S’il y a quelque chose de bizarre qui menace le parc urbain national de la Rouge, qui allez-vous appeler? Les gardes de parc! Les gardes de parc travaillent sans relâche à préserver la flore, la faune et les fermes du parc urbain national de la Rouge, et ils sont fiers de protéger les parcs nationaux du Canada depuis plus de cent ans.

C’est en 1909 qu’a été créé le service de gardes de parc de Parcs Canada dans le parc national Banff, le premier parc national du Canada. Alors appelés gardes responsables des incendies et du gibier, ils avaient surtout pour tâche de lutter contre les feux de forêt et d’effectuer des patrouilles à cheval dans l’arrière-pays.

Aujourd’hui, il y a des gardes de parc dans les lieux de Parcs Canada situés dans toutes les régions du Canada; ce sont des agents de la paix à part entière qui veillent à l’exécution et au respect de diverses lois, notamment la Loi sur les parcs nationaux du Canada, la Loi sur les espèces en péril et, dans la région, la Loi sur le parc urbain national de la Rouge.

Dans le parc de la Rouge, une équipe de gardes de parc attitrés effectue des patrouilles dans le parc à longueur d’année pour en favoriser une utilisation responsable et pour intervenir en cas d’incidents. Ils patrouillent en véhicule, en VTT, à vélo et à pied, et ont recours à la vidéosurveillance et à la rétroaction de la collectivité pour faire des suivis et mener des enquêtes. Ils sont aussi chargés de comparaître en cour et de témoigner.

De concert avec les biologistes de Parcs Canada, les gardes de parc se servent de divers outils, notamment des ordonnances de fermeture saisonnière de secteurs, pour réduire le plus possible la perturbation par les humains dans les zones sensibles sur le plan écologique du parc. Ils mènent aussi des campagnes de sensibilisation du public, par exemple pour prévenir la propagation de l’écrevisse à taches rouges, une espèce envahissante, dans les plans d’eau du parc.

Les gardes de parc sont donc très occupés tout au long de l’année à s’acquitter de toutes ces tâches, en plus d’être appelés à fournir de l’information instructive et à installer des kiosques et des affiches dans le cadre d’activités organisées par Parcs Canada et la collectivité.

En 2019 seulement, l’équipe est intervenue lors de quelque 600 incidents liés au braconnage, aux déversements, à la protection des espèces menacées d’extinction et aux infractions en matière de pêches; de tous les autres parcs nationaux au Canada, c’est au parc urbain national de la Rouge qu’il y a eu le plus grand nombre d’infractions en matière de pêches à traiter.

Le travail acharné des gardes de parc favorise la protection du parc tout en améliorant son intégrité écologique, les moyens de subsistance des agriculteurs du parc de même que la santé et la sécurité des collectivités voisines. « Il peut être très gratifiant de mettre au jour les faits qui permettent de traduire les contrevenants en justice », déclare Lucas Burnside, superviseur des gardes de parc du parc urbain national de la Rouge.

À la tête de l’équipe depuis maintenant trois ans, M. Burnside aime travailler avec son équipe pour faire profiter le parc urbain national de la Rouge des valeurs exemplaires en matière d’exécution de la loi de Parcs Canada. « À ce stade de ma carrière, ce sont la diversité du travail et le défi de constituer une équipe à partir de zéro, y compris d’aménager un espace pour le détachement, d’affecter l’équipement nécessaire et d’embaucher les bonnes personnes pour accomplir les tâches, qui sont les aspects les plus gratifiants pour moi », ajoute-t-il.

Les gardes de parc constituent l’un des meilleurs atouts de Parcs Canada pour la protection et la préservation du parc urbain de la Rouge et de ses précieuses ressources, un rôle qui, pour certains, est bien plus qu’un simple emploi. « Pour un grand nombre de gens, être un garde de parc représente davantage un mode de vie qu’un emploi... combien ont la chance de faire comme travail ce qu’ils paieraient pour faire durant leurs temps libres? », d’ajouter M. Burnside.