photo : Parcs Canada / Greg Stroud

Le pélican blanc d’Amérique est un très grand oiseau. Il mesure de 125 à 165 cm et ses ailes déployées peuvent atteindre trois mètres. Contrairement aux autres pélicans qui plongent pour attraper des poissons, le pélican d’Amérique flotte simplement sur l’eau et attrape des poissons avec son long bec jaune-orange si caractéristique. On peut l’observer sur la rive nord de l'aire marine de conservation du Lac-Supérieur dans la baie Nipigon et dans la baie Black à l’anse Hurkett.

Quand l’observer?
Les mois de mai et juin sont les mois les plus propices pour l’apercevoir.

Fait amusant
Les pélicans recherchent leur nourriture seuls ou en groupe coopératif usant alors de stratégie! Dans ce dernier cas, ils se regroupent et battent leurs ailes tout en claquant du bec afin d’effaroucher les poissons vers des eaux moins profondes, où ils deviennent plus faciles à attraper.

10. Chevêche des terriers

Une assemblée de chevêches des terriers sur un terrain herbeux.
Un groupe de chevêches des terriers au parc national des Prairies. Photo : Parcs Canada / Robert Postma

Drôle de petit hibou que la chevêche des terriers ; elle niche sous terre dans des trous abandonnés de chien de prairie, de renards, de coyotes et de blaireaux! Plus petite qu’un pigeon, elle pèse entre 125 et 185 g et mesure de 19 à 20 cm. Remarquablement bien adaptée à la prairie, elle chasse autant le jour que la nuit, se nourrissant d’insectes, de serpents, de grenouilles et de petits mammifères. Espèce en péril au Canada, on peut la voir au parc national des Prairies.

Quand l’observer?
Au mois de septembre, lorsqu’elles se préparent à migrer, elles sont plus faciles à repérer.

Fait amusant
Rusée, la chevêche des terriers imite le sifflement des serpents à sonnettes afin d’éloigner ses prédateurs!