Fleurs sauvages

PEI National Park

Plus de 600 espèces de plantes ont été identifiées dans le parc national de l’Î.-P.-É., y compris le sabot de la vierge, l’emblème floral de la province.

Dans l’écosystème côtier, en début de saison, on peut voir la magnifique gesse maritime violette. Dans les difficiles conditions de la côte, s’épanouissent aussi le roseau des sables, l’armoise au feuillage bleu vert et la roquette de mer. À l’intérieur des terres, là où le sable fait place à la terre, ce sont des rosiers et des ciriers de Pennsylvanie que l’on trouve. On peut observer de nombreuses plantes des bois le long des sentiers, notamment des épigées, des quatre-temps, des trientales, des violettes, des lotiers, du trèfle, des épilobes et des gaillets. À l’automne, le pourpre et le jaune dominent, les asters et les verges d’or étant en fleurs.

 

Forêt

PEI National Park

Selon le rapport de 2015 sur l’état du parc national de l’Î.-P.-É., l’écosystème de celui-ci est en « mauvais état (ROUGE) », principalement en raison de l’absence d’importantes espèces d’arbres typiques de la forêt acadienne.

À l’heure actuelle, la forêt est dominée par l’épinette blanche, qui a été la première espèce à s’implanter quand les terres ont cessé d’être utilisées à des fins agricoles dans le parc. Le principal objectif du projet de conservation et restauration (CoRe) dans le parc était d’améliorer les valeurs forestières existantes en utilisant les techniques dont l’incidence était le plus faible possible et en réintroduisant des espèces absentes.

54 000 arbres ont été plantés dans le cadre du projet CoRe, notamment les espèces suivantes :

  • L’épinette rouge (Picea rubens)
  • Le pin blanc (Pinus strobus)
  • La pruche du Canada (Tsuga canadensis)
  • Le chêne rouge (Quercus rubra)
  • Le bouleau jaune (Betula alleghaniensis)
  • L’érable à sucre (Acer saccharum)
  • Le frêne blanc (Fraxinus americana)
  • Le mélèze laricin (Larix laricina)

Le parc est parsemé de drapeaux de couleur, chacun indiquant un arbre récemment planté. Ces drapeaux sont temporaires, mais ils sont très utiles, en ce sens qu’ils nous permettent de repérer facilement les nouveaux semis dans le sous-étage afin d’en assurer la surveillance continue et de veiller à leur survie. 

Pour plus d'information sur le cadre du projet CoRe : Conservation et restauration des écosystèmes

Espèces exotiques envahissantes

PEI National Park

Bien que bon nombre des plantes de notre parc national soient indigènes et constituent un élément précieux du paysage, il s’y trouve aussi de nombreuses espèces exotiques qui ont été introduites dans notre environnement et dont on sait qu’elles ont des effets négatifs sur la flore indigène.

Ces espèces exotiques envahissantes prospèrent en général dans des conditions marginales et produisent même parfois des toxines qui inhibent la croissance des plantes indigènes.

Bien que de nombreuses espèces de plantes exotiques envahissantes soient présentes dans le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard, nos efforts d’éradication et de gestion ciblent actuellement quatre espèces forestières et une espèce des milieux humides :

  • L’alliaire officinale (Alliaria petiolata)
  • La renouée du Japon (Fallopia japonica)
  • Le nerprun bourdaine (Frangula alnus)
  • Le pin sylvestre (Pinus sylvestris)
  • La salicaire pourpre (Lythrum salicaria)

Ces espèces ont été choisies en fonction de l’importance de la menace qu’elles représentent pour la flore indigène. Nous considérons que toutes ont des effets négatifs importants sur l’intégrité écologique et méritent une attention particulière selon les critères suivants : elles se trouvent très vraisemblablement dans des zones où les visiteurs ont pu facilement les introduire, les activités de lutte ont le plus grand potentiel de réussite et elles ont très probablement une incidence sur les processus des plantes indigènes. Des objectifs de surveillance et de gestion ont été établis dans le but d’éliminer ou de réduire ces espèces ainsi que leur potentiel de propagation. 

Lorsque le succès est atteint pour l’une ou l’autre de ces espèces, une autre espèce envahissante est ajoutée à la liste. Les prochaines sont l’érable plane, le concombre sauvage et la vigne vierge.