Le retour des bisons au parc patrimonial Wanuskewin

Transcription

Aucun endroit sur la terre

n’est comparable au parc patrimonial de Wanuskewin.

Ce que nous souhaitons que les visiteurs retiennent est la force du partenariat.

C’est grâce à notre partenariat avec Parcs Canada

que nous pouvons réintroduire les bisons qui favoriseront le renforcement de notre culture.

Les visiteurs pourront observer la culture autochtone en action,

participer à des activités reliées aux bisons

et vivre une expérience authentique leur permettant d’être de meilleurs êtres humains.

Les bisons étaient là pour notre subsistance.

Historiquement, ils nous ont toujours fourni

ce dont nous avions besoin.

Le bison est l’animal emblématique de l’Amérique du Nord.

L’espèce a vécu

une quasi-extinction au début des années 1870 et, à partir des années 1885,

la population est passée d’environ 30 millions à moins de mille.

C’est cataclysmique.

Nous bougeons environ 200 bêtes.

Notre objectif est de conserver la capacité

de notre horde entre 300 et 500,

400 à 500 étant optimal.

En ordre de préférence, nous partageons les animaux

avec d’autres groupes de conservation,

des groupes autochtones,

des institutions éducationnelles et,

s’il nous en reste,

les animaux vont à l’encan public.

Mais il y a aussi certaines implications pratiques à considérer.

Lorsqu’on passe de 30 millions à mille,

et que l’on commence à augmenter la population de la horde

grâce à des efforts de restauration,

il y a ce qu’on appelle un goulot d’étranglement génétique.

Partager des animaux nous permet d’améliorer la diversité génétique de l’espèce.

L’arrangement que nous avons avec le parc national des Prairies est une façon d’accomplir cela.

J’adore l’idée selon laquelle

Wanuskewin devient un modèle de restauration des plaines,

des bisons et de célébration de la culture des premières nations.

C’est un rêve vieux de 40 ans qui se réalise

et nous sommes très heureux de pouvoir enfin l’accomplir.

Une prophétie disait que lorsque les bisons reviendraient,

la culture reviendra aussi.

Je crois que c’est comme ça que nous pouvons collaborer.

C’est un exemple que lorsqu’on prend soin de tous

people can work together.

dans les moments plus difficiles…

la vie sera meilleure par la suite.

Depuis que l’espèce a été réintroduite au parc national des Prairies en 2005, la harde de bisons des plaines a prospéré. Les graminées de grande qualité, les taux de natalité élevés, l’absence de maladies et la quasi-absence de prédateurs ont permis à la harde de croître. Parcs Canada gère la harde afin qu’elle demeure de taille idéale pour la santé des bisons et de l’écosystème de prairie dans la partie du parc où ils vivent.

Le broutement des bisons joue un rôle crucial dans la santé de l’écosystème de prairie mixte du parc. En l’absence de prédateurs, la population de bisons augmente constamment, et la taille de la harde doit être gérée pour assurer la santé des bisons comme de l’écosystème. Tous les deux ans, une évaluation de la harde est effectuée, et un certain nombre de bisons en sont retirés. Ceux-ci sont choisis avec soin pour imiter ce qui se produirait si des prédateurs naturels étaient présents et pour préserver la santé génétique ainsi que la structure sociale de la harde. Les animaux retirés sont offerts à des organismes de conservation, à des communautés autochtones, à des zoos et à des hardes d’exposition de même qu’à des établissements de recherche.

En juillet 2019, Parcs Canada et le parc du patrimoine Wanuskewin (anglais seulement) se sont entendus pour que six bisons des plaines d’âge adulte soient transférés du parc national des Prairies vers le parc Wanuskewin à Saskatoon. Les bisons sont arrivés là-bas le 6 décembre 2019.

Par ailleurs, en 2019, des bisons du parc national des Prairies ont aussi fait l’objet d’un transfert en vertu d’une entente conclue avec l’Université de la Saskatchewan afin de soutenir le programme de biobanque génomique sur les bisons du Collège de médecine vétérinaire de l’Ouest (anglais seulement).

En collaborant avec des organisations comme le parc du patrimoine Wanuskewin et l’Université de la Saskatchewan, Parcs Canada contribue à la survie mondiale et au bien-être de cet animal majestueux et emblématique.