Évaluation de l’état du parc national du Canada Quttinirpaaq 2018 

Préparé par : Jenna Boon, directrice de l’Unité de gestion du Nunavut
Approuvé : Trevor Swerdfager, Vice-président principal, Exploitation

Table des matières

Vue d’ensemble des indicateurs – Parc national Quttinirpaaq

Indicators

Une représentation visuelle des indicateurs d'évaluation. Les indicateurs sont présentés sur une roue comme suit : Expérience des visiteurs (Visites, Appréciation, Apprentissage, Satisfaction) ; Biens bâtis (Bâiments, Barrages, Fortifications, Routes, Autres, Chemins, Ponts routiers, Terrain d’aviation) ; Intégrité écologique (Forêts, Toundra, Terres arbustives, Terres humides, Prés, Eau douce, Secteur côtier/marin, Glaciers); Ressources culturelles (Sites archéologiques, Bâiments et ouvrages d’ingénierie, éléments paysagers, objets) ; Relations externes (Promotion, Soutien) ; Relations avec les Autochtones (Partenariats, Accessibles, Respectueuses, Axées sur les connaissances, Soutien).

Légende

Un tableau décrivant les représentations visuelles des indicateurs. Les États sont représentés comme suit: bon (cercle vert); passable (triangle jaune); mauvais (carré rouge); non coté (pas de forme). Les tendances sont représentées comme suit: Amélioration (flèche vers le haut); Stable (flèche pointant gauche-droite); Détérioration (flèche pointant vers le bas); Non coté (N / C); Sans objet (S.O.).

1.0 Indicateurs de l’intégrité écologique

Vue d’ensemble

Il s’agit de la première évaluation de l’intégrité écologique (IE) pour le parc national Quttinirpaaq. Conformément à l’orientation de l’Agence Parcs Canada quant à la surveillance de l’IE dans les parcs nordiques, le programme de surveillance de l’IE fait rapport relativement à deux indicateurs : la toundra et l’eau douce. Dans l’ensemble, la condition et la tendance de l’IE sont « bonnes » et considérées comme « stables ».

Plusieurs mesures sont « non cotées » : Le programme concernant les mesures de la température au sol et la communauté végétale vient d’être lancé, et on n'a donc pas recueilli suffisamment de données pour en faire l’analyse, bien qu’il soit possible d’établir une base de référence. Le programme concernant le débit d’eau est assorti d’une base de données de plus longue date, mais il est encore impossible d’établir une base de référence, car les données n’ont pas été recueillies pendant les mêmes périodes. Ces problèmes sont en train d’être réglés. Les mesures des connaissances par les Inuits n’ont pas encore été mises au point relativement au parc.

La tendance globale de l’indicateur de la toundra est considérée comme « stable ». La condition en ce qui concerne la grille de surveillance de la couche active circumpolaire (SCAC) a une cote « bonne », mais la tendance est à la baisse. Si la tendance se maintient, on prévoit que la condition obtiendra une cote « passable » d’ici la prochaine évaluation. Il est important de continuer la surveillance, car les changements qui surviennent dans la couche active toucheront les communautés végétales.

L’indicateur d’eau douce affiche une cote « bonne ». Pour cet indicateur, on fait état des données tirées de la Ruggles, la rivière qui reçoit les eaux du lac Hazen, et des données sur le taux de mercure dans l’omble, qui est considéré comme « bon » et « stable ». Pendant l’analyse des données, on a constaté que la qualité de l’eau des rivières se déversant dans le lac Hazen affiche un taux élevé de plomb, de zinc, de fer et d’aluminium. Il importe de continuer de surveiller les rivières se déversant dans le lac ainsi que la rivière Ruggles pour démontrer si ces changements toucheront la qualité de l’eau dans l’écosystème d’eau douce. Il peut être utile d’encourager la recherche sur le rôle du changement climatique sur la qualité de l’eau. Il peut aussi être nécessaire d’inclure dans l’analyse les éléments communs entre les contaminants pour l’omble chevalier et les mesures de la qualité de l’eau.

Selon la première analyse des ensembles de données de surveillance de l’IE, on a relevé plusieurs occasions d’améliorer les méthodes d’échantillonnage pour rehausser la qualité de ces ensembles de données. Il faudrait peaufiner certaines mesures pour accroître la pertinence de l’information recueillie.

Selon les conseils de la direction nationale, la surveillance de l’IE devrait avoir lieu dans le même bassin hydrographique. Pour des raisons historiques (c’est-à-dire des données et des parcelles d’essai préexistantes), le programme de surveillance de la toundra est établi au fjord Tanquary. Le programme concernant l’eau douce est établi au bassin hydrographique du lac Hazen, car il est mené conjointement avec Environnement et Changement climatique Canada (ECCC). On prévoit établir un programme concernant la toundra au lac Hazen s’il y a une capacité opérationnelle à l’appui.

Sources :
Conservation des ressources, Unité de gestion du Nunavut, sommaire de l’évaluation des mesures d’intégrité écologique
Environnement et Changement climatique Canada, Derek Muir, données de surveillance de l’omble chevalier
Direction de la conservation des ressources naturelles, Bureau national de Parcs Canada

Indicateurs de l’intégrité écologique

ToundraBon-stable

Phénologie végétale (2017)Bon-stable


Communauté végétale


Productivité végétale (2013)Bon-stable


Couche active – Grille SCAC (2017)Bon-détérioration


-- Terrain Températurenon coté-non cotéBon-détérioration


-- Tube de dégel non coté-non coté


Connaissance de la toundra par les Inuitsnon coté-non coté


Eau douceBon-stable

Qualité de l’eau (2016)Bon-non coté


Débit/niveau d’eau non coté-non coté


Contaminants pour l’omble chevalier (2017) Bon-stable


Absence/présence/ phénologie de la glace sur le lac non coté-non coté


Connaissance de l’eau douce par les Inuits non coté-non coté

2.0 Indicateurs des ressources culturelles

Vue d’ensemble

Deux vagues de migration humaine ont eu lieu au cours des 5 000 dernières années dans ce qu’on appelle aujourd’hui le parc national Quttinirpaaq, comme en témoignent les artéfacts, les caches de vivres, les cercles de tentes et les maisons souterraines. Plus récemment, les explorateurs polaires et les scientifiques militaires ont laissé des traces de leur passage et de leurs expéditions dans l’extrême arctique du Canada.

Sites archéologiques

On a enregistré un total de 296 sites archéologiques. Leur cote globale est « bonne ». Le risque de perturbation par les humains est faible dans la plupart des secteurs. Bien que le parc fasse l'objet de menaces naturelles comme l’érosion, le piétinement des animaux et les inondations, celles-ci sont indépendantes de la volonté de Parcs Canada. Il faudrait envisager l’excavation archéologique et l’enregistrement de sites particulièrement vulnérables aux menaces naturelles.

Des efforts sont en cours pour accroître l’inventaire des sites archéologiques. Des programmes de surveillance sont en place pour les secteurs fréquentés par les visiteurs.

Bâtiments et ouvrages d’ingénierie

La cote globale accordée aux bâtiments et ouvrages d’ingénierie est « passable ». Sur un total de 38 bâtiments et ouvrages d’ingénierie présents dans le parc, on estime que 31 d’entre eux ont plus de 40 ans. La moitié de ceux-ci datent de l’époque du Conseil de recherches pour la défense, entre 1957 et 1962. Douze de ces biens ont été évalués par le Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine. L’évaluation en vertu de la Politique sur la gestion des ressources culturelles de Parcs Canada n’a pas encore eu lieu pour les biens dont la désignation par le Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine n’a pas été recommandée ou qui n’ont fait l’objet d’aucune autre évaluation.

Ne sont pas inclus dans les biens susmentionnés, les trois huttes groenlandaises ou de Peary à Fort Conger. Il s’agit de bâtiments patrimoniaux classés en vertu de la Politique du Conseil Trésor sur la gestion des biens immobiliers. Une surveillance régulière a permis de démontrer une dégradation en cours; il faudra éventuellement prendre des mesures d’atténuation.

Objets

Les objets historiques et les objets archéologiques sont cotés « bons ». Les objets historiques d’importance ont été catalogués et sont entreposés dans l’installation de collections archéologiques de Parcs Canada à Winnipeg ainsi qu’au Musée canadien de l’histoire. Au total, 14 artéfacts ont été recueillis aux fins de conservation sur des sites vulnérables aux perturbations naturelles. On considère que les objets se trouvant sur les divers sites du parc sont en « bonne » condition.

Paysages et éléments paysagers

Ces indicateurs sont « non cotés », car aucun effort officiel n’a été entrepris pour les identifier.

Sources : Données sur les objets historiques de Parcs Canada au fjord Tanquary (2017), collection de surveillance des ressources culturelles du Conseil de recherches pour la défense de Parcs Canada (2013), base de données CRM pour Quttinirpaaq, documentation disponible (bibliographie disponible)

Indicateurs des ressources culturelles

Sites archéologiques

Sites archéologiques Bon-stable


Bâtiments et ouvrages d'ingénierie

Bâtiments et ouvrages d'ingénierie Passable -détérioration


Paysages et éléments paysagers

Paysages et éléments paysagers non coté-non coté


Objets

Objets (historiques) Bon-stable


Objets (archéologiques) Bon-stable

3.0 Indicateurs relatifs aux relations extérieures

Vue d’ensemble

L’équipe fonctionnelle de l’Unité de gestion du Nunavut fournit du soutien en matière de relations extérieures (RE) au parc et travaille avec le gestionnaire du parc et son personnel saisonnier au besoin. Il faut faire plus d’efforts auprès des collectivités adjacentes au parc Quttinirpaaq pour les sensibiliser à celui-ci et susciter chez elles un sentiment d’appartenance à son égard. La promotion des RE n’est pas cotée, car les personnes-ressources ne sont pas associées expressément à ce parc, mais plutôt à l’ensemble des parcs du Nunavut.

Promotion

En 2014, le parc Quttinirpaaq mettait en oeuvre une offre d'expérience légendaire dans le Nord (ELN). De nombreux efforts de promotion ont été déployés pour sensibiliser le public à l’ELN et au parc en général.

Tous les ans, Parcs Canada présente le parc Quttinirpaaq au Congrès et à la foire commerciale du Nunavut, à l’Outdoor And Adventure Show de Toronto, à la conférence Northern Lights et aux foires commerciales de Kitikmeot et de Kivalliq pour en faire activement la promotion et le faire connaître. Quttinirpaaq est aussi présenté dans les médias imprimés et sociaux. Depuis 2009, 188 articles ont été publiés au sujet du parc.

En 2016, la fonction Google Street View a capté des images du parc, lesquelles ont été présentées à Grise Fiord et Resolute Bay et en ligne en 2017. Les médias proactifs ont permis de joindre plus de 1,5 milliard de personnes au moyen de publications imprimées, d’articles en ligne, d’émissions, d’entrevues à la radio, et de capsules sur les médias sociaux.

Depuis 2015, Quttinirpaaq maintient une entente de partenariat active avec Blackfeather Outfitters pour qu’ensemble, ils promeuvent et favorisent les expériences dans le parc.

Soutien

Depuis 2015, le parc national Quttinirpaaq offre une occasion de bénévolat à titre de cuisinier de camp au sommet du monde. Deux ou trois bénévoles par an viennent aider à l’exploitation du camp en cuisinant des repas pour le personnel. Pendant leur séjour, les bénévoles en apprennent plus sur le parc et participent aux activités du personnel, comme la surveillance de l’IE ou les patrouilles dans l’arrière-pays.

Deux étudiants bénévoles et deux accompagnateurs de Resolute Bay et Grise Fiord ont séjourné dans le parc en 2017. Il s’agissait de la première visite directe d’étudiants au parc depuis 2009. Les étudiants et leurs accompagnateurs en ont appris plus sur l’exploitation du parc et ont donné leur aide là où l’on en avait besoin.

Sources : Rapports annuels de mise en œuvre de la gestion pour le parc national Quttinirpaaq 2010-2013
Dossiers de l’Unité de gestion du Nunavut gérés par l’équipe des relations extérieures Équipe des médias du bureau national

Indicateurs relatifs aux relations extérieures

Promotion

Activités non coté-non coté


Soutien

Bénévoles Bon-amélioration


Indicateurs des relations avec les Autochtones

Partenariats autochtones

Le parc national Quttinirpaaq est géré conjointement avec l’aide et les conseils d’un comité de cogestion. L’Entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuits des parcs nationaux Auyuittuq, Quttinirpaaq et Sirmilik définit les modalités de la cogestion. Le gestionnaire du parc a également noué des relations de travail positives avec les membres du comité de cogestion. On a demandé aux membres de donner leurs observations dans un sondage à l’égard des cotes présentées sur cette page.

Accessibilité des Autochtones

Cette indicateur est « non coté ». Le parc n’a pas été habité par des Inuits depuis plus de 800 ans. En raison de la distance entre le parc et les collectivités adjacentes (entre 650 et 800 km), les Inuits ont rarement la possibilité d’y accéder. Ils y mènent rarement des activités traditionnelles.

Respect mutuel

Les relations de travail sont « bonnes » comme l’ont démontré la participation active des membres aux réunions et leur intérêt à demeurer membres pendant plusieurs mandats. Cinq membres sur six sont des Inuits. La présence de Parcs Canada à Resolute et Grise Fiord est sporadique, mais le personnel est habituellement accueilli positivement. On renforce les relations par la collaboration et la coopération.

Intégration du savoir traditionnel

Étant donné que les Inuits n’habitent pas dans le parc et n’y mènent pas d'activités traditionnelles, le savoir traditionnel n’a pas été intégré dans la gestion du parc jusqu’à maintenant. Cependant, les valeurs inuites sont intégrées dans le modèle de cogestion. La cote « passable » et « amélioration » a été accordée à l’utilisation des langues autochtones. Toute la documentation publique est traduite en inuktitut. On encourage les Inuits à parler l’inuktitut au travail, mais ce n’est pas la langue de travail au quotidien.

Soutien des collectivités autochtones

Cet indicateur a obtenu la cote « passable » et « stable ». La structure organisationnelle actuelle du parc limite le renforcement des capacités. À ce jour, le soutien et le renforcement des capacités ont lieu dans le cadre d’emplois saisonniers (il n’y a aucun poste annuel autre que celui de gestionnaire du parc) et de contrats à court terme. Les autres retombées économiques mineures proviennent du tourisme (des visiteurs passent la nuit à Resolute).

Sources : Entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuits des parcs nationaux Auyuittuq, Quttinirpaaq et Sirmilik, statistiques de l’Unité de gestion sur les emplois et les contrats Sondage auprès des membres du comité de cogestion du parc

Indicateurs des relations avec les Autochtones

Partenariats autochtones

Collaboration des Autochtones à la planification et à la gestion des lieux patrimoniaux Passable -non coté


Collaboration des Autochtones au fonctionnement des lieux patrimoniaux Passable -non coté


Accessibilité des Autochtones

Accès des partenaires autochtones aux terres
et aux activités traditionnelles de lieux patrimoniaux non coté-non coté


Respect mutuel

Engagement des membres de l’équipe à établir une confiance, une compréhension et un respect mutuels avec nos partenaires Bon-non coté


Ampleur de la réconciliation avec les collectivités autochtones locales Passable -non coté


Intégration du savoir traditionnel

Intégration du savoir traditionnel non coté-non coté


Utilisation des langues autochtones Passable -non coté


Soutien des collectivités autochtones

Possibilités économiques s’offrant aux Autochtones Passable -non coté


Renforcement des capacités des Autochtones Passable -non coté


5.0 Indicateurs de l’expérience du visiteur

Vue d’ensemble

Le nombre de visiteurs enregistré dans le parc national le plus au nord au Canada est faible en raison des coûts élevés de déplacement, de la logistique complexe et du temps requis pour s’y rendre. Malgré tout, des visiteurs y viennent chaque année. L’année 2007-2008 est considérée comme l’année de base pour les visites pour tous les parcs au Canada. Cette année-là, 138 visiteurs sont venus au parc national Quttinirpaaq.

La tendance de la fréquentation est « non cotée », car cette cote est fondée sur la moyenne des visites au cours des cinq dernières années (51) comparativement à l’année de base (138 en 2007-2008). Une cote révélerait une tendance à la baisse considérable, ce qui ne représente pas exactement la tendance réelle, car les années où ont eu lieu des croisières ne devraient pas être comparées à celles où il n’y en a pas eu. On attribue une cote aux tendances si les données de sondages après le voyage sont disponibles, malgré le petit échantillon. Trois autres mesures sont « non cotées », car elles n’ont pas été abordées dans le sondage ou ne s’appliquaient pas au parc. Il n'y a pas de PIV au Nunavut et, à ce titre, ne sont pas offerts pour le parc.

Visites

Le nombre de visiteurs qui viennent à Quttinirpaaq est grandement influencé par la disponibilité des moyens de transport : les navires de croisière et les vols nolisés sont les seuls moyens de se rendre au parc. En 2007, une croisière s’est rendue à Quttinirpaaq. Entre 2008 et 2017, des navires de croisière se sont rendus au parc trois fois. La moyenne annuelle de visiteurs enregistrée au cours de ces trois années était de 215. La moyenne annuelle de visiteurs enregistrée au cours des sept années où il n'y a pas eu de navire de croisière a été de 17.

 

Appréciation

Vingt-deux personnes ont rempli le sondage après leur visite entre 2012 et 2017. La totalité de ces 22 personnes était entièrement en accord avec l’énoncé suivant : cet endroit a de la valeur à mes yeux. Elles ont utilisé des mots comme les suivants pour exprimer leur sentiment : unique, état sauvage, magnifique, sommet du monde, éloigné et intact.

Parmi les éléments ayant reçu les cotes les plus élevées, notons la propreté des toilettes extérieures, la satisfaction à l’égard du personnel qui a transmis ses connaissances sur le parc, la courtoisie du personnel du parc, le service offert dans la langue officielle de son choix, la démonstration par le personnel de sa passion envers le parc et la condition des installations du parc.

Apprentissage

Sur les 22 personnes, 20 étaient entièrement en accord avec l’énoncé suivant : Merci pour la visite, j’en sais maintenant plus sur le patrimoine naturel de ce parc. Les visiteurs ont estimé que l’orientation offerte par le personnel et les interactions générales avec celui-ci étaient des éléments importants à leur apprentissage. Ils souhaiteraient en apprendre plus sur la géologie, les glaciers et le changement climatique, l’histoire et la faune. On déploie actuellement des efforts pour offrir une visite guidée autonome dans un secteur du parc qui est important sur le plan culturel ainsi qu’un dépliant sur la géologie locale.

Sources : Tableau de bord et rapports sur les visiteurs de Parcs Canada

Indicateurs de l’expérience du visiteur

Visites

Fréquentations (personnes-visite) non coté-non coté


Appréciation

Appréciation de la visite Bon-stable


Satisfaction quant aux services Bon-stable


Satisfaction quant aux activités non coté-non coté


Satisfaction quant à la passion démontrée par le personnel Bon-stable


Satisfaction quant à l’état des installations Bon-stable


Apprentissage

Le visiteur a appris quelque chose Bon-stable


Satisfaction

Satisfaction générale Bon-stable


Satisfaction quant à l’information reçue avant la visite non coté-non coté


Satisfaction du rapport valeur/droit d’entrée non coté-non coté


6.0 Indicateurs pour les biens bâtis

Vue d’ensemble

Le parc national Quttinirpaaq offre trois camps de base. Ces camps ont été établis dans le cadre du travail scientifique du Conseil de recherches pour la défense sur l’île d’Ellesmere dans les années 1950 et 1960. Ils sont encore utilisés aujourd’hui pour l’exploitation du parc. Chaque camp possède une piste d’atterrissage et des bâtiments qui hébergent une cuisine, des chambres et des pièces d’entreposage.

Bâtiments

Au total, il y a 29 bâtiments dans le parc. L’indice de l’état des bâtiments affiche une cote « passable » et « en détérioration ». Le principal camp d’exploitation pendant l’été se trouve au fjord Tanquary. Sept bâtiments y sont accessibles aux visiteurs ou autres groupes, comme les scientifiques, les militaires, etc., soit deux bâtiments d’hébergement, une cuisine, des toilettes extérieures, un centre d’interprétation et une douche solaire. De nombreux bâtiments originaux datant de l'époque du Conseil de recherches pour la défense sont encore utilisés aujourd’hui pour l’exploitation du parc.

Il y a neuf bâtiments au lac Hazen, notamment un laboratoire appartenant à l’Université de Calgary ainsi qu’une remise qui devra être démolie. Les bâtiments du lac Hazen sont souvent utilisés par des groupes de scientifiques à l’appui de l’histoire et du mandat de longue date de Quttinirpaaq qui consiste à favoriser la recherche scientifique dans l’Extrême-Arctique du Canada.

L’île Ward Hunt possède un camp composé de sept bâtiments, y compris un laboratoire qui appartient à l’Université Laval et qui est exploité par son Centre d’études nordiques. L’Université Laval est le principal utilisateur des installations de l’île Ward Hunt.

Parcs Canada a pu maintenir et améliorer l’infrastructure durant des périodes où il y avait du financement disponible, par exemple, au moyen du Fonds pour l’infrastructure de recherche dans l’Arctique. Depuis 2015, un montant de 500 000 $ a été investi pour améliorer l’infrastructure au fjord Tanquary, où se situe le camp de base pour l’exploitation du parc, afin de composer avec la fréquentation accrue et respecter les exigences en matière de santé et sécurité au travail, et ce, dans le cadre de l’initiative d’infrastructure fédérale. On prévoit régler les problèmes aux deux autres camps, qui servent principalement à appuyer les chercheurs universitaires et leurs programmes en sciences dans l’Extrême-Arctique.

Pistes d’atterrissage

Le personnel, les scientifiques et les visiteurs arrivent au parc par voie aérienne sur l’une des trois pistes d’atterrissage accessibles. Il existe une quatrième piste d’atterrissage à Fort Conger, un lieu historique se trouvant dans le parc. Elle est rarement utilisée et non entretenue. L’entretien de toutes les pistes d’atterrissage a été sporadique au fil des ans, selon la disponibilité du personnel et sa connaissance de l’équipement requis. L’indice de l’état de deux des quatre pistes d’atterrissage affiche une cote « mauvaise ». En raison des conditions météorologiques et des difficultés d’accès à la piste d’atterrissage de l’île Ward Hunt, on ne l’a pas encore évaluée. Il est essentiel d’entretenir régulièrement les trois pistes d’atterrissage pour assurer l’exploitation sécuritaire du parc et pour exécuter efficacement et en toute sécurité tous les aspects du mandat de l’Agence.

Autre

Le fjord Tanquary possède un réservoir d’eau qu’a construit le Conseil de recherches pour la défense dans les années 1960. Ce réservoir est essentiel à l’exploitation du parc pendant les mois d’été. Il a été perforé en 2011 et le personnel sur place l’a réparé temporairement. Bien que les réparations tiennent encore le coup, il faut solidifier le barrage adéquatement. L’indice de l’état de cette structure est « mauvais ». On prévoit réparer le réservoir d’ici 2020 et envisager le recours à d’autres sources d’eau.

Sources : Maximo, novembre 2017 Dossiers de l’Unité de gestion du Nunavut

Indicateurs pour les biens bâtis

Bâtiments

Tous les types, y compris les installations
pour visiteurs ou autres utilisateurs Passable -détérioration


Pistes d'atterrissage

Terrain d’aviation Mauvais -détérioration


Autre

Réservoir d’eau Mauvais -détérioration


7.0 Principaux enjeux

Enjeu no 1 : Respect des obligations en vertu des ententes sur les répercussions et les avantages pour les Inuits et le Nunavut

Les partenariats autochtones, l'offre d'occasions économiques aux Autochtones et le renforcement de la capacités dans le cadre d’emplois ont tous reçu la cote « passable ». Il est très complexe d’assurer la mobilisation, le recrutement, l’octroi de contrats ou l’approvisionnement au sein des communautés dans un contexte fédéral et de revendication territoriale et, en raison du modèle opérationnel et du niveau de financement connexe de Quttinirpaaq, il est difficile de respecter les obligations énoncées dans les ententes sur les répercussions et les avantages pour les Inuits et le Nunavut.

*Il est à noter que les ententes sont en cours de révision, comme l’exige la loi tous les sept ans. On ne sait pas encore si cette révision aura une incidence sur le parc.

Enjeu no 2 : Entretien des biens

La cote globale accordée à l’ensemble des biens du parc est « passable » ou « mauvaise », et la tendance est à la baisse. En raison du modèle opérationnel et du niveau de financement connexe de Quttinirpaaq, l’Unité de gestion du Nunavut et l’Agence s’exposent à un risque en ce qui a trait à la santé et la sécurité du personnel et des autres utilisateurs de l’infrastructure du parc. Les biens du parc jouent un rôle essentiel dans la réussite continue de la collaboration avec les intervenants, comme la communauté scientifique, les militaires ainsi que les visiteurs. La mobilisation de la communauté scientifique est particulièrement essentielle à la prestation efficace du programme de surveillance de l’IE du parc. Il est primordial de mettre des installations adéquates à la disposition des visiteurs pour continuer de bien accueillir ceux-ci.

Enjeu no 3 : Incidence du changement climatique

Le changement climatique expose l’exploitation de Quttinirpaaq à un risque important. Les biens, les ressources naturelles et culturelles, la sécurité du personnel, des visiteurs et d’autres utilisateurs (chercheurs, militaires, autres entités gouvernementales) risquent tous éventuellement d’être touchés par le changement climatique. Il n’y a pas de stratégie ou d’orientation claire quant à la manière d’évaluer et d’atténuer ce risque et d’y faire face.

Enjeu no 4 : Indication adéquate du nombre réel d’utilisateurs du parc

Dans le cadre de cette évaluation, une mention « non coté » a été accordée aux visites au parc. Bien que son taux de fréquentation soit faible, Quttinirpaaq accueille un nombre relativement élevé d’autres personnes. Il s’agit principalement du personnel scientifique et militaire. En moyenne, 40 à 50 employés militaires, 15 scientifiques et le personnel d’ECCC utilisent le parc et ses installations chaque année. Des déplacements aériens ont régulièrement lieu au fjord Tanquary (atterrissage et décollages, ravitaillement de l’aéronef, hébergement du personnel pour la nuit) dans le cadre des activités scientifiques menées aux alentours. Le modèle de financement de Quttinirpaaq ne tient pas compte de cette pression accrue sur le personnel et l’infrastructure au parc.

Annexe 1 : Indicateurs des espèces en péril

Bryum de Porsild (Haplodontium macrocarpum) Objectif de conservation no 1

Objectif : Enquête sur place pour déterminer la base de référence et les menace
Résultat : Mesure à venir (financement non disponible pour l’instant)

Bryum de Porsild (Haplodontium macrocarpum ) Objectif de conservation no 2

Objectif : Création d’un programme de surveillance à long terme
Résultat : Mesure à venir (information de base requise)

Les 3 catégories de rapport pour les espèces en péril :

Atteint : Les objectifs établis quant à la conservation ont été atteints et toutes les mesures ont été mises en œuvre.

Partiel : Les objectifs établis quant à la conservation n’ont pas encore été atteints, mais certaines des mesures ont été mises en œuvre.

Mesure à venir : Les mesures n’ont pas encore été mises en œuvre.

1. Changement du statut de conservation des espèces ou des tendances à cet égard

Trois espèces en péril : Caribou de Peary - espèce en voie de disparition; bryum de Porsild - espèce menacée; ours polaire - espèce préoccupante. La tendance relative à la population des caribous de Peary est inconnue. Il y a huit populations de bryum de Porsild réparties à trois endroits dans la région du fjord Tanquary; la tendance est inconnue. Les données concernant la sous-population d’ours polaires du bassin arctique sont insuffisantes pour établir une population et une tendance.

2. Principaux renseignements et menaces

Bryum de Porsild : On n’a pas cerné de menaces précises pour la population dans le parc. Les menaces générales sont les suivantes : activités récréatives, phénomènes stochastiques et facteurs liés au changement climatique, comme la sécheresse (perte d’eau par infiltration) et les températures extrêmes.

Caribou de Peary : La plus grave menace est le changement climatique. On doit déterminer l’habitat essentiel dans le parc.

Ours polaire : La récente analyse de la densité de la sous-population (bassin Kane) la plus près de la sous-population du bassin arctique suggère une abondance stable à croissante, avec une augmentation de la répartition. Il est possible que le changement climatique soit avantageux pour la sous-population du bassin Kane avant d’avoir des effets négatifs.

3. Résultats des mesures de gestion

Bryum de Porsild : Les populations n’ont pas été sondées depuis 2004. On a élaboré des mesures d’atténuation relatives aux permis de pourvoiries pour veiller à ce que les guides et leurs clients n’abîment pas les colonies par inadvertance.

4. Production de documents sur le rétablissement des espèces et respect d’autres exigences juridiques

 

Bryum de Porsild  : Programme de rétablissement approuvé. En attente de la diffusion du plan d’action. Habitat essentiel ciblé pour le parc et publié dans la Gazette du Canada (janvier 2017).

 

Caribou de Peary : Aucun programme de rétablissement ni plan d’action approuvé.

 

Ours polaire : Aucun plan de gestion approuvé.

 

Sources : Information tirée de Biotics, des stratégies de rétablissement et des plans à l’ébauche.