On trouve dans le parc urbain national de la Rouge de grands secteurs forestiers qui abritent de nombreuses espèces de plantes et d’animaux.

Il y a longtemps, la vallée de la Rouge était couverte de vieilles forêts denses. Même si les habitants ont coupé certains arbres pour aménager leur lieu de vie, les forêts recouvrent encore une grande partie de la Rouge, en particulier le long des ruisseaux et des rivières dans le secteur torontois du parc (au sud de l’avenue Steeles). Bon nombre des grandes étendues de forêt qui ont été conservées dans l’agglomération de Toronto font partie du parc urbain national de la Rouge. Ces zones boisées constituent un habitat important pour les espèces d’oiseaux sensibles et pour d’autres animaux. Des projets de restauration ont aussi permis d’accroître le couvert forestier au sein du parc. En effet, depuis 2015, Parcs Canada travaille de concert avec les agriculteurs du parc, ses partenaires autochtones, des écoles et des groupes écologistes pour restaurer des dizaines d’hectares d’habitat forestier grâce à la plantation de plus de 65 000 arbres et arbustes indigènes.

Les forêts offrent de nombreux services écosystémiques importants qui contribuent à la santé de l’environnement. Les arbres produisent de l’oxygène en plus d’absorber et de stocker le carbone dans leur biomasse, ce qui aide à lutter contre les effets du niveau croissant de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Ils absorbent aussi les polluants dans l’air et améliorent ainsi la qualité de l’air local. En outre, le couvert forestier contribue à contrôler l’écoulement des précipitations et à prévenir l’érosion des sols, tandis que l’ombre créée par les arbres aide à réguler les températures locales. Si vous visitez le parc par une chaude journée d’été et traversez les forêts matures du sentier des Thuyas, du sentier du Belvédère ou du sentier des Mâts, vous découvrirez à quel point les forêts sont rafraîchissantes.

En plus de ces services écosystémiques, les forêts de la Rouge abritent une variété d’arbres, de plantes de sous-bois et d’animaux. Certaines forêts du parc font partie de la zone biologique carolinienne, une zone rare qui, au Canada, existe seulement dans le Sud de l’Ontario.

Ces forêts renferment des espèces d’arbres caroliniennes comme :

  • le caryer ovale
  • le caryer cordiforme
  • l’ostryer de Virginie
  • l’érable noir
  • le charme de Caroline
  • le chêne blanc

Sous la canopée, le sol de la forêt est couvert de nombreuses plantes dont des fougères et des fleurs sauvages indigènes. Les forêts abritent également des mammifères comme :

  • des écureuils
  • des tamias
  • des cerfs de Virginie

et des oiseaux comme :

  • des geais bleus
  • des parulines couronnées
  • des pics
  • des mésanges

Ces animaux ont besoin de la forêt pour se nourrir et s’abriter.