Le terme Vuntut Gwitchin signifie « peuple des lacs ». Gwitchin désigne le peuple, et Vuntut, la plaine Old Crow, un réseau de quelque 2 000 lacs de faible profondeur. Depuis des temps immémoriaux, des générations successives de Vuntut Gwitchins vivent aux environs de la plaine Old Crow et de la rivière Porcupine, dans le Nord du Yukon. Ils doivent leur subsistance aux liens profonds qui les unissent à la plaine Old Crow et à la harde de caribous de la Porcupine. Généreuse source de poisson, de plantes et de gibier, la plaine Old Crow subvient aux besoins des Gwitchins de saison en saison. Le caribou leur procure une source fiable et abondante de nourriture ainsi que des vêtements et un abri.

Un mode de vie qui perdure

Ancien canot fait de peau de rat musqué
Ancien canot pour la trappe ou la chasse au rat musqué

Jusqu’à tout récemment, les Gwitchins étaient un peuple nomade. Ils sillonnaient la région pour gagner des territoires de chasse et de pêche connus, qui variaient au fil des saisons et des habitudes migratoires du caribou. Les Gwitchins utilisaient des outils tels que des lances, des collets, des pièges, des arcs et des flèches pour capturer du poisson et du gibier.

Après l’avènement de la traite des fourrures, le piégeage des animaux à fourrures comme source de revenu en vint à faire partie du mode de vie des Gwitchins, et les outils modernes tels que les armes à feu changèrent à jamais les pratiques de chasse. Malgré tout, les Gwitchins continuèrent de dépendre de la nature pour la majeure partie de leur subsistance.

Cycles saisonners

bleuets
Bleuets

En été et en automne, les Gwitchins pêchaient et conservaient le saumon. Ils pratiquaient aussi la cueillette et la conservation de différentes espèces de baies et de plantes comestibles, par exemple le bleuet, la canneberge, le thé du Labrador et la rhubarbe. Les animaux tels que l’orignal, le rat musqué, le castor, le porc-épic, le lièvre, le lagopède, le canard et l’oie occupaient également une place importante dans le régime alimentaire traditionnel.

Deux fois l’an, au printemps et à l’automne, le caribou traversait le territoire des Vuntut Gwitchins, et les chasseurs capturaient alors un grand nombre de bêtes. Les Gwitchins utilisaient toutes les parties de l’animal, que ce soit pour se nourrir, pour se vêtir, pour s’abriter ou pour fabriquer des outils et des armes.


Aujourd’hui


Gwitchin sur le terriroire

Le parc ne renferme ni collectivité ni résidence occupée à l’année. Cependant, les Vuntut Gwitchins y pratiquent encore leurs activités traditionnelles saisonnières, telles que la chasse, la pêche et le piégeage. Leurs droits sont garantis par l’Entente sur l’autonomie gouvernementale de la première nation des Gwitchin Vuntut, ce qui permet de protéger la culture des Vuntut Gwitchins.