Le parc national Auyuittuq constitue un exemple représentatif de la région naturelle des hautes terres de Davis, une région qui englobe les côtes sud et est de l’île de Baffin et les côtes est de l’île Devon et de l’île d’Ellesmere. Le parc national Auyuittuq chevauche le cercle polaire arctique dans une zone de transition écologique entre les zones de végétation du Haut-Arctique et du Bas-Arctique.


Écosystèmes des glaciers et de la glace pérenne

Les glaciers et la glace pérenne ont une superficie d’environ 8 470 km², ou 40 % de la surface globale dont 28 % est occupée par la calotte glaciaire Penny et 12 % par les cirques glaciaires. Cet écosystème joue un rôle prépondérant par son influence sur les microclimats régionaux et par l’irrigation de l’ensemble des éléments du parc.

Écosystèmes maritimes et côtiers

Le parc national Auyuittuq recèle des fjords sur une longueur d’environ 800 km. Le lieu se caractérise par des fjords profonds et étroits avec des falaises verticales pouvant atteindre 900 m de hauteur. C’est à cet endroit, et tout particulièrement dans le coin nord-est du parc, que la faune est la plus abondante. La faune marine, bien que ne représentant que 7 % du tout, est très riche et variée. La portion la plus importante se situe dans les fjords occupant la partie nord-est du parc.

Écosystèmes de la toundra

L’écosystème de la toundra couvre la moitié de la superficie du parc (50 %). La végétation de la toundra occupe environ 20 % de la superficie du parc et est surtout située dans la passe d’Akshayuk et aux alentours du lac Greenshield, avec une autre tranche de 18 % formée de substrat rocheux. Les 12 % restants sont couverts de végétation non-continue.

Écosystèmes d’eau douce

L’eau douce représente un écosystème relativement limité du parc national Auyuittuq, occupant moins de 3 % de la superficie et provenant principalement de petits lacs. Elle abrite toutefois une population confinée d’omble chevalier, qui constitue une espèce importante pour les collectivités inuites environnantes. De plus, les précipitations et l’eau de fonte se manifestent dans l’ensemble de la région et, en formant des ruisseaux et des rivières, permettent de vérifier certains aspects de l’intégrité globale du parc. Les fluctuations annuelles et saisonnières du déversement provenant de la fonte des calottes glaciaires, des glaciers et des lacs ont un effet sur l’ensemble du parc.