Ryan Scheer et Janelle Laing

 

Pourquoi mener des recherches écologiques dans un parc national? Des fourmis aux goélands argentés en passant par des projets de cartographie à grande échelle, le parc national Pukaskwa (PNP) a accueilli de nombreuses études de recherche au fil des ans. Les chercheurs sont attirés par les parcs nationaux pour profiter de leur environnement naturel unique.

Étant donné leur état relativement peu perturbé, les parcs nationaux offrent souvent des sites fantastiques pour étudier les processus naturels au sein des écosystèmes. En 2019, un chercheur invité s’est rendu à Pukaskwa pour étudier les fourmis lors de la première enquête nationale de ce type depuis environ 30 ans! En gros, le but de cette recherche était d’identifier de nouvelles espèces et d’étudier les schémas de variation génétique et d’adaptation locale. Cette recherche sur les fourmis n’a pas pu être menée en milieu urbain en raison des facteurs de stress supplémentaires qui s’y trouvent couramment, tandis que le PNP a fourni les habitats bien préservés et la diversité génétique relativement inaltérée nécessaires.

Les parcs nationaux constituent d’excellents sites pour mener des études à long terme sur les changements naturels de l’habitat. Un exemple idéal est le projet d’inventaire et de cartographie de l’écosystème du littoral des Grands Lacs. Ce projet vise à cartographier tous les habitats situés dans un rayon de 2 km du littoral des Grands Lacs, y compris les types de sédiments et de végétation. Les contributions écologiquement importantes du littoral de Pukaskwa ont été incluses dans ce projet au cours de sa dernière année. Ces données créent une base de référence à laquelle les données futures peuvent être comparées et les changements détectés. Disposer d’informations sur un paysage relativement exempt d’interférences humaines peut s’avérer particulièrement utile pour les chercheurs et les gestionnaires de parcs!

En outre, les parcs nationaux du Canada peuvent fournir des sites de référence établis à utiliser pour la comparaison avec des endroits plus perturbés. Le PNP surveille les invertébrés aquatiques à l’aide du programme du Réseau canadien de biosurveillance aquatique. La biosurveillance est utilisée dans le monde entier pour évaluer l’intégrité d’un écosystème en étudiant les communautés vivantes afin de détecter les premiers changements.

Les études scientifiques dans les zones protégées sont de plus en plus importantes, car elles nous aident à comprendre les changements naturels et anthropiques dans les écosystèmes au fil du temps. Pukaskwa, comme tous les parcs, n’est pas à l’abri des influences extérieures. Le PNP a connu un déclin important des populations d’oiseaux aquatiques coloniaux, et comprendre pourquoi est devenu une question sérieuse. L’équipe de conservation des ressources de Pukaskwa a collaboré avec des chercheurs d’Environnement et Changement climatique Canada et de l’Université Carleton pour déterminer si le déclin de la population de goélands argentés est dû à des changements dans les communautés de poissons qui forment leur régime alimentaire.

Bon nombre des études effectuées dans les parcs nationaux du Canada n’ont pu être réalisées ailleurs. En tant que sites relativement peu perturbés, les parcs nationaux constituent un excellent cadre pour les études à court et à long terme des phénomènes naturels, tout en établissant des repères écologiques utiles dans le processus!

Tous les chercheurs invités doivent demander un permis de Parcs Canada pour effectuer des recherches. Si vous souhaitez effectuer des recherches dans l’un des parcs nationaux, réserves de parc national, aires marines nationales de conservation ou lieux historiques nationaux du Canada, veuillez consulter le système de permis de recherche et de collecte

 

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