Il y a cing parcs nationaux au Nunavut, représentant différents exemples de quatre des 39 régions naturelles du Canada – Quttinirpaaq (Extrême-Arctique Est), Sirmilik (Basses-terres de l’Arctique Est), Ukkusiksalik (Toundra Centrale), Auyuittuq (Région de Davis du Nord), et Qausuittuq (Extrême-Arctique Ouest).

Quttinirpaaq, le « pays au sommet du monde » en inuktitut, est un ancien territoire très vaste dans l’Extrême-Arctique qui comporte, comme on s’y attend : des montagnes entourant des champs de glace, des glaciers faisant plusieurs kilomètres d’épaisseur, des montagnes usées et de la toundra clairsemée. Mais on y trouve également l’inattendu : la plus haute montagne de l’est de l’Amérique du Nord (mont Barbeau) et une oasis thermale dans la zone du lac Hazen. Le lac Hazen, l’un des lacs les plus étendus et les plus profonds au-delà du cercle arctique, a une végétation luxuriante remarquable et une plus forte densité faunique que le reste du parc. Les animaux sauvages sont si peu habitués aux humains qu’ils ne manifestent aucune peur.

Conservation et recherche

Créé en 1988, parc national du Canada Quttinirpaaq occupe la partie la plus septentrionale de l’Extrême-Arctique canadien – l’île d’Ellesmere. Le parc est surtout reconnu pour ses immenses glaciers et ses calottes polaires, ses conditions désertiques et ses formes de vie exceptionnellement bien adaptées à un environnement polaire extrême. Il s’étend sur 37 775 km2, ce qui en fait le deuxième parc national en superficie au Canada.

Environnement

Le parc se distingue par la beauté panoramique exceptionnelle et les phénomènes naturels extraordinaires, notamment des montagnes, un désert polaire et une oasis thermique.

À la découverte du monde microscopique du Parc national Quttinirpaaq

Transcription

[Logo de Parcs Canada.]

[La musique commence.]

[Un camp de base dans la toundra.]

[Intertitre: Parc national Quttinirpaaq]

« Je travaille ici depuis une douzaine d’années. »

« J’effectue le gros de mon travail à l’île Ward Hunt. À l’extrémité nord de l’Amérique du Nord en fait. C’est un endroit très important pour faire de la recherche. »

« Je m’appelle Warwick Vincent. Je suis le directeur des Études nordiques du Centre d'études nordiques, à l’Université Laval, à Québec, au Canada. »

« Je me spécialise dans les écosystèmes aquatiques: les lacs, les rivières et les milieux côtiers. Les réseaux alimentaires nous intéressent, la structure et la fonction des écosystèmes, la formation des écosystèmes, et la diversité de créatures qui vivent dans les conditions extrêmes de l’Arctique. »

« À regarder cet environnement, il peut sembler stérile – on dirait qu’il n’y a rien ici. »

« Grâce aux nouvelles techniques d’étude de l’ADN, les techniques d’acide nucléique, on découvre une incroyable biodiversité, un système de survie majeur à l’œuvre dans les lacs, le milieu côtier, le sol même. »

« Nous nous penchons là-dessus pour répondre à la question, qu’y a-t-il? Puis, qu’est-ce que ça fait? Enfin, comment cela réagit-il à ces changements environnementaux? »

« Ces formes de vie englobent toutes sortes d’espèces. Certaines ne peuvent être vues qu’avec un microscope très puissant, un microscope électronique. D’autres sont si abondantes ici dans le Nord qu’elles teignent le sol. En survolant les plateformes de glace flottantes par exemple, on peut apercevoir une énorme plaque orange. Cette couleur est due à une collectivité microscopique de plantes et d’animaux, de bactéries, de cyanobactéries, d’algues bleu-vert. Même des animaux microscopiques se nourrissent dans ces milieux glaciaires. »

« Nous étudions les réseaux alimentaires dans les milieux d’eau douce et salée du Nord. »

« Nous prélevons des échantillons d’eau et nous faisons des expériences pour examiner les diverses formes de vie. Comment elles réagissent aux extrêmes de l’environnement. Comment elles pourraient réagir à un réchauffement. Et leurs facultés d’adaptation. »

« D’après certains modèles informatiques, les latitudes les plus septentrionales de l’hémisphère Nord sont susceptibles de subir les changements climatiques les plus radicaux. »

« Dans ce parc, à l’extrémité de l’île d’Ellesmere, nous observons des signes évidents de changement. »

« En cours de route, nous perdons des écosystèmes très importants qui recèlent une diversité de vie, une richesse génétique. »

« Nous nous rendons compte, grâce aux nouvelles techniques, que cette richesse génétique microscopique est primordiale. »

« Ce sont les systèmes de survie de la planète. Nous ne pouvons les voir, ils font partie d’un monde invisible, mais ils font fonctionner notre écosystème. »

[Intertitre: « Créé pour Parcs Canada par Hyperfocal Films www.hyperfocalfilms.com »]

[Mot-symbole Parcs Canada]

[© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par Parcs Canada, 2011.]

[Mot-symbole Canada]