Comme pour les écosystèmes dans lesquels elles vivent, les espèces sauvages des parcs nationaux du Canada doivent être gérées d’une façon qui dérange le moins possible les processus naturels. Toutefois, il peut être nécessaire de recourir à la gestion active des espèces sauvages lorsque la fonction naturelle d’un écosystème a été modifiée. Cette gestion peut porter sur un seul animal ou sur des populations entières touchées par une perturbation de leur environnement naturel. Sur les sites de Parcs Canada, la gestion active peut comporter une grande variété de mesures; par exemple, la restriction de la pêche pour protéger les espèces aquatiques, la réduction des substances qui attirent les animaux pour minimiser l’accoutumance aux humains, le brûlage dirigé ou la limitation de la surabondance de populations d’espèces sauvages.

Dans le parc national de Prince Albert, la gestion active des espèces sauvages met l’accent sur trois principaux volets, soit le déclin de la population de bisons des prairies de la rivière Sturgeon, du côté ouest du parc, la sécurité des visiteurs et la réduction des conflits entre les humains et les animaux, et la protection des populations de touladis. La surveillance écologique permet de déceler les éventuels problèmes touchant les espèces sauvages et les écosystèmes dans lesquels elles vivent. Elle aide également à déterminer les facteurs susceptibles d’avoir une incidence sur la santé des écosystèmes du parc et oriente la planification afin de garantir la réussite des projets de gestion active.