Le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard est de plus en plus sensibilisé aux répercussions du climat et à l’adaptation aux changements climatiques.

Les changements climatiques accélèrent les processus côtiers dans un écosystème déjà fragile. La modification du cycle de gel-dégel, le nombre de degrés-jours de croissance et les changements de niveaux de la nappe phréatique sont tous des facteurs qui pourraient avoir une incidence sur les écosystèmes. Les nouveaux ravageurs forestiers, l’expansion de l’aire de répartition, l’introduction d’espèces, même la modification de la durée des saisons, peuvent susciter des préoccupations ou des changements des pratiques de gestion. 

Voici un certain nombre de mesures actuelles qui peuvent indiquer un changement climatique ou avoir une incidence sur l’intégrité écologique dans le parc national de l'Île-du-Prince-Édouard : 

  • Première floraison végétale, forêts et milieux humides
  • Érosion côtière
  • Glaces littorales
  • Niveau d’eau
  • Température de l’eau

Par exemple, la glace littorale mesure le nombre de jours où il y a une banquette de glace sur la plage. Une banquette de glace est une bande de morceaux de glace qui s’empilent sur la plage en ligne continue. La présence d’une banquette de glace est très importante pour les dunes, car elle les protège contre les vents et les vagues provoqués par les tempêtes. Elle protège également les invertébrés qui vivent dans le sable, car la température sous la banquette demeure relativement stable sans être affectée par le gel-dégel typique de l’hiver. Un changement dans les régimes climatiques de notre région, par exemple, pourrait avoir une incidence sur la période pendant laquelle ces bandes de glace protectrices restent présentes sur nos plages pendant les mois d’hiver.

 

Le changement climatique et l’érosion côtière, Parc national de l'Île-du-Prince-Édouard

Transcription

Animation du logo de Parcs Canada

[Catherine McKenna et Brad Romaniuk sur la plage près des dunes de sable au parc national de l’Île-du-Prince-Édouard]

[Catherine McKenna] Je suis ici avec Brad Romaniuk il est gestionnaire en conservation des ressources au parc national de l’Île-du-Prince-Édouard. Nous sommes dans un endroit vraiment incroyable, qu’est-ce que nous regardons en ce moment?

[Brad Romaniuk] Catherine, nous observons présentement l’écosystème côtier du parc national. Cette structure de dunes qui longe l’océan sur pratiquement toute la longueur du parc. C’est un écosystème important car il est étroit, mais très dynamique, toujours en évolution.

Les vagues et le vent transforment cet environnement constamment.

[Catherine McKenna] Que faisons-nous pour protéger et maintenir les dunes?

[Brad Romaniuk] Du point de vue de l’intégrité écologique, nous surveillons tous les écosystèmes des parcs nationaux partout au Canada. Dans le cas de cet écosystème, nous surveillons la vitesse de l’érosion. Le parc national repose sur une formation de grès, alors il est constamment en évolution.

[Catherine McKenna] Et qu’en est-il du changement climatique? Êtes-vous inquiet des répercussions du changement climatique? Plus de tempêtes, l’érosion côtière… [Brad Romaniuk] Oui, je crois que le changement climatique est quelque chose sur lequel nous voulons travailler avec nos partenaires et mieux comprendre. En ce qui concerne cet environnement spécifique, il y a probablement trois processus qui prennent place et que nous aimerions mieux comprendre. L’un d’entre eux est la fréquence et l’intensité des tempêtes. Certaines de ces dunes sont très fragiles si elles sont endommagées, donc elles peuvent bouger et changer rapidement. Le deuxième est la formation d’un pied de glace. Un pied de glace se forme sur cette ligne tous les automnes. Avec le changement climatique, ce pied de glace se forme plus tard. En hiver, Il agit comme protection pour les dunes contre les glaces qui arrivent de l’océan, elles sont donc protégées d’un affouillement Le troisième est en fait la compréhension à long terme de la façon dont les gens utilisent l’environnement de leur intérêt à visiter les dunes, à apprendre à leur sujet et de comment ces éléments changent leur point de vue.

[Catherine McKenna] C’est vraiment incroyable car je sais que les Canadiens et Canadiennes aiment nos parcs nationaux et je suis intéressée à savoir comment amener la population canadienne à en apprendre davantage de nos parcs nationaux, sur la façon dont chaque parc est unique et représente un écosystème différent, comment ils peuvent créer des liens avec les parcs et finalement, comment ils peuvent les protéger. C’est super, merci pour tout le travail que vous accomplissez.

[Brad Romaniuk] Merci!

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© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada représentée par Parcs Canada, 2017.

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