Le Tétras des armoises se rencontre dans les prairies indigènes les plus au sud du Canada où pousse l’armoise argentée. Plus précisément, il vit dans le sud-ouest de la Saskatchewan et le sud-est de l’Alberta.

Le Tétras des armoises est un oiseau désigné comme espèce en voie de disparition et figurant sur la Loi sur les espèces en péril (LEP). Aujourd’hui, il n’occupe plus qu’environ 7 % de son aire de répartition historique au Canada. Le nombre estimé de Tétras des armoises au Canada a atteint le niveau record le plus bas jamais enregistré. Bien que la population du parc national du Canada des Prairies semble montrer des signes d’un lent rétablissement, la population actuelle demeure à 46,9 % plus basse que les moyennes à long terme (de 1995 à 2017), soit 41 mâles en âge de reproduction dans les deux blocs combinés

Les populations canadiennes se trouvent actuellement menacées par plusieurs facteurs, notamment la perte et la dégradation de leur habitat, les conditions météorologiques extrêmes, les perturbations industrielles, la prédation et la maladie. Les modifications de l’habitat qui réduisent la quantité ou diminuent la qualité des peuplements d’armoises peuvent avoir des incidences négatives sur le Tétras des armoises.

Protection des espèces

L’évaluation de l’habitat se poursuit au moyen d’un suivi de l’état des aires de nidification et d’élevage des couvées, de même que par la mesure de la couverture d’armoise, de la couverture de graminées et de plantes herbacées non graminéennes ainsi que de la hauteur et de la densité de la végétation. En collaboration avec ses partenaires (Université de l’Alberta) et des bénévoles, le parc national des Prairies a réalisé des activités d’amélioration en 2016 et en 2017 au moyen de la plantation de 6 000 jeunes pousses d’armoise, contribuant ainsi ȧ améliorer une superficie globale de 42 ha d’habitat d’armoises au moyen de la plantation d’armoise et de plantes herbacées indigènes non graminéennes. De plus, les responsables du parc travaillent avec les parties intéressées et les voisins de la communauté en vue d’introduire des pratiques de pâturage bénéfiques et d’optimiser la qualité de l’habitat servant aux aires de nidification et d’élevage des couvées ȧ plus grande échelle. Finalement, le parc a enlevé 56 km de clôtures et marqué 42 km supplémentaires pour réduire le risque de collision et de mortalité d’oiseaux individuels. Les activités d’amélioration continueront d’être prioritaires pour le parc national des Prairies en 2018 à 2019, période durant laquelle les mesures de suivi de la population du Tétras des armoises se poursuivront.

Ce que vous pouvez faire

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Se rapprocher de la nature

Le saviez-vous?

L’aire de répartition historique du tétras des armoises a diminué de 94 % dans la prairie du Canada. Le parc est l’un des seuls endroits au Canada où il est possible de voir cette espèce en péril.

Comment le reconnaître :

Tétras des armoises ou tétras à queue fine? Le tétras des armoises est une espèce très rare au Canada. Par contre, le tétras à queue fine est comparativement fréquent. Le tétras des armoises existe seulement dans de vastes étendues d’armoises, tandis que le tétras à queue fine existe toujours dans l’ensemble de la province.

Où les observer

On le trouve dans les plaines d’armoises de la vallée de la rivière Frenchman et près des tributaires du ruisseau Rock.