L'origine des structures situés dans le parc national des Îles-du-Saint-Laurent

Au XVIIIe siècle, les Européens ont commencé à s'installer dans les Mille-Îles et, au XIXe siècle, la région est devenue un endroit de villégiature populaire. Quand le parc national des Mille-Îles a été créé, en 1904, les îles qui en font aujourd'hui partie renfermaient donc de nombreuses structures, auxquelles se sont ajoutées des installations destinées aux visiteurs. Voici une liste d'édifices présentant un intérêt historique qui sont encore visibles dans le parc.

Kiosque de jardin, île Gordon
Kiosque de jardin, île Gordon
© Parcs Canada / Brian Morin

Kiosques de jardin, île Gordon, partie ouest de l'île Grenadier, Mallorytown Landing

Ces trois kiosques de jardin ont été construits pour servir d'abris à pique-nique peu après la création du parc, en 1904, et ils comptent parmi les plus anciennes structures du genre situées dans un parc national du Canada. Le kiosque de l'île Gordon, avec sa forme octogonale, ses murs de grès et sa coloration verte et blanche, constitue un repère très visible à partir de l'eau. Grâce à son plan ouvert, il offre aux visiteurs qui s'en servent comme abri à pique-nique une vue magnifique sur le paysage environnant. Le kiosque de la partie ouest de l'île Grenadier est très semblable, sauf qu'il est fait de granite. Au fil des ans, il a peu à peu été abandonné, car les pins rigides et les pins blanc qui l'entourent ont poussé et le dissimulent presque complètement à la vue à partir de l'eau. Le kiosque de Mallorytown, également fait de granite, a été considérablement modifié dans les années 1960 lorsqu'il a été converti en centre d'accueil. En 2004, on lui a rendu sa fonction originale, soit un kiosque offrant une vue paisible sur le fleuve Saint-Laurent.

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Tour Cathcart
Tour Cathcart
© Parcs Canada

Tour Cathcart, île Cedar

Située sur l'île Cedar, juste en face du fort Henry, la tour Cathcart est l'une des quatre tours Martello construites dans les années 1840 pour protéger le port de Kingston et l'entrée du canal Rideau. Elles ont été bâties à la suite d'un conflit entre la Grande-Bretagne et les États-Unis concernant la frontière de la Colombie-Britannique et de l'Oregon, qui menaçait de dégénérer en guerre et d'entraîner l'invasion du Canada. Une fois la guerre évitée, la tour Cathcart a servi pendant un certain temps de caserne aux soldats en garnison au fort Henry, puis elle a été abandonnée. Elle est aujourd'hui un lieu historique national situé à l'intérieur des limites du parc national des Mille-Îles.

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Domaine de Wallis C. Bird
Domaine de Wallis C. Bird
© Parcs Canada

Domaine de Wallis C. Bird, île Hill

Connu sous le nom de « Limberlost », le domaine a été acheté en 1921 par Wallis C. Bird, un riche américain héritier d'une partie de la fortune de la Standard Oil. Bird est mort en 1941 quand son petit hydravion s'est écrasé au décollage dans la baie de la pointe Batterman. Après sa mort, sa veuve s'est désintéressée du domaine qui a été négligé, bien qu'un gardien soit demeuré sur place, dans une petite maison de la pointe. Les agents des douanes du Canada y logent à présent pendant la saison d'exploitation. Quelques-uns des autres bâtiments du domaine subsistent, mais le vaste manoir et le hangar à bateaux étaient en si piteux état quand Parcs Canada a fait l'acquisition de la propriété, en 1982, qu'ils ont dû être démolis. Le kiosque des années 1920, construit dans le style rustique des Adirondacks, est encore debout, tout comme la citerne du domaine, cachée dans le bois, sur une colline dominant le rivage.

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Homestead Massey
Homestead Massey
© Parcs Canada / Brian Morin

Homestead Massey, île Grenadier

À partir du quai du parc, sur la partie est de l'île Grenadier, un agréable sentier de nature menant vers le nord aboutit, après environ 20 minutes de marche, jusqu'à cette ferme abandonnée, typique des fermes de la région au siècle dernier. Dotée d'une charpente de bois et d'un toit à pignons, la maison d'un étage et demi date des années 1860, c'est-à-dire de l'époque à laquelle William Massey a commencé à exploiter la propriété. Cette ferme laitière avait une vaste étable de deux étages; les animaux étaient logés à l'étage inférieur et la récolte était entreposée à l'étage supérieur. Tirant parti de la configuration du terrain, l'étable (bank barn) est adossée à la colline. Pour accéder à l'étage supérieur, on emprunte une rampe de terre conduisant à une porte suffisamment large pour laisser entrer un chariot.

Deux autres bâtiments sont associés à l'exploitation de la ferme laitière, soit l'étable de vêlage et la laiterie où les bidons de lait étaient gardés au frais à l'aide de blocs de glace prélevés dans la rivière et recouverts de bran de scie pour ralentir la fonte. La ferme comporte aussi un poulailler, une cabane à pompe au-dessus du puits et des latrines.

En 1928, la ferme a été vendue à George et Myrtle Heffernan, qui y ont déménagé un chalet existant sur la rive sud où les pêcheurs en vacances pouvaient se restaurer. L'été, ils y servaient du poulet, du maïs sucré et d'autres produits de la ferme aux touristes. Cette maison, avec sa glacière et ses latrines à deux trous, est encore debout.

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École, île Grenadier
École, île Grenadier
© Parcs Canada / Helen Parfitt

École, île Grenadier

Près du centre de l'île, s'élève une école à classe unique datant de 1926, la troisième construite sur l'île. Parcs Canada a fait l'acquisition de l'édifice et du terrain après que l'école eu fermé ses portes en 1965. On envisage de l'utiliser comme centre d'interprétation de l'histoire sociale des habitants de l'île Grenadier.

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