Parcs Canada contribue à la protection des espèces en péril du parc national de la Mauricie de plusieurs façons, notamment par la recherche et la surveillance. L’équipe du service de la conservation réalise des études et des inventaires pour suivre l’état de santé du parc et poser des actions pour protéger la faune et la flore.

Des grenouilles suivies de près

Les grenouilles sont sous surveillance depuis 2005. L’objectif : évaluer si les populations se maintiennent malgré la diminution généralisée des amphibiens dans le monde. Bonne nouvelle : elles sont encore présentes aux endroits où elles se trouvaient. Également, les travaux de restauration des lacs Bouchard et du Pimbina, qui avaient comme objectif principal d’aider l’omble de fontaine, semblent avoir également un impact positif sur les grenouilles.

Un arbre en voie de disparition

Treize espèces végétales sont en situation précaire. Par exemple, le noyer cendré est en voie de disparition à cause du chancre du noyer cendré, maladie mortelle causée par la progression d’un champignon exotique. Plus de 80 % des arbres inventoriés dans le parc en 2009 étaient infectés. La cueillette de données permet de mieux comprendre la problématique.

Des carnivores sous surveillance photographique

Près d’une trentaine de caméras captent sur le vif les animaux dans le parc. Les caméras sont camouflées dans la forêt et se déclenchent aux mouvements. Grâce aux photos, l’équipe évalue l’abondance des animaux et vérifie si les populations sont stables et en santé. Le tout, sans déranger ni capturer les animaux. Une première série de photos est prise en mai et juin pour évaluer l’abondance de l’ours noir et la deuxième, de la mi-septembre à la fin novembre pour la martre d’Amérique et le pékan.