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Lisez ce qu’on dit à propos du projet d’amélioration de la plage de la Rouge.

    Accessibilité

Ce projet améliorera-t-il l’accessibilité des personnes qui ont des problèmes de mobilité et sera-t-il conforme à la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario (LAPHO)?

Ce projet améliorera considérablement l’accès aux espaces verts pour les personnes qui ont des problèmes d’accessibilité et, contrairement à l’aménagement actuel de l’aire, sera conforme à la LAPHO (c’est-à-dire qu’il respectera ou dépassera les normes de la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario).

Du point de vue de la sécurité, les visiteurs qui souhaitent actuellement passer de la plage aux autres aires du parc doivent sortir du parc et traverser deux bretelles d’accès dangereuses de l’autoroute 401 sans trottoir ni passage signalisé. Cette situation est dangereuse et n’est pas idéale pour les résidents de la communauté et les utilisateurs du parc, qui comprennent les enfants et les personnes qui ont des problèmes d’accessibilité.

De plus, les personnes ayant des problèmes d’accessibilité n’ont actuellement pas accès à l’aire du marais de la rivière Rouge; cela contraste avec les dizaines de sentiers créés par le passage des gens ou non officiels qui, en plus d’être nuisibles aux écosystèmes indigènes en raison du piétinement et de l’érosion, ne permettent pas aux personnes qui ont des problèmes d’accessibilité d’accéder aux espaces verts.

L’aménagement actuel permet aux visiteurs qui s’aventurent hors des sentiers battus d’accéder à une multitude de zones écologiquement sensibles sans offrir des possibilités comparables aux personnes ayant un handicap ou à mobilité réduite, tout en provoquant un impact non contrôlé et continu sur ces zones. Avec l’officialisation de l’un des sentiers existants du marais et l’ajout de promenades et de ponts, Parcs Canada atteindra le résultat souhaité, à savoir réduire le piétinement et limiter l’empreinte humaine dans l’aire marécageuse tout en offrant un accès à la rivière aux Canadiens faisant face à des obstacles à l’accessibilité. Parcs Canada croit fermement qu’il s’agit d’une approche plus inclusive et plus respectueuse de l’environnement que la situation actuelle.

 

Comment Parcs Canada va-t-il faciliter l’accès à la plage et à la promenade?

Les points d’accès à l’aire seront aménagés à quatre endroits :

  • Le point d’accès principal restera à l’angle de l’avenue Lawrence et de la promenade Rouge Hills, où Parcs Canada prévoit mettre hors service l’aire de stationnement inférieure (qui se trouve dans une zone inondable) adjacente à la rivière Rouge; la principale voie d’accès sera surélevée au-dessus de la plaine inondable pour devenir une place piétonne avec des caractéristiques écologiques améliorées de restauration des marais et de plantation. L’élévation de la route et sa transformation pour qu’elle serve principalement d’accès piétonnier permettront de rétablir la fonction de l’écosystème dans le bassin du marais et d’atténuer les inondations, l’érosion et les dommages futurs aux infrastructures publiques. Des places de stationnement supplémentaires seront ajoutées à l’aire de stationnement supérieure, à l’angle de Lawrence et Rouge Hills, pour compenser la perte de places de stationnement dans l’aire de stationnement inférieure.
  • Le côté Pickering du parc demeurera un point d’accès, avec un nombre limité de places de stationnement disponibles sur la promenade Bella Vista.
  • Le sentier Great Lakes Waterfront, accessible par la Rouge Hill GO Station, sera un point d’entrée. Parcs Canada encouragera fortement toute personne souhaitant accéder à l’aire à le faire par la Rouge Hill GO Station, et recommandera aussi aux visiteurs du parc d’utiliser les transports publics (TTC ou Metrolinx) ou le transport actif (cyclisme, marche) pour visiter la zone.
  • Les aires du sentier des Mâts et du camping Glen Rouge du parc, accessibles par Kingston Road, seront un point d’entrée nord et 15 places de stationnement supplémentaires seront ajoutées à cette zone d’accès.

Bien qu’il ne fasse pas partie du plan sectoriel, Parcs Canada a demandé à Metrolinx d’ajouter un tunnel ferroviaire près de l’aire de stationnement supérieure dans le cadre de sa planification à long terme concernant l’assiette des rails. Un tel tunnel contribuerait à améliorer l’accès au sentier riverain et à la plage pour la communauté de West Rouge.

 

Quelles seront les conséquences du projet pour les pagayeurs?

Parcs Canada s’est engagé à maintenir l’accès à la zone pour les utilisateurs de canoës, de kayaks et de planches à voile durant les périodes saisonnières appropriées. Actuellement, la principale aire de mise à l’eau des canoës, des kayaks et des planches à voile est située dans l’aire de stationnement inférieure de la plage de la Rouge; cependant, cette aire de stationnement est fréquemment inondée et inaccessible pendant de nombreuses semaines et parfois pendant plusieurs mois chaque année. Parcs Canada propose de mettre hors service l’aire de stationnement inférieure et de déplacer l’aire de mise à l’eau des canoës, des kayaks et des planches à voile vers une aire de mise à l’eau réservée dans l’aire de stationnement supérieure.

Le réaménagement garantira l’accès saisonnier à l’eau pour tous les pagayeurs, et la nouvelle aire de mise à l’eau spécialement conçue pour les canoës, les kayaks et les planches à voile sera dotée d’un système de transfert accessible conforme à la LAPHO. D’un point de vue écologique, une aire de mise à l’eau réservée permettra de réduire l’empreinte de la mise à l’eau et contribuera également à une protection écologique accrue grâce à la transformation de l’aire de stationnement inférieure en un marais restauré et un écosystème de zone humide fonctionnel.
Parcs Canada envisagera un décret de restriction d’activité dans cette zone pour l’utilisation des canoës, des kayaks et des planches à voile, principalement au printemps de l’année, lorsque les espèces sensibles au bruit et aux perturbations se reproduisent et nichent.


    Plage

Pourquoi Parcs Canada ressent-il le besoin d’améliorer cette zone du parc?

Parcs Canada a pris en charge la gestion de cette zone du parc en juin 2019 et a déterminé que toute la zone est gravement menacée en raison des inondations, de l’érosion et des préoccupations importantes d’un point de vue écologique. Des dizaines de sentiers créés par le passage des gens dans le marais font des ravages sur les espèces en péril et les écosystèmes rares de la zone. L’infrastructure de la zone de la plage est vétuste et, lorsque des inondations se produisent, les toxines, le sel et le pétrole provenant de l’aire de stationnement inférieure de la plage s’infiltrent dans les écosystèmes sensibles des zones humides et des marais, posant un risque pour les oiseaux aquatiques, les poissons et les invertébrés d’eau douce. Les espèces envahissantes rampantes dans la zone marécageuse constituent des menaces importantes pour la biodiversité locale. L’utilisation actuelle de la zone, dont Parcs Canada a héritée lorsque ces terres lui ont été transférées en juin 2019, a entraîné des déversements et une pollution systémiques (par exemple, il y a une voiture rouillée dans le ravin), le piétinement de la végétation et la dégradation continue et progressive de l’habitat de la faune.

Du point de vue de la sécurité, les piétons qui souhaitent passer de la plage aux autres aires du parc doivent sortir du parc et traverser deux bretelles d’accès dangereuses de l’autoroute 401 sans trottoir ni passage signalisé. Cette situation est dangereuse et n’est pas idéale pour les résidents de la communauté et les utilisateurs du parc, qui comprennent les enfants et les personnes qui ont des problèmes d’accessibilité.

La proposition de projet d’amélioration de la plage de la Rouge reconnaît que Parcs Canada doit étudier les moyens d’adapter l’infrastructure existante d’une manière qui nous permettra de mieux gérer les effets potentiels de la fréquentation en cherchant des moyens de contrôler l’empreinte sur le paysage. En plus de restaurer les écosystèmes et d’améliorer l’intégrité écologique, nous cherchons à le faire d’une manière qui améliore également les résultats pour les personnes qui ont des problèmes de mobilité ou d’accessibilité. Par exemple, l’utilisation actuelle du marais et de la zone humide se fait principalement sur des sentiers créés par le passage des gens qui, en plus d’être nuisibles aux écosystèmes indigènes en raison du piétinement, de la contamination et de l’érosion systémiques, ne permettent pas aux personnes qui ont des problèmes d’accessibilité d’accéder aux espaces verts. Ce travail est nécessaire pour préserver la zone de la plage afin de permettre un accès local et communautaire continu et durable et pour permettre à Parcs Canada de mieux protéger les espèces en péril et les écosystèmes sensibles.

Au cours de l’été 2020, la plage a été très fréquentée. Que va faire Parcs Canada pour régler le problème de la plage bondée?

Parcs Canada met en œuvre un certain nombre de stratégies de gestion de l’utilisation par les visiteurs afin de résoudre les problèmes de capacité et de favoriser des expériences positives des visiteurs pour tous. Ces stratégies comprennent l’augmentation des activités de nettoyage de la plage et des événements communautaires, la création d’une équipe locale de contrôle de la conformité sur la plage, une présence accrue du personnel de Parcs Canada chargé de l’application de la loi, la dissuasion de la fréquentation générale de la plage (ou la recommandation de sa fréquentation en dehors des heures de pointe) et la mise en place du stationnement payant dans les années à venir. Bien que Parcs Canada ne fasse pas la promotion de la zone de la plage, nous encourageons fortement toute personne souhaitant y accéder à le faire par la Rouge Hill GO Station, et nous recommandons aussi aux visiteurs du parc d’utiliser les transports publics (TTC ou Metrolinx) ou des transports actifs (cyclisme, marche) pour visiter la zone. Nous travaillerons également en étroite collaboration avec les agents chargés de l’application des règlements de la ville de Toronto pour gérer et prévenir le stationnement illégal sur la promenade Rouge Hills.

Que fera-t-on pour lutter contre les déversements et la pollution dans le marais, les feux de plage illégaux, les fêtes et autres activités indésirables?

Parcs Canada a pris en charge la gestion de la plage en juin 2019, mais nous sommes conscients des problèmes et des préoccupations communautaires de longue date. Parcs Canada a fait de l’amélioration de la sécurité de la communauté dans la zone de la plage une priorité opérationnelle et relève ce défi grâce à une variété d’outils et de ressources en personnel, notamment :

  • une plus grande conformité et une présence accrue des agents d’application de la loi (gardiens) de Parcs Canada dans les zones sud du parc;
  • la mise en place d’activités mensuelles de nettoyage de la plage; l’augmentation de la surveillance stratégique de la zone de la plage après les heures de travail et tard dans la nuit;
  • l’amélioration et l’augmentation de la collecte et de la réduction des déchets solides;
  • l’imposition des amendes pouvant aller jusqu’à 1 million de dollars pour contamination de l’environnement, déversement et autres infractions à la Loi sur le parc urbain national de la Rouge.

En outre, dans le cadre du projet d’amélioration de la plage de la Rouge, Parcs Canada introduira des solutions de conception qui aborderont la prévention du crime par l’aménagement de l’environnement (PCAM), une philosophie qui encourage l’utilisation de la conception pour éliminer ou réduire les comportements indésirables et criminels.

Quels services seront autorisés dans la zone de la plage (c’est-à-dire les locations de centres de loisirs aquatiques, les camps de jour) et comment seront-ils gérés?

Parcs Canada maintiendra et améliorera le caractère de patrimoine naturel de la plage et ne permettra ni ne tolérera aucune commercialisation de la zone. Dans le cadre de la gestion de l’utilisation par les visiteurs du parc, Parcs Canada continuera à autoriser certaines activités appropriées à faible impact, comme le canotage, le kayak et la planche à voile. La pêche récréative sera autorisée à se poursuivre dans les zones désignées avec l’utilisation d’un permis de pêche de l’Ontario valide. La pêche ne sera pas autorisée sur le sentier du marais comportant des éléments de promenade. Toutes les activités seront étroitement surveillées du point de vue de la conformité, de l’application de la loi, de l’intégrité écologique et de la sécurité et de l’agrément des visiteurs. Parcs Canada soutient l’utilisation continue de la zone par le Pickering Rouge Canoe Club, qui en est un utilisateur et un gardien de longue date. Parcs Canada travaille également avec la West Rouge Community Association pour envisager la mise en place d’un stockage communautaire de canoës, de kayaks et de planches à voile dans le cadre de ce projet.

Aura-t-il des sauveteurs sur la plage?

Parcs Canada prévoit de réintroduire des sauveteurs sur la plage de la Rouge en juillet et août.

Parcs Canada autorisera-t-il les barbecues ou les feux sur la plage?

Parcs Canada n'autorisera pas les barbecues ou les feux sans permis spécial, et renforcera la surveillance, la conformité et l'application de la loi afin de réduire et d'éliminer ces activités.


    Meilleures pratiques – Construction de sentiers

Quelle expérience et quelle expertise Parcs Canada possède-t-il relativement à un projet de cette nature?

Parcs Canada veille à la protection de quelques-uns des plus grands exemples nationaux du patrimoine naturel et culturel du Canada et est responsable du maintien de leur intégrité écologique et commémorative pour les générations futures. Parcs Canada a été créé en 1911 et est le premier service de parcs nationaux au monde. L’Agence est responsable des opérations en vertu de plusieurs lois fédérales, notamment la Loi sur le parc urbain national de la Rouge, et protège environ 450 000 km2 – une superficie plus grande que celle de la Suède – d’écosystèmes terrestres, marins et d’eau douce du Canada. Parcs Canada veille à la protection de 47 parcs nationaux, d’un parc urbain national, de quatre aires marines nationales de conservation et de 171 lieux historiques nationaux, dont neuf canaux historiques.

En ce qui concerne les projets similaires, Parcs Canada a accumulé une série d’expériences en matière de protection, de restauration, de conception et de construction d’infrastructures vertes dans tout le pays. Parmi les exemples de projets similaires entrepris par Parcs Canada partout au pays, on peut citer les projets d’amélioration des sentiers et des parcs dans les Sentiers de Jones Creek au parc national des Mille-Îles, les promenades flottantes à Greenwich, dans le parc national de l’Î.-P.-É., et une promenade dans le marais du parc national de la Pointe-Pelée, un point chaud réputé pour les oiseaux migrateurs. Parcs Canada a également acquis une expérience internationale importante en permettant le passage en toute sécurité de la faune à travers des paysages variés, y compris les 46 passages de faune de renommée mondiale dans le parc national de Banff.

Localement, l’équipe de Parcs Canada chargée du projet d’amélioration de la plage de la Rouge est composée de 11 écologistes ainsi que de plusieurs archéologues, de coordinateurs de projet et d’un expert-conseil en environnement et en conception. Notre équipe d’experts comprend des biologistes spécialisés dans le domaine des espèces en péril, des spécialistes de la surveillance des écosystèmes, des biologistes spécialisés dans la restauration des écosystèmes et des agents responsables de l’évaluation d’impact sur l’environnement. Notre équipe de projet est également soutenue par la participation des agents de liaison sur le terrain et des archéologues du Cercle consultatif des Premières Nations (CCPN) du parc urbain national de la Rouge, qui travaillent en partenariat avec Parcs Canada pour s’assurer que la longue histoire et le patrimoine culturel de la zone sont bien protégés et pris en compte dans tous les aspects de la conception du projet.

En plus des expériences et de l’expertise nationales considérables de Parcs Canada, notre équipe de projet s’est grandement inspirée des solutions de conception durable des sentiers et des promenades provenant d’emplacements qui ne sont pas gérés par Parcs Canada en Ontario, comme le marais Rattray à Mississauga, l’aire de conservation Lynde Shores à Whitby et Coote’s Paradise à Hamilton. Parcs Canada s’inspire également de sentiers et de promenades similaires gérés par Ontario Nature, comme la réserve naturelle de Petrel Point et le sanctuaire de la faune d’Altberg. 


    Écologie

Comment ce projet améliorera-t-il l’intégrité écologique du parc?

Ce projet se traduira par des gains écologiques globaux pour le marais et les zones riveraines environnantes. Nous maintiendrons une collaboration continue avec les écologistes du parc et les principaux partenaires et intervenants autour de mesures telles que la suppression de l’aire de stationnement inférieure pour empêcher les toxines de s’écouler dans les zones humides pendant les inondations, l’élimination d’espèces envahissantes, l’amélioration de l’habitat des zones humides pour les espèces clés telles que la tortue mouchetée et la réglementation des activités des visiteurs à des niveaux et des endroits appropriés, y compris la prévention des dommages causés à l’habitat par les sentiers créés par le passage des gens. En outre, Parcs Canada tiendra compte de la hausse des niveaux d’eau et de l’érosion des berges pour créer une infrastructure résistante et durable capable de soutenir l’utilisation des visiteurs à long terme. En outre, l’officialisation et la revitalisation des sentiers, du stationnement et des infrastructures permettront de concentrer la circulation des visiteurs dans des zones conçues pour favoriser une fréquentation accessible et de réduire l’empreinte humaine globale dans cette zone, qui présente un niveau de biodiversité indigène que l’on ne trouve nulle part ailleurs à Toronto, tout en offrant aux visiteurs une expérience de qualité.

Comment Parcs Canada va-t-il protéger les espèces en péril tout en restaurant le marais et en construisant des sentiers?

Parcs Canada sollicitera activement l’expertise et les conseils de divers partenaires pendant toutes les phases du projet afin de s’assurer que les considérations relatives aux espèces en péril sont intégrées dans les phases de planification, de conception et de mise en œuvre du projet. Une approche réfléchie et holistique de la conception permettra d’atténuer les impacts sur les espèces rares et sensibles, et les travaux de restauration écologique amélioreront la structure et la fonction écosystémiques pour une variété de plantes et d’animaux, mais se concentreront en particulier sur l’amélioration et la protection de l’habitat des espèces en péril. Les principaux éléments de conception de la restauration envisagés comprennent, sans s’y limiter, les suivants :

  • la création d’un habitat supplémentaire pour les espèces en péril par la renaturalisation du bassin du marais (c’est-à-dire la mise hors service de l’aire de stationnement inférieure et la restauration du littoral du marais);
  • l’amélioration de la composition des communautés végétales par la plantation de milliers d’arbres et d’arbustes à des fins de restauration et par un effort important de gestion des espèces végétales envahissantes;
  • l’Installation de barrières pour l’exclusion de la carpe, pour atténuer la dégradation de l’habitat causée par les espèces aquatiques envahissantes;
  • l’implantation d’habitats uniques ou de caractéristiques d’habitat qui contribuent à soutenir tous les stades du cycle de vie des espèces en péril (habitats de nidification des tortues, maisons de chauve-souris, habitat boisé complexe pour les poissons, etc.);
  • la signalisation, l’éducation et la sensibilisation, ainsi que des programmes de surveillance accrus pour atténuer les menaces pesant sur les espèces rares et sensibles, causées par les activités humaines comme le dépôt d’ordures, le piétinement de la végétation et le fait de lâcher des animaux domestiques non désirés dans les écosystèmes naturels.
    Pendant les phases de restauration et de construction du projet, Parcs Canada appliquera plusieurs mesures d’atténuation et de compensation pour aider à protéger les espèces en péril, et elles consistent notamment en ce qui suit :
  • exiger la mise en œuvre de centaines de mesures d’atténuation des effets sur l’environnement pour protéger le milieu naturel, qui seront soumises au public aux fins de commentaires dans le cadre de l’évaluation d’impact détaillée, et imposer des exigences comme l’achèvement des travaux qui ont des répercussions en dehors des périodes saisonnières importantes pour la vie sauvage;
  • le déploiement d’agents de surveillance de l’environnement pendant les travaux de restauration et de construction pour s’assurer qu’aucun dommage direct n’est causé à la faune.
Quelles sont les espèces envahissantes dans cette zone et comment seront-elles gérées?

La principale espèce envahissante est Phragmites australis, le roseau commun. Des efforts sont actuellement déployés pour éliminer cette espèce dans la zone. La carpe commune est également présente dans le lac Ontario et le système des marais, ainsi que les gobies arrondis et les moules zébrées. Dans les zones forestières, on peut rencontrer le dompte-venin de Russie, l’alliaire officinale et le nerprun. Un plan de gestion de lutte antiparasitaire intégrée est en cours d’élaboration pour l’ensemble du parc, et les problèmes connus au sud de l’autoroute 401 seront ciblés lors des projets d’amélioration des plages et des promenades afin d’améliorer l’intégrité écologique globale du parc.


    Évaluation d’impact sur l’environnement

Quand une étude d’impact sur l’environnement doit-elle être réalisée? Comment Parcs Canada compte-t-il protéger les 36 espèces en voie de disparition dans le marais pendant et après la construction?

Au niveau fédéral, avec Parcs Canada, l’étude est appelée évaluation d’impact sur l’environnement, dont les différentes voies peuvent être utilisées en fonction de divers facteurs et considérations. La voie d’évaluation choisie pour ce projet est une évaluation d’impact détaillée (EID), qui est la plus complète des voies d’évaluation d’impact. Cette évaluation est en cours et jusqu’à présent nous avons :

  • caractérisé la végétation dans la zone à l’aide de la classification écologique des terres,
  • compilé les données des relevés du Programme de surveillance des marais effectués dans le marais au cours des dix dernières années,
  • compilé soigneusement les données sur les espèces en voie de disparition et les espèces menacées provenant de nombreuses sources, notamment du Centre d’information sur le patrimoine naturel, de l’Office de protection de la nature de Toronto, d’études indépendantes de partenaires tels que le zoo de Toronto et de données d’observation internes,
  • évalué les options pour la rénovation de la plage Rouge, y compris la prévention de l’érosion des berges, et les recommandations concernant des pratiques d’entretien continu qui amélioreront la santé écologique (par exemple, l’entretien de la plage, la surveillance de l’assainissement).

Grâce à nos évaluations, nous mettons en œuvre des centaines de mesures d’atténuation et de compensation, notamment :

  • ne pas effectuer de travaux nuisibles dans les périodes d’activité de la faune, comme la période de reproduction des oiseaux nicheurs (du 1er avril au 15 août) et les fenêtres d’activité des amphibiens et des reptiles,
  • utiliser des équipements et des machines ayant le moins d’impact possible,
  • effectuer une surveillance environnementale pendant la construction afin de s’assurer que les entrepreneurs respectent nos exigences.

Au-delà des mesures d’atténuation standard qui sont généralement mises en œuvre, le processus d’EID permet d’élaborer des stratégies d’atténuation ciblées et spécifiques au site, conçues en fonction des considérations uniques du site, et comprend généralement un suivi après le projet afin de garantir l’efficacité à long terme des mesures d’atténuation.

Bien que nous ayons un intérêt inhérent à restaurer le marais en éliminant les espèces envahissantes, en stoppant l’érosion et en réduisant la pollution, nous sommes également tenus d’améliorer l’habitat des espèces indigènes en péril dans la zone, y compris celui de la tortue mouchetée, car le marais est désormais classé comme un habitat essentiel au niveau fédéral. Il est également possible d’étudier des mesures de protection futures telles que la fermeture de la zone pendant les périodes critiques de reproduction d’espèces telles que le petit blongios et d’autres oiseaux sensibles des marais dans la zone.

Quel type d’évaluation d’impact environnemental est prévu et quand le public peut-il formuler des observations?

Une évaluation d’impact détaillée (EID) – la norme la plus élevée du pays en matière d’analyse fédérale de l’impact environnemental – est en cours et un rapport sera publié dans le Registre canadien d’évaluation d’impact au printemps 2021. Le public aura ensuite 30 jours pour faire part de ses commentaires, qui peuvent être envoyés à pc.rouge.pc@canada.ca.

Qu’est-ce qu’une évaluation d’impact détaillée (EID)?

L’évaluation d’impact détaillée est un processus qui permet de déterminer les composantes écologiques précieuses qui risquent d’être touchées par le projet, durant et après la construction, et de définir les niveaux de risque et la manière de les atténuer ou de les compenser. L’atténuation pourrait être réalisée en travaillant en dehors de la période de reproduction des oiseaux, en évitant les heures actives de la journée pour la faune, en évitant les habitats sensibles, en mettant en œuvre des plans de contrôle de l’érosion et des sédiments à grande échelle, et bien d’autres moyens. De nombreuses possibilités de restauration et de compensation sont également disponibles, comme l’élimination des espèces envahissantes, l’amélioration de la qualité de l’eau, la plantation d’espèces indigènes et la réintroduction d’espèces en péril. De plus, l’évaluation d’impact détaillée comprend un des nombreux aspects des efforts de Parcs Canada pour mobiliser le public dans ce projet.

Comment Parcs Canada s’assurera-t-il que ce projet n’entraînera pas une quantité excessive d’ordures, de détritus et de déchets dans le parc?

Parcs Canada a considérablement augmenté les services de nettoyage de la plage, a renforcé sa présence policière et prévoit d’importantes améliorations de la conception environnementale de la zone, notamment en limitant la circulation des piétons à une zone contrôlée de sentiers et de promenades et en restaurant les sentiers créés par la communauté, où la pollution est un problème majeur depuis de nombreuses années.

Parcs Canada prévoit également d’organiser chaque mois, du printemps à la fin de l’automne, un nettoyage des ordures et des plages ainsi que des événements communautaires. À partir du printemps 2021, Parcs Canada emploiera une équipe d’agents de conformité dans tout le parc, en mettant l’accent sur la réduction et l’élimination des problèmes de déchets. Parcs Canada commencera également à installer de nouvelles poubelles à l’épreuve des animaux sauvages sur la plage et dans tout le parc à partir du début de 2021. En outre, Parcs Canada demande l’aide du public pour réduire et signaler les déversements illégaux dans le parc urbain national de la Rouge et a mis en place une ligne de signalement téléphonique pour les déchets et les déversements, où des amendes pouvant aller jusqu’à un million de dollars peuvent être imposées en vertu de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge. Si vous êtes témoin d’incidents de déversement illégal dans le parc, veuillez composer le 416-282-1019 pour signaler toute information. Les signalements peuvent être laissés anonymement.


    Partenaires autochtones

Comment Parcs Canada mobilise-t-il les peuples autochtones dans ce projet?

Parcs Canada mobilise ses partenaires autochtones à l’égard de tous les aspects de la création et du fonctionnement du parc urbain national de la Rouge. Les partenaires autochtones, par l’intermédiaire du Cercle consultatif des Premières nations (CCPN) du parc urbain national de la Rouge, travaillent avec Parcs Canada pour examiner et contribuer à la conception de tous les aspects du projet. Ils jouent un rôle clé lors des travaux archéologiques de terrain dans le parc pour mieux comprendre le patrimoine culturel de la région. Les partenaires autochtones travailleront également en étroite collaboration avec Parcs Canada sur les volets de restauration écologique et d’interprétation du patrimoine du projet.


    Bruit

Comment Parcs Canada va-t-il faire face à l’augmentation du bruit dû à la construction, aux visiteurs et à la circulation?

Parcs Canada ne prévoit pas d’impact sonore important pendant la construction. Il existe un équipement qui permet d’installer des semelles de trottoir et les bruits de construction les plus forts de l’installation de trottoirs semblables proviennent du martèlement du bois. Le travail n’est jamais autorisé entre 19 h et 7 h, et pendant les périodes où la faune et la flore sensibles sont actives, le travail n’est pas autorisé entre 17 h et 8 h. Dans le cadre de la conception du sentier, nous sommes ouverts à des considérations comme les restrictions liées au bruit et la fermeture du sentier entre le coucher et le lever du soleil.


    Objectifs

Quels sont les objectifs de ce projet?
  1. Atténuer les impacts du changement climatique, des inondations et de l’érosion

    Ces dernières années, l’aire de stationnement inférieure de la plage de la Rouge et la route d’accès ont connu plusieurs épisodes d’inondation importants, entraînant des fermetures répétées au printemps et à l’été. Certaines fermetures ont duré plus de trois mois. Les effets des fermetures attribuables aux inondations et l’érosion croissante des berges ont eu des répercussions néfastes sur la sécurité des visiteurs et l’utilisation de l’espace, ainsi que sur les infrastructures existantes. Ces conditions présentent une importante menace pour la viabilité opérationnelle à long terme du secteur de la plage. Les inondations ont également causé des dommages environnementaux car le pétrole et le sel des aires de stationnement se sont infiltrés dans les écosystèmes des marais et des zones humides voisins.

    Les améliorations proposées comprennent le rehaussement de l’aire de fréquentation diurne inférieure, y compris la route d’accès, au-dessus du niveau de la plaine d’inondation fluviale, et l’effort d’atténuation de l’érosion pour protéger les biens et les installations en place. Parcs Canada propose également de fermer l’aire de stationnement inférieure (où les inondations ont été les plus destructrices) et d’ajouter des places de stationnement et une zone de mise à l’eau de canoës à l’aire de stationnement supérieure. L’aire de stationnement inférieure serait restaurée en un état plus naturel.


  2. Améliorer la sécurité, l’inclusivité, l’intendance et la connectivité pour tous les visiteurs et résidents

    Les installations actuelles de la plage et les infrastructures pour les visiteurs sont désuètes et dans un état de détérioration avancé, ce qui rend l’environnement peu accueillant, qui est désormais utilisé de façon inappropriée pour faire des feux, organiser des fêtes et flâner, des activités non permises. L’aire de stationnement inférieure de la plage de la Rouge est le site d’embouteillages, de problèmes de sécurité, et de conflits entre les véhicules et les piétons. En outre, le réseau de sentiers du parc ne répond pas actuellement aux besoins de tous les visiteurs, y compris ceux qui ont des difficultés d’accessibilité. De plus, en raison du manque de connexion dans le parc, les piétons doivent traverser deux bretelles d’accès dangereuses de l’autoroute 401 ou marcher dans les rues sans trottoirs afin de passer d’une aire à une autre du parc urbain national au nord de la plage de la Rouge.

    Les améliorations proposées pour l’aire de fréquentation de jour comprennent le réaménagement des aires de stationnement supérieure et inférieure, la rénovation des toilettes de la plage, le remplacement du poste et de la canalisation de remontée sanitaire, l’ajout de surfaces accessibles sur la plage, l’ajout d’un espace public piétonnier et d’une jetée de bois, ainsi que des commodités visant à soutenir une présence accrue du personnel de Parcs Canada chargé de l’application de la loi, de la conformité et de l’éducation. D’autres mesures de gestion seront prises pour améliorer les comportements dans le secteur, notamment : la fréquence accrue de l’enlèvement des ordures et du nettoyage de la plage sous la direction de Parcs Canada; des amendes pouvant atteindre un million de dollars pour les déversements et la pollution; une présence accrue des agents de l’application de la loi; une nouvelle équipe chargée de surveiller les utilisations par les visiteurs; une application ciblée des lois en soirée durant l’été afin de réduire les activités illégales et d’en arriver à les éliminer. L’officialisation d’un lien entre les sentiers, y compris l’ajout de composantes de trottoirs de bois, contribuera également à garantir un accès inclusif et sans obstacle à tous les résidents et visiteurs afin de leur permettre de se déplacer en toute sécurité de la plage aux autres zones du parc.
     
  3. Restaurer les écosystèmes et améliorer l’intégrité écologique

    Le projet comprend d’importants travaux de restauration écologique sur la plage et dans la zone marécageuse environnante, tels que la gestion des espèces envahissantes à grande échelle, la restauration et l’expansion de l’habitat du poisson et de la faune, la stabilisation des berges du marais et la renaturalisation des communautés végétales par la plantation de milliers d’arbres et d’arbustes, l’entretien du littoral et la réduction des déchets, la protection accrue des espèces en péril, l’intensification de l’effort de surveillance écologique et l’ajout d’une gestion des déchets à l’épreuve des animaux sauvages. La promenade surélevée proposée favorisera également une réduction et une restauration progressives des sentiers non officiels, ou sociaux, qui donnent actuellement accès à des habitats marécageux sensibles et ont un impact négatif sur ces derniers en raison du piétinement, de la récolte illégale et des utilisations à mauvais escient comme faire la fête. Le sentier de promenade offrira aux visiteurs une option à faible impact pour découvrir le site d’une manière respectueuse de cette zone écologiquement sensible, qui présente un niveau de biodiversité indigène que l’on ne trouve nulle part ailleurs à Toronto.

  4. Respecter les droits des propriétaires des ravins voisins et des communautés résidentielles

    La plage et le marais de la Rouge forment un ensemble cher à la collectivité, aimé et apprécié par les membres du quartier de West Rouge à l’ouest et ceux du quartier de Pickering Rouge à l’est. Les résidents apprécient cette aire qu’ils voient comme un prolongement de leur jardin, et ils sont reconnus comme des alliés importants dans sa gestion. Parcs Canada respecte les droits de tous les membres de la collectivité et s’engage à écouter les collectivités du parc et à travailler en collaboration et en toute bonne foi avec elles pour établir un équilibre entre les divers objectifs du projet de Parcs Canada. Les commentaires de la collectivité ont été fort utiles pour aider Parcs Canada à tracer des itinéraires de sentiers plus favorables et à tenir compte de questions opérationnelles, comme la mise en place éventuelle d’heures d’ouverture de la plage et des sentiers adaptées à la collectivité.

    Stationnement

Comment Parcs Canada va-t-il gérer le stationnement autour de l’aire de fréquentation de jour de la plage?

Parcs Canada possède une expérience considérable de la gestion de stationnements et de la capacité de charge dans les zones à fort trafic et s’appuiera sur cette expérience et sur nos relations étroites avec la ville de Toronto et les organisations communautaires locales pour aider à gérer le stationnement dans la zone de la plage de la Rouge.

L’objectif ultime de Parcs Canada est de décourager et de réduire les visites en voiture dans la région de la plage de la Rouge. Dans le cadre de la stratégie de durabilité du parc, Parcs Canada ne fera pas la promotion de la zone de la plage de la Rouge en tant que destination et préconisera fortement les activités physiques (marche/cyclisme) et les transports publics (TTC et Go Train) comme principaux moyens de visiter la zone de la plage. Parcs Canada souhaite que la région soit principalement appréciée par les habitants et les résidents, les autres visiteurs utilisant le TTC, le Go Train ou le vélo comme principal moyen d’accès au site.
Parcs Canada propose de mettre hors service le stationnement de la plage inférieure de la Rouge, près de la rivière Rouge, car il est sujet à de fréquentes inondations et se trouve dans une partie du marais sensible sur le plan environnemental. Pour compenser les places de stationnement perdues dans l’aire inférieure, Parcs Canada augmentera la taille du stationnement supérieur à l’intersection de la promenade Rouge Hills et l’avenue Lawrence en s’efforçant d’ajouter un minimum de 50 places de stationnement. Parcs Canada ajoutera également 15 places de stationnement dans le secteur du sentier des Mâts, qui est l’extrémité nord du sentier officiel proposé pour le Marais de la Rouge, avec des éléments de promenade.

Parcs Canada a travaillé en étroite collaboration avec la communauté de West Rouge et est conscient des préoccupations que suscite le stationnement illégal sur la promenade Rouge Hills et l’avenue Lawrence. Bien que ces routes ne relèvent pas de la compétence de Parcs Canada, les équipes de contrôle et d’application de la loi de Parcs Canada travailleront en très étroite collaboration avec la ville de Toronto pour s’assurer que les visiteurs de la zone de la plage de la Rouge évitent de stationner illégalement dans les rues, et notre personnel en uniforme indiquera toujours aux visiteurs de ne pas se stationner à ces endroits.
Parcs Canada envisage également d’ajouter un stationnement payant avec des restrictions de temps dans la zone de la plage de la Rouge d’ici cinq ans, pour aider à réduire la demande de stationnement.

Pour ceux qui souhaitent visiter le parc en voiture, Parcs Canada proposera de se garer à d’autres endroits, comme la Rouge Hill Go Station, où le parc est accessible par le sentier Waterfront. Il convient également de noter que la ville de Toronto exploite également un stationnement qui dessert la zone de la plage de la Rouge.
Parcs Canada a également entamé des discussions avec la ville de Toronto en vue d’agrandir éventuellement ce stationnement situé à l’angle de l’avenue Lawrence et de la promenade Rouge Hills (du côté nord-ouest de l’avenue Lawrence) et d’acquérir des terrains supplémentaires du côté nord de l’avenue Lawrence afin d’ajouter des places de stationnement près de la zone actuelle de manœuvre des autobus sur l’avenue Lawrence. La ville examine actuellement cette demande.



    Partenariats et relations communautaires

Avec qui Parcs Canada s’associe-t-il dans le cadre de ce projet?

Parcs Canada s’est associé avec la Fiducie de régénération du secteur riverain et Friends of Rouge National Urban Park pour ce projet, les deux organisations soutenant fortement tous les objectifs de Parcs Canada pour le projet d’amélioration de la plage de la Rouge. La participation de la Fiducie de régénération du secteur riverain est ancrée par son président fondateur, l’honorable David Crombie (en anglais seulement), ancien président du Conseil de la ceinture de verdure de l’Ontario. La participation des Friends of Rouge National Urban Park est soutenue par l’honorable Pauline Browes, ancienne ministre d’État de l’environnement du Canada et membre fondateur du conseil d’administration du Save the Rouge Park Alliance Board – l’organisme qui a mené à la protection de la vallée de la Rouge dans les années 1990.

Quel est le rôle de l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région (TRCA) dans ce projet?

Parcs Canada a accepté de participer à un examen volontaire de tous les plans de projet par l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région (TRCA), afin de fournir un examen objectif par les pairs des plans proposés et des mesures d’atténuation des effets sur l’environnement.

La TRCA a transféré ses terres à Parcs Canada pour la création du parc urbain national de la Rouge en 2019. En conséquence, ces terres relèvent désormais de la compétence de Parcs Canada; toutefois, la TRCA et Parcs Canada continuent de fonctionner en partenariat, la TRCA assurant l’examen volontaire des projets prévus par Parcs Canada dans le cadre du parc urbain national de la Rouge. En outre, la TRCA fournit souvent des services pour la mise en œuvre de projets de Parcs Canada.

Selon John MacKenzie, président et directeur général de la TRCA :

« L’Office de protection de la nature de Toronto et de la région (TRCA) est fier de travailler en partenariat avec Parcs Canada, pour tous les aspects de la création du parc urbain national de la Rouge. Depuis 2015, nos deux organisations ont collaboré à la plantation de plus de 100 000 arbres et arbustes et à la réalisation de plus de 60 projets de restauration de l’écosystème du parc. Ce travail nous donne confiance dans la capacité de Parcs Canada à réaliser des projets répondant aux normes environnementales les plus élevées et procurant un avantage écologique et social net aux collectivités voisines. Le TRCA est fier de soutenir Parcs Canada et de travailler avec lui au projet d’amélioration de la plage de la Rouge, un projet qui permettra d’atténuer les changements climatiques, les inondations et l’érosion, de renforcer l’intégrité écologique, de mettre en œuvre la stratégie des sentiers du TRCA pour la région du Grand Toronto et de renforcer la sécurité des visiteurs et de la collectivité en améliorant les connexions.

Parcs Canada est un chef de file mondial pour ce qui est de l’aménagement de sentiers durables et il s’est engagé à réaliser une analyse d’impact détaillée – la norme la plus élevée du pays en matière d’analyse fédérale d’impact environnemental. Parcs Canada s’est également engagé à soumettre le projet à un examen externe volontaire réalisé par les experts du TRCA. La TRCA se réjouit de travailler en étroite collaboration avec Parcs Canada pour garantir le meilleur résultat possible, dans le contexte de notre examen et de notre participation au projet d’amélioration de la plage de la Rouge. »

Avec quels autres groupes ou organisations Parcs Canada s’est-il engagé?

Parcs Canada s’est engagé activement avec la West Rouge Community Association, le Pickering Accessibility Advisory Committee et la Ravine Property Owners Association pour concevoir conjointement des solutions communautaires, environnementales et d’accessibilité dans le contexte des principaux objectifs du projet.

Parcs Canada collabore également étroitement avec la Wildlands League (la section torontoise de la Société pour la nature et les parcs du Canada), Ontario Nature, les Pickering Field Naturalists, l’Association canadienne du droit de l’environnement et de nombreuses autres organisations.



    Propriétaires

Comment ce projet respectera-t-il les droits des propriétaires et les limites de leur propriété?

Aucune terre ne sera expropriée ou retirée des propriétaires privés. La Loi sur le parc urbain national de la Rouge est très claire sur le fait que des terrains ne peuvent être ajoutés au parc que sur la base d’une entente entre l’acheteur et le vendeur.

Ces améliorations feront-elles baisser la valeur des propriétés?

Non. En fait, ce projet a le potentiel d’apporter une valeur ajoutée aux résidences locales. De nombreuses études ont démontré que les sentiers communautaires peuvent être associés à des valeurs de propriété plus élevées, en particulier lorsqu’un sentier est conçu pour permettre l’accès au quartier et préserver la vie privée des résidents. Les sentiers, tout comme les bonnes écoles ou une faible criminalité, créent un aménagement qui peut apporter une grande valeur ajoutée à une communauté locale (extrait de Headwaters Economics.En anglais seulement). Dans le cas du projet d’amélioration de la plage de la Rouge, un sentier officialisé avec des éléments de promenade devrait améliorer à la fois l’intégrité écologique du parc et la sécurité de la communauté, ce qui à son tour pourrait entraîner une augmentation de la valeur des propriétés, ce qui serait bénéfique pour les propriétaires locaux et augmenterait l’assiette fiscale des villes de Toronto et de Pickering. En effet, de nombreuses études menées dans toute l’Amérique du Nord ont montré que l’ajout de sentiers communautaires a toujours augmenté (ou n’a pas d’effet sur) la valeur des propriétés, n’a pas d’effet mesurable sur la sécurité publique et a une influence positive considérable sur la qualité de vie des voisins des sentiers ainsi que de la communauté en général (extrait de American Trails. En anglais seulement).



    Rétroaction du public et de la communauté

Parcs Canada a-t-il consulté le public sur ce projet?

Bien qu’une mobilisation communautaire ciblée pour ce projet soit en cours depuis février 2020, et qu’une mobilisation significative sur ce projet ait été couverte dans le processus de mobilisation du plan de gestion sur sept ans (2012-2019) où nous avons entendu plus de 20 000 personnes, Parcs Canada reconnaît que davantage doit être fait pour améliorer les communications et continuer à travailler avec la communauté et à écouter sa rétroaction sur la conception et les solutions environnementales. À cette fin, Parcs Canada a accepté à l’automne 2020 de prolonger de six mois la période de commentaires du public jusqu’au 1er mai 2021. Dans le cadre de cette période prolongée de consultation, Parcs Canada continue à organiser des ateliers/réunions et des promenades de coconception communautaire. En plus de la période prolongée de consultation publique, le public aura également l’occasion de faire des commentaires et de donner son avis sur l’évaluation d’impact détaillée (EID) du projet, qui sera publié sur le site Web du Registre canadien d’évaluation d’impact au début de 2021. Les résultats de l’ensemble de la consultation publique seront mis en ligne dans un rapport de reddition de comptes « Ce que nous avons entendu » plus tard en 2021.

Le public pourra-t-il faire des commentaires et donner son avis sur ce projet?

Oui, il existe un certain nombre de méthodes permettant au public de faire des commentaires et de donner son avis sur le projet, notamment en écrivant à l’adresse courriel des projets du parc urbain national de la Rouge : pc.projetsrouge-rougeprojects.pc@canada.ca.

Les pages Web du projet d’amélioration de la plage de la Rouge seront actives jusqu’à ce que le projet soit achevé. Veillez à les consulter régulièrement pour obtenir de l’information actualisée sur le projet. En outre, le public aura la possibilité de commenter le rapport d’évaluation d’impact détaillée qui sera réalisé pour ce projet au printemps 2021.

Quels sont les commentaires reçus par Parcs Canada concernant ce projet?

Depuis le début de la consultation, nous avons reçu des commentaires de nombreux habitants, membres de la communauté, groupes communautaires, partenaires autochtones et organisations qui ont montré un grand intérêt pour ce projet. En général, les commentaires ont été favorables et il y a un fort soutien pour que la zone soit protégée et pour que Parcs Canada améliore l’accessibilité.
Les commentaires ont également mis en évidence des préoccupations importantes et nous ont demandé de clarifier un certain nombre de points. En voici quelques-uns :

  • la perturbation de la faune dans le marais;
  • l’environnement sensible du marais;
  • le potentiel d’augmentation des déchets, du bruit, des problèmes sociaux non désirés;
  • la sécurité des visiteurs et de la population locale;
  • les préoccupations concernant les inondations et les dommages aux infrastructures;
  • l’accès à la plage pendant la construction;
  • l’accès à l’eau;
  • l’augmentation de la circulation des véhicules et des personnes;
  • et même des questions sur l’éventualité d’une évaluation environnementale. 


Les commentaires et les préoccupations du public ont permis de mettre en évidence les domaines sur lesquels nous allons nous concentrer davantage lors des phases d’évaluation d’impact et de planification du projet. Les préoccupations et les points de clarification sont des points dont nous sommes conscients et que nous nous efforçons d’aborder dans le cadre de ce projet. En conséquence, nous avons prolongé la période de consultation pour ce projet jusqu’au 1er mai 2021 afin de nous assurer de continuer à recevoir de précieux commentaires.

Comment puis-je faire des commentaires sur ce projet?

Veuillez communiquer avec nous à l’adresse suivante : pc.projetsrouge-rougeprojects.pc@canada.ca.



    Calendrier et coûts

Quels sont le calendrier et les coûts estimés du projet?

Parcs Canada a présenté ce projet à la communauté pour la première fois à l’automne 2016, lors de l’assemblée générale annuelle de la West Rouge Community Association, avec une consultation communautaire ciblée et détaillée pour le projet en cours depuis février 2020. En raison de la COVID-19, Parcs Canada a accepté à l’automne 2020 de prolonger de six mois la période de commentaires du public jusqu’au 1er mai 2021. Dans le cadre de cette période prolongée de consultation, Parcs Canada continue à organiser des ateliers/réunions et des promenades de coconception communautaire. En plus de la période prolongée de consultation publique, le public aura également l’occasion de faire des commentaires et de donner son avis sur l’évaluation d’impact détaillée (EID) du projet, qui sera publié sur le site Web du registre canadien des évaluations d’impact au début de 2021. Les résultats de l’ensemble de la consultation publique seront mis en ligne dans un rapport de reddition de comptes « Ce que nous avons entendu » plus tard en 2021.

Une fois que tous les commentaires auront été pris en compte, Parcs Canada souhaite faire avancer le projet en deux phases.

Phase 1 – Emergency repairs to mitigate climate change, flooding, and erosion and to enhance ecological integrity

Phase 1 involves work associated with the revitalization of Rouge Beach that will address climate change, flooding, and erosion mitigation. This includes the improvements to the Rouge Beach day use area, renovation of the beach washroom facility, replacement of the sanitary lift station & line, addition of a pedestrian plaza and boardwalk pier, redesign of the Rouge Beach upper parking lot to add additional parking capacity and a canoe/kayak/paddleboard drop-off and launch zone, and decommissioning of the lower parking lot which is in a flood zone and frequently underwater. Subject to public feedback and design modifications, work on this phase would commence in the fall of 2021 and continue to the fall of 2022. Beach and marsh areas may be closed intermittently depending on the work that is underway to allow for these emergency repairs.

Phase II – Trail, ecological, & safety enhancements, including formalizing a trail connection with handrail and boardwalk components

Phase II involves work associated with restoring marshland areas and formalizing a trail with boardwalk and handrail components. Subject to public feedback and design modifications, this phase would commence in the of summer 2022 and be completed in the fall of 2023. Access to the beach may be closed or limited depending on work that is underway to allow for restoration work and for these area improvements.

Parks Canada has committed $7.5 million to this project to implement the key project objectives relating to mitigating flooding and erosion and improving ecological integrity, visitor safety and accessibility. Funding was first committed by the Government of Canada in 2012 as part of its initiative to create a national urban park in the Greater Toronto Area. Ongoing maintenance and operational costs will be absorbed through Parks Canada asset staff.



    Sentier et éléments de promenade

Pourquoi faut-il créer un sentier avec des éléments de promenade?

Actuellement, un certain nombre de sentiers créés par le passage des gens dans la zone du marais de la Rouge ont entraîné un accès incontrôlé et parfois nuisible à des terres écologiquement sensibles. Cet accès non géré a entraîné des déversements, du piétinement, de la contamination et de graves menaces pour les espèces en péril et les écosystèmes rares. Cette situation est antérieure à la gestion et à la surveillance de ces terres par Parcs Canada, qui ont débuté en juin 2019, et est inacceptable dans le contexte d’un parc national et de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge.

Le nombre de visiteurs ayant augmenté avant la gestion de ces terres par Parcs Canada, les éléments de rampes et de promenade, dans le cadre d’un sentier officialisé et géré, contribueront à améliorer la sécurité des visiteurs et les connexions dans le parc. Les éléments officialisés du sentier et de la promenade permettront de rationaliser la circulation dans la zone, en réduisant l’empreinte des piétons dans la zone naturelle sur les sentiers (sociaux) non officiels, qui est préjudiciable aux espèces en péril et aux écosystèmes, endommageant l’habitat et permettant la propagation d’espèces envahissantes. Les éléments de rampes et de promenade permettront de réduire au minimum le piétinement de la végétation sensible, et de remédier à la situation actuelle qui amène les piétons qui souhaitent passer de la plage au sentier des Mâts à sortir du parc et à traverser deux bretelles d’accès dangereuses de l’autoroute 401 sans trottoir ni passage signalisé.

En acceptant que les gens souhaitent accéder à la zone de la plage de la Rouge, cette proposition reconnaît que nous devons étudier les moyens d’adapter l’infrastructure existante d’une manière qui permettra à Parcs Canada de mieux gérer les effets potentiels de la fréquentation en contrôlant l’accès et en limitant l’empreinte humaine dans la zone.

Grâce aux connaissances et aux expériences accumulées par Parcs Canada dans d’autres régions du pays, nous croyons que l’utilisation d’une rampe et d’éléments de promenade est un moyen efficace et efficient de contrôler l’impact sur le paysage, en particulier dans les environnements sensibles. Imaginez des centaines et parfois des milliers de pieds marchant chaque jour directement sur le marais sur des sentiers non désignés – comme c’est le cas actuellement. Cumulativement, cela renforcera le compactage du sol et créera de l’érosion, et l’érosion et le compactage pourraient créer des dépressions de retenue d’eau qui formeront de grandes flaques de boue que les gens essaieront de contourner, ce qui entraînera une empreinte de sentier encore plus grande et plus large, élargissant encore l’impact. Les promenades permettent aux visiteurs de « flotter » au-dessus du paysage, tout l’impact étant confiné aux pieux de soutien qui peuvent être conçus et planifiés pour éviter et réduire les effets. Les promenades nous permettent d’accéder à des zones naturelles uniques, alors que sous nos pieds, l’eau continue de couler, la faune continue de bouger, les plantes continuent de pousser et les processus écologiques de fonctionner.

Le sentier va-t-il endommager l’environnement naturel et chasser la faune?

Parcs Canada vise à améliorer l’environnement naturel et les résultats pour la faune en officialisant et en rendant accessible l’un des dizaines de sentiers créés par le passage des gens qui se trouvent actuellement dans la zone marécageuse et en fermant et en restaurant progressivement les sentiers créés par le passage des gens qui ont actuellement un impact négatif sur l’habitat de la faune et l’environnement naturel.

En ce qui concerne l’ajout de sentiers et d’éléments de rampe et de promenade, Parcs Canada a acquis une expérience considérable dans tout le pays en mettant en place des structures similaires avec un impact minimal sur l’environnement local. Par exemple, les éléments de rampe et de promenade seraient installés au moyen de pieux hélicoïdaux qui sont essentiellement de grosses vis placées dans le sol (non martelés). La machine utilisée pour aider à la pose de la promenade ne reposerait jamais sur le sol, mais plutôt sur les pieux déjà installés, se déplaçant le long d’une piste. Une fois les pieux installés, les éléments restants de promenade et de rampe seraient construits à la main. En outre, dans la mesure du possible, Parcs Canada cherchera à utiliser un itinéraire de sentier basé sur l’empreinte écologique existante, limitant ainsi davantage l’empreinte humaine.

Étant donné que ce projet comprend la mise hors service de grandes zones d’infrastructures défectueuses, un trait caractéristique du projet d’amélioration de la plage de la Rouge est l’amélioration de l’intégrité écologique du parc grâce à la restauration d’importants marais intérieurs et habitats aquatiques, l’élimination d’espèces envahissantes, la création d’un habitat pour les espèces en péril, la plantation de milliers d’arbres et d’arbustes, l’ajout de traversées et de passages pour les animaux sauvages, et la limitation et la réduction de l’empreinte écologique de l’aire marécageuse.

Bien que la compétence et les approbations pour ce projet relèvent de Parcs Canada au niveau fédéral, les mêmes mesures d’atténuation qui seraient appliquées à un type de projet similaire relevant de la compétence du ministère des Ressources naturelles et des Forêts de l’Ontario (niveau provincial) ou de l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région (niveau municipal), ou de meilleures mesures, seraient appliquées au projet d’amélioration de la plage de la Rouge. De plus, Parcs Canada a accepté de participer à un examen volontaire de tous les plans de projet par l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région, afin de fournir un examen objectif par les pairs des plans proposés et des mesures d’atténuation des effets sur l’environnement.

Les mesures d’atténuation des effets sur l’environnement, de compensation et de restauration des habitats, qui comprendraient la plantation d’arbres et la création d’habitats pour les espèces en péril, seront répertoriées dans l’évaluation d’impact détaillée (EID), accessible au public, et publiées dans le registre canadien des évaluations d’impact au début de 2021. Parcs Canada aurait également des agents de surveillance de l’environnement sur place à tout moment pendant le processus de construction pour s’assurer que toutes les mesures d’atténuation sont respectées.

Quelles sont les dimensions de la promenade proposée? Quelles sont les mesures de protection contre les inondations proposées?

Le sentier de la plage de la Rouge jusqu’à la zone du sentier des Mâts et du camping Glen Rouge sera d’une longueur d’environ 2,5 kilomètres. Actuellement, pour se rendre de la plage au sentier des Mâts, il faut marcher près de 4,5 kilomètres et, du point de vue de la sécurité, cela implique de traverser deux dangereuses bretelles d’accès à l’autoroute 401 sans l’aide d’un trottoir ou d’un passage à niveau signalisé.

Parcs Canada propose une largeur de promenade de 4 mètres pour garantir le respect de la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario, et pour s’assurer qu’une distance physique puisse être maintenue en cas de pandémie future ou de problème de santé publique connexe. La largeur reste soumise aux commentaires de la communauté et à une analyse supplémentaire de l’impact environnemental et à un examen de l’accessibilité universelle. En termes d’itinéraire, Parcs Canada suivrait l’un des sentiers sociaux ou non officiels bien développés qui se trouvent actuellement dans la zone marécageuse. La hauteur de la promenade varierait dans le paysage et est basée sur une modélisation de la plaine d’inondation pour s’assurer que le sentier franchirait le niveau de la plaine d’inondation pendant 100 ans (au moins 0,6 mètre dans les zones les plus élevées du marais). En outre, les éléments de la promenade seraient surélevés à certains endroits du sentier pour faciliter le déplacement de la faune et des espèces aquatiques dans le ravin et la vallée.

Quels types de matériaux seront utilisés pour la construction de la promenade?

Parcs Canada étudie la fibre de verre et d’autres matériaux et évite le bois traité pour la charpente et la structure de la promenade. La fibre de verre, par exemple, est préférable au bois, car elle a une incidence beaucoup moins importante sur l’entretien futur et une durée de vie d’environ 100 ans. Même si le matériau de la terrasse sera probablement du bois, Parcs Canada envisage d’utiliser du cèdre non traité, car il a une meilleure résistance naturelle aux intempéries et à la dégradation que les autres bois non traités.

Comment Parcs Canada compte-t-il s’attaquer au problème des dommages causés par la glace aux ponts et à la promenade?

Dans 47 parcs nationaux, Parcs Canada a fait ses preuves en matière de conception de solutions appropriées pour résoudre des problèmes similaires. Dans le cadre de ce projet, Parcs Canada a fait part de ses préoccupations quant aux dommages que la glace pourrait causer aux ponts et au sentier auprès de l’expert-conseil en conception et, en collaboration avec des partenaires communautaires, déterminera les zones préoccupantes où des « défenses construites » pourraient être ajoutées pour briser la glace avant qu’elle ne puisse endommager une infrastructure.

Les ponts restreindront-ils l’accès à l’eau à des fins récréatives?

Tous les éléments de pont seront conçus pour offrir un dégagement approprié aux utilisateurs de canoës et de kayaks.

Comment une promenade va-t-elle protéger l’environnement et promouvoir la gérance de l’environnement?

La promenade permettra de rationaliser la circulation des piétons afin de réduire les dommages causés par les sentiers non officiels ou créés par le passage des gens, tels que les déversements, la contamination, le piétinement des espèces en péril et de la végétation sensible et la propagation d’espèces envahissantes. La promenade elle-même « flottera » au-dessus du paysage, tout l’impact étant confiné aux pieux de soutien qui peuvent être conçus et planifiés pour éviter et réduire les effets. Les promenades nous permettent d’accéder à des zones naturelles uniques, alors que sous nos pieds, l’eau continue de couler, la faune continue de bouger, les plantes continuent de pousser et les processus écologiques de fonctionner.

Quel est le processus de décision pour choisir entre les trois itinéraires de sentier/promenade?

Parcs Canada prendra une décision fondée sur la consultation de la communauté locale, des propriétaires fonciers, des peuples autochtones, des parties prenantes et des avis d’experts en matière de géomorphologie, de stabilité géotechnique et de patrimoine archéologique et naturel. Parmi les trois itinéraires proposés, le soutien du public et de la communauté a été le plus fort pour l’itinéraire du milieu, qui utilise les sentiers sociaux préexistants et évite les résidences et les limites de propriété adjacentes.

Parcs Canada va-t-il tenter d’exproprier les résidents du parc pour construire le sentier?

Absolument pas. Les propriétaires privés ne seront pas expropriés (on ne leur prendra aucune terre). La Loi sur le parc urbain national de la Rouge est très claire sur le fait que des terrains ne peuvent être ajoutés au parc que sur la base d’une entente entre l’acheteur et le vendeur. Les trois options envisagées ne nécessitent aucune expropriation et sont réalisables sur les terres actuellement gérées par Parcs Canada.

Parcs Canada a-t-il surveillé les sentiers non officiels ou créés par le passage des gens dans la zone marécageuse?

Oui. Bien que Parcs Canada n’ait assumé la gestion de la zone de plage et de marais qu’en juin 2019, nous sommes conscients des problèmes et des préoccupations communautaires et environnementales de longue date concernant les sentiers créés par le passage des gens. D’autres organismes surveillent l’écologie de la zone depuis des décennies et Parcs Canada surveille de près les sentiers depuis 2014. Dans le cadre de ce travail, Parcs Canada a inventorié et documenté des problèmes environnementaux importants tels que le piétinement, la destruction d’espèces en danger, le déversement, la pollution, la contamination et la création de structures non autorisées. Bien qu’aucune étude sur la circulation des piétons n’ait été réalisée à ce jour pour les sentiers sociaux, des données supplémentaires seront recueillies en 2021 sur certaines zones de rassemblement à haute pression.



    Fréquentation

Que fera Parcs Canada pour gérer l’augmentation de la fréquentation dans la zone?

Parcs Canada ne fera pas de promotion active de la plage en tant que destination à visiter. Les visiteurs seront encouragés à utiliser les transports en commun ou à prendre des moyens de transport actifs, comme le vélo, pour visiter la zone. Pour les personnes qui insistent à visiter la zone, Parcs Canada recommandera une visite en dehors des heures de pointe. Parcs Canada envisage également de mettre en place un stationnement payant avec une limitation de la durée des visites, et nous envisagerons de fermer le sentier du marais aux visiteurs entre le coucher et le lever du soleil si nécessaire. Parmi les autres mesures à prendre, citons l’augmentation des activités de nettoyage de la plage et de la communauté, la création d’une équipe de conformité dotée de personnel et une présence accrue des agents d’application de la loi (gardiens) de Parcs Canada. Parcs Canada travaillera également en étroite collaboration avec les agents chargés de l’application des règlements de la ville de Toronto pour gérer et prévenir le stationnement illégal sur la promenade Rouge Hills. Parcs Canada a également la capacité d’augmenter et d’améliorer la collecte des déchets solides et peut infliger des amendes allant jusqu’à un million de dollars pour contamination de l’environnement, déversement et autres infractions en vertu de la Loi sur le parc urbain national de la Rouge.

Quelles sont les règles du parc?

Le parc national urbain de la Rouge est régi par la loi fédérale sur le parc national urbain de la Rouge, et a mis en place plusieurs règles pour le parc. Ces règles peuvent être consultées ici.



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