Cette étude visait à mesurer la superficie, l’épaisseur et l’élévation de la surface du glacier Bowman, près du camp de Tanquary. Elle visait aussi à déterminer la quantité de glace contenue dans le glacier et pendant combien de temps cette glace peut subsister en tant que source d’approvisionnement en eau pour le camp. À la fin de cette étude, Luke Copland a présenté les résultats préliminaires suivants : « La superficie du glacier a connu une baisse considérable de 74 % au cours des 59 dernières années, passant de 2,7 km2 en 1959 à 0,7 km2 en 2018. » Parcs Canada et le Comité mixte de gestion du parc composé des représentants des Inuits et ceux du gouvernement examinent les répercussions de cette découverte sur la gestion des activités du camp du parc.


Méthodes

L’épaisseur du glacier a été mesurée à l’aide d’un système radar et les images satellites ont été analysées pour déterminer la façon dont le glacier a changé en superficie au fil du temps. La photographie aérienne a été utilisée pour produire un modèle d’élévation du bassin hydrographique du glacier, afin de mieux comprendre les sources d’eau actuelles et les voies d’écoulement.


Discussion et résultats

Le glacier est mince, la profondeur de la glace la plus épaisse n’étant que d’environ 45 m. La superficie du glacier a connu une baisse considérable de 74 % au cours des 59 dernières années, passant de 2,7 km2 en 1959 à 0,7 km2 en 2018. Le glacier n’alimente plus le ruisseau May, s’étant éloigné de ce bassin hydrographique vers 2005. Le ruisseau tire désormais ses eaux de la fonte des neiges et de l’écoulement des eaux souterraines.


Partenaires de recherche

Chercheur principal : Luke Copland, Université d’Ottawa

Équipe de recherche sur le terrain :
Dorota Medrzycka, doctorante, Université d’Ottawa
Braden Smeda, étudiant à la maîtrise en sciences, Université d’Ottawa


Pour de plus amples renseignements sur les recherches effectuées par M. Luke Copland, veuillez consulter le site Web du Laboratoire de recherche cryosphérique.


L’Étude intégrée d’impact régional (Integrated Regional Impact Studies – IRIS) publiée récemment sur l’Arctique de l’Est comprend un chapitre sur l’état des milieux d’eau douce et des glaciers dans cette région. Le rapport contient des renseignements sur les études menées par l’équipe susmentionnée.