Le rôle du service des gardes de parc de Parcs Canada a évolué au fil des ans; aujourd’hui, les gardes de parc sont des spécialistes de l’application de la loi qui veillent à ce que les lois, comme la Loi sur les parcs nationaux du Canada et la Loi sur les espèces en péril, soient appliquées et respectées. Taylor Vandersluis a récemment intégré l’équipe en tant que garde de parc au parc national de Pukaskwa.

 

Au fil de l’EAU : Parlez-nous un peu de vous et dites-nous pourquoi vous êtes devenu garde de parc à Parcs Canada.

Taylor Vandersluis : Je suis garde de parc à la Direction de l’application de la loi de Parcs Canada depuis un peu plus de six mois maintenant, après mon transfert de l’Agence des services frontaliers du Canada. Ce poste m’a intéressé pour plusieurs raisons, l’une d’entre elles étant la satisfaction que j’éprouve à savoir que je protège des espèces et des écosystèmes en péril. J’apprécie également l’autonomie, car je patrouille souvent seul dans nos magnifiques parcs et je dois prendre des décisions et résoudre les problèmes qui se présentent.

Au fil de l’EAU : Quelles sont les qualifications et la formation que votre emploi requiert?

TV : Il y a deux façons de devenir un garde de Parcs Canada. La première est la voie civile, qui requiert un diplôme universitaire et une expérience dans le domaine de la conservation et de l’application des ressources. Récemment, cependant, Parcs Canada a recherché des « agents expérimentés », et c’est ainsi que j’ai rejoint la direction. Ce poste exigeait un minimum de deux ans d’expérience en tant qu’« agent de la paix armé », avec une connaissance pratique du Code criminel du Canada, des procédures d’arrestation, des pouvoirs relatifs aux fouilles, etc. J’ai acquis cette expérience en tant qu’agent des services frontaliers à l’une des frontières terrestres les plus achalandées du Canada.

La formation est extrêmement rigoureuse et comprend des simulations de recours à la force. En plus d’apprendre à utiliser des outils de défense, les recrues apprennent l’importance de la désescalade verbale, à lire le langage corporel et à évaluer les situations volatiles. Les recrues perfectionnent leur adresse au tir sur le champ de tir et étudient les différents types de législation figurant dans le Code criminel du Canada. Les gardes du parc utilisent principalement la Loi sur les parcs nationaux du Canada, qui comporte des centaines de règlements allant des lois sur les déchets sauvages au code de la route.

Au fil de l’EAU : Les gens pourraient penser que vous passez toute la journée dans le parc à faire des patrouilles. Est-ce le cas, ou pouvez-vous décrire une journée de travail typique pour vous?

TV : Au risque de paraître cliché, il n’y a pas vraiment de journée de travail typique. Bien que les patrouilles dans le parc national représentent une part importante de mes fonctions, les gardes du parc ont de nombreuses autres responsabilités. En arrivant pour effectuer mon quart, on pouvait m’indiquer de monter à bord d’un hélicoptère afin d’aider à la recherche de feux de forêt. Au cours du quart suivant, on peut m’affecter à la surveillance de l’autoroute pour détecter toute conduite dangereuse, puis recevoir un appel pour contrôler la foule s’il y a un ours ou un orignal dans le camping. On ne peut jamais vraiment savoir comment se déroulera un quart de travail, et je pense que c’est ce qui rend ce travail si spécial.

Au fil de l’EAU : Quelles sont vos premières impressions du parc national de Pukaskwa et du nord de l’Ontario?

TV : J’ai passé du temps dans le nord de l’Alberta, et j’ai hâte de passer cet hiver à Marathon. Je me demande si la ville peut rivaliser avec les journées de -40o Celsius que j’ai connues auparavant! Outre les conditions météorologiques, j’apprécie énormément le changement de rythme et l’hospitalité de la communauté. Tout le monde a été accueillant, et j’ai déjà été invité à rejoindre une équipe de balle molle et à jouer au hockey à la patinoire locale. Le personnel de Pukaskwa est incroyable. Tout le monde est si bien informé et passionné par son travail. De plus, les paysages du nord du lac Supérieur sont à couper le souffle, à tel point que je n’ai plus de mémoire sur mon téléphone en raison des innombrables photos que j’ai prises! 


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