La Chevêche des terriers (Athene cunicularia hypugaea), espèce remarquablement bien adaptée à la prairie, se rencontre en Alberta et en Saskatchewan. Ce petit strigidé vit dans des trous abandonnés de spermophiles de Richardson (gaufre), de chiens de prairie, de renards, de coyotes et de blaireaux. La Chevêche des terriers possède de longues pattes et une tête typique de chouette, ce qui lui permet de scruter la prairie avec vigilance. Elle chasse tout le temps, se nourrissant d’insectes, de serpents, de grenouilles et de coléoptères durant la journée, et de souris, de musaraignes et d’autres petits mammifères durant la nuit.

La Chevêche des terriers est un oiseau migrateur qui passe l’hiver dans le Sud, aussi loin que le sud du Texas et le nord du Mexique durant les mois d’hiver. La parade nuptiale a lieu lorsque la Chevêche revient dans les prairies canadiennes. La femelle pond de 6 à 12 oeufs et les couve pendant environ quatre semaines. Deux semaines après que les oisillons sont éclos, ils commencent à s’aventurer en dehors du terrier. Après trois semaines, leurs parents commencent à leur apprendre à chasser.

Ses habitudes souterraines résultent en fait d'une adaptation à un environnement sans arbre. La chevêche des terriers préfère habiter la prairie d'herbe rase où elle trouve quantité de trous pour s'abriter, et fréquente donc la prairie herbeuse et les pâturages, c'est-à-dire des espaces dégagés. Il s'agit d'une espèce remarquablement bien adaptée à un environnement caractérisé par la présence d'animaux de pâturage (p. ex. bétail, bison), d'animaux de terriers, et un habitat dégagé, sans arbre. Malheureusement, les choses ne vont pas très bien pour la chevêche des terriers dans les régions fréquentées par les humains et où domine l'agriculture.

Il était jadis courant d’apercevoir des Chevêches de terriers dans la prairie, mais les populations déclinent continuellement depuis les années 1930. On a d’abord désigné la Chevêche des terriers comme espèce menacée en 1979. Puis, en 1995, le statut de conservation de l’espèce est passé d’espèce menacée à espèce en danger de disparition imminente du pays. La population actuelle en Saskatchewan et en Alberta est estimée à moins de 1 000 couples, dont deux cents vivent en Saskatchewan. Les principaux facteurs de déclin sont la disparition et la fragmentation de l’habitat, les accidents routiers, les pesticides, le manque de nourriture, la rareté des fournisseurs de terriers et la mortalité lors de la migration ou dans les régions d’hivernage.

Habitudes et habitat

La chevêche des terriers fréquentait à l'origine les quatre provinces de l'Ouest canadien, la majorité de la population se trouvant en Alberta et en Saskatchewan. Les populations de chevêches de la Colombie-Britannique et du Manitoba ont maintenant disparu, même si l'on tente, avec un succès très relatif, de réintroduire l'espèce à deux endroits en Colombie-Britannique. La population actuelle en Alberta et en Saskatchewan est estimée à moins de 1000 couples, dont deux cents vivent en Saskatchewan.

La chevêche des terriers se distingue des autres hiboux par sa petite taille, de longues pattes et ses habitudes de vie souterraine. C'est un oiseau migrateur qui passe l'hiver dans le Sud, aussi loin que le Sud du Texas et le Nord du Mexique. La parade nuptiale a lieu lorsque la chevêche revient dans les prairies canadiennes. Sa cour terminée, le mâle commence à aménager le terrier que le couple a choisi. Il y dépose des plantes sèches, des plumes et de la bouse de bovins qui, pense-t-on, aide à modérer l'humidité et la température du terrier. On croit également que la bouse sert à masquer l'odeur des chevêches. La femelle pond de 6 à 12oeufs et les couve pendant environ quatre semaines. Deux semaines après que les oisillons sont éclos, ils commencent à s'aventurer en dehors du terrier. Après trois semaines, leurs parents commencent à leur apprendre à chasser.

Les chevêches des terriers ne creusent pas leur propre terrier, mais aménagent des terriers de chiens de prairie, de blaireaux, de spermophiles de Richardson, de coyotes, et même de renards. Lorsqu'un prédateur s'approche, la jeune chevêche se retire dans le terrier et émet un bruit de serpent à sonnettes pour effrayer les intrus : une stratégie très efficace!
Les chevêches chassent dans un rayon de 250 mètres autour de leur terrier pendant la journée, mais peuvent s'en éloigner de 2 à 3 km pendant la nuit. L'activité a lieu principalement le matin et en soirée. Leurs proies sont surtout des insectes (sauterelles, coléoptères, etc.), des souris, des oiseaux, des serpents et des grenouilles. Parmi les prédateurs de la chevêche des terriers, mentionnons les faucons, les aigles, les renards, les coyotes, les blaireaux, les serpents, et les chats et chiens domestiques.

Espèces en péril

Le facteur principal du déclin de la population de chevêches des terriers réside dans la disparition de l'habitat. En effet, il se trouve que l'habitat de prairie, celui que la chevêche préfère, est aussi du terrain hautement prisé pour l'agriculture. C'est ainsi que de l'ancienne prairie indigène, il n'en reste plus que 20 p. 100 d'intacts, et même dans certaines régions, comme les plaines de Regina, il en reste moins de 10 p. 100. Par conséquent, non seulement les chevêches des terriers des plaines de Regina occupent-elles des régions moins productives, mais elles occupent aussi des endroits tels que les fossés, les caniveaux, les emprises de chemin de fer, les fermes et autres lieux exposés à la circulation, à la pulvérisation, à la culture et à d'autres dangers.

Les pesticides constituent un danger tout aussi grave pour les chevêches des terriers. La lutte contre les sauterelles, à l'aide de produits chimiques tels que le Furadan 480F (carbofuran) compromet considérablement la reproduction des chevêches, réduit le nombre de leurs proies et le nombre de mamifères vivant dans les terriers. La pulvérisation de produits chimiques au-dessus des terriers entraîne souvent la mort des chevêches, ou des malformations chez les oiseaux. Le carbofuran interrompt la transmission des influx nerveux et a des incidences sur toutes les formes de vie. La faune prend souvent les granulés de carbofuran pour de la nourriture ou des gravillons, et les oiseaux peuvent aussi en ingérer en se lissant les plumes. Les chevêches des terriers consomment également souvent des sauterelles contaminées et ingèrent ainsi le poison. Le carbofuran est responsable d'au moins 50 massacres majeurs d'oiseaux, faisant des milliers de victimes.

Protection des espèces

Chaque été, le personnel du parc national des Prairies fait le suivi du nombre de Chevêches qui reviennent dans le parc pour se reproduire et recueille aussi des données sur leur succès de nidification. Les données recueillies au moyen de ce programme de suivi aident à évaluer l’intégrité écologique globale de l’écosystème et à éclairer les décisions sur la gestion relatives à la conservation de l’espèce. En 2016, le parc national des Prairies a lancé un programme expérimental d’apport additionnel de nourriture pour aider à freiner le déclin de l’espèce en optimisant le succès de reproduction des Chevêches qui nichent dans le parc.

Se rapprocher de la nature

Le saviez-vous?

La chevêche des terriers revient au parc national des Prairies au début mai et quitte le parc en direction du Mexique et du Texas, où elle hiverne, au début octobre.

Comment le reconnaître :

La chevêche des terriers est une chouette comique qui ressemble à un petit hibou gras sur des échasses. On la confond parfois avec le spermophile étant donné qu’elle se perche sur le sommet de trous abandonnés creusés par les spermophiles et les terriers des chiens de prairies.

Où les observer

À l’aube et au crépuscule, de l’Écocircuit, dans les colonies de chiens de prairie.