Une éclosion de charbon bactéridien fait l’objet de surveillance dans des secteurs éloignés du parc national Wood Buffalo. Le niveau de risque pour le public est très, très faible. Les installations et les couloirs de transport utilisés par les visiteurs restent sécuritaires.

Cette page Web présente les tout derniers renseignements sur la situation.

Ce que vous devriez savoir

  • Risque pour la santé publique : faible
  • Carcasses observées : 59
  • Emplacement des carcasses : secteurs Sweetgrass, Trident Creek/Trident Meadows, Peace Point Junction ouest, Flat Grass et Lake One
  • Cas confirmés par le laboratoire : 3
  • Cas testés sur le terrain : 3

Des employés de Parcs Canada effectuent des vols de surveillance quotidiens pour gérer la situation. Une équipe nationale de gestion des incidents de Parcs Canada a été envoyée à Fort Smith, dans les TNO le 24 juillet pour aider à se débarrasser des carcasses au poste Sweetgrass.

Le risque est très faible pour le public à l’heure actuelle.

Dernière mise à jour : 28 juillet 2022 à 14 h , HR

Foire aux questions

    Qu’est-ce que le charbon bactéridien?

    Le charbon bactéridien est une maladie causée par la bactérie Bacillus anthracis. Les bisons, le bétail, les chevaux et les autres mammifères ongulés y sont particulièrement sensibles. Cette éclosion soupçonnée présente un risque très, très faible pour les humains.

    Pourquoi y a-t-il du charbon bactéridien dans le parc?

    La bactérie qui cause le charbon bactéridien existe à l’état naturel dans le sol, mais sa présence varie en fonction du type de sol et des conditions climatiques. Elle est à l’état dormant dans le sol, particulièrement dans les terres basses ou inondables.

    Nous savons que la bactérie se trouve dans le sol dans certains secteurs du parc national Wood Buffalo en raison d’éclosions précédentes.

    Après un temps pluvieux, le temps chaud et sec fait remonter la bactérie plus près de la surface. Les animaux qui se vautrent ou grattent le sol peuvent la respirer et être infectés.

    Comment les animaux comme les bisons sont-ils infectés par le charbon bactéridien?

    Les bisons adorent se vautrer dans la terre! Cela les aide à se rafraîchir et à se débarrasser des insectes.

    Le temps chaud et sec fait remonter les spores de la bactérie qui cause le charbon bactéridien plus près de la surface du sol. Lorsque les bisons se vautrent, ils soulèvent la terre et peuvent déterrer les spores, qu’ils respirent. Ils sont alors infectés.

    Pourquoi les bisons contractent-ils le charbon bactéridien maintenant?

    Nous constatons des éclosions au milieu de l’été, lorsque le temps est chaud et sec. Les conditions cette année sont idéales pour la bactérie qui cause de charbon bactéridien, particulièrement en raison des deux derniers étés qui ont été pluvieux.

    Le temps frais et pluvieux ralentit les éclosions de charbon bactéridien.

    Où les bisons morts se trouvent-ils?

    Il y a des carcasses de bisons près des secteurs Sweetgrass, Lake One, Trident Creek/Trident Meadows, Peace Point west junction et Flat grass du parc. Ce sont tous des endroits éloignés du parc national Wood Buffalo.

    Est-ce sécuritaire de visiter le parc?

    C’est sécuritaire de visiter le parc. Les secteurs de l’éclosion actuelle sont dans des régions éloignées du parc. Le risque de charbon bactéridien pour les visiteurs est très, très faible.

    Puis-je contracter le charbon bactéridien?

    C’est extrêmement rare qu’un humain contracte le charbon bactéridien. C’est tout de même possible, par contact direct avec des bisons morts de cette maladie.

    Le charbon bactéridien peut causer une infection cutanée, respiratoire ou or intestinale chez les humains. Si vous pensez être infecté, il est vital d’agir rapidement. L’infection est grave et peut être fatale, mais les antibiotiques peuvent la traiter. Si vous croyez avoir été exposé au charbon bactéridien, communiquez immédiatement avec votre centre de santé local.

    Comment l’Agence Parcs Canada gère-t-elle la situation?

    Des signaux de mortalité de quelques bisons dotés d’émetteur radio ont été reçus à la mi-juillet. Peu de temps après, lors d’un vol de surveillance de routine du charbon bactéridien, des employés de Parcs Canada ont vu plusieurs bisons morts. Compte tenu de l’époque de l’année et des conditions météorologiques, ils ont soupçonné le charbon bactéridien. Ils ont effectué des tests sur le terrain le 15 juillet et ont envoyé des échantillons de carcasses au laboratoire.

    Quand un animal meurt du charbon bactéridien, les employés évaluent la situation et décident des mesures à prendre. Les employés font actuellement des vols de surveillance quotidiens pour trouver les bisons morts. Nous avons également fait appel à une équipe de gestion des incidents pour Parcs Canada pour aider à se débarrasser des carcasses au poste Sweetgrass.

    Nous laissons les animaux se décomposer dans les secteurs éloignés, car il est peu probable, voire impossible, que des personnes entrent en contact avec la maladie.

    Quant aux animaux qui se trouveraient près d’installations ou d’aires fréquentées par les visiteurs, nous devons nous en débarrasser pour des raisons de sécurité publique, en brûlant ou en déplaçant les carcasses et en traitant le sol pour y réduire la présence de spores de charbon bactéridien.

    On peut observer plus d’activités à la base de lutte contre les incendies à Fort Smith. Que se passe-t-il?

    Nous avons fait appel à une équipe de gestion des incidents de Parcs Canada pour nous aider à nous débarrasser de certaines des carcasses de bisons à Sweetgrass. Cette équipe organise ses opérations à la base de lutte contre les incendies du parc national Wood Buffalo, juste à côté de l’aéroport de Fort Smith. Nous demandons aux résidents de Fort Smith d’éviter cet endroit.

    Vous remarquerez de plus du personnel chargé des incidents à Moose Island (Carlson’s Landing), qui envoie de là du matériel et des gens à Sweetgrass.

    Des hélicoptères sont utilisés aux deux endroits. Veuillez les éviter pour permettre au personnel de faire leur travail en toute sécurité.

    Comment savez-vous qu’il s’agit de charbon bactéridien?

    Les résultats des échantillons de carcasses du secteur Sweetgrass et d’un emplacement près des plaines salées reçus le 27 juillet 2022 confirment la présence de charbon bactéridien.

    Cette confirmation, ainsi que l’époque de l’année, les conditions météorologiques et l’état des carcasses observées portent à croire que les décès sont dus à une éclosion de charbon bactéridien.

    Une fois de plus, le risque pour le public est toutefois très faible.

    Des éclosions de charbon bactéridien se sont-elles déjà produites?

    Oui, des éclosions de charbon bactéridien se sont déjà produites dans le parc national Wood Buffalo. La dernière remonte à 2015. Plus de cinq éclosions importantes ont eu lieu depuis 1967.

    Que dois-je faire si je vois un animal mort?

    Ne vous approchez pas. Notez l’endroit exact si vous le pouvez et avisez l’agent de service du parc national Wood Buffalo au 867-872-0404 dès que possible.

    Quelles seront les répercussions de cette éclosion sur les populations de bisons?

    Nous ne connaissons pas encore les répercussions de cette éclosion de charbon bactéridien sur les hardes de bisons du parc. Nous faisons tout en notre pouvoir pour surveiller et évaluer la situation.

    Les éclosions précédentes ont eu des effets minimes sur les hardes du parc, car le parc compte un grand nombre de bisons par rapport au nombre qui contracte le charbon bactéridien au cours d’une année typique.

    Pourquoi certains bisons sont-ils munis d’un émetteur radio?

    Parcs Canada s’emploie à protéger et à rétablir les espèces en péril dans tous les lieux qu’elle administre.

    Le bison des bois est une espèce en péril et est important du point de vue culturel pour les Cris, les Dénés et les Métis de la région. La présence de bisons dans le paysage est essentielle au parc national Wood Buffalo.

    L’une des façons dont le parc national Wood Buffalo mène des recherches sur le bison est dans le cadre du programme d’émetteurs radio-GPS, ou colliers GPS.

    On peut suivre les déplacements des bisons munis d’un tel collier. Des employés collaborent avec nos partenaires autochtones pour les mettre sur des bisons.

    Nous pouvons ainsi suivre les mouvements et la santé des troupeaux, et nous recevons des signaux de mortalité.

    En surveillant les bisons, nous enrichissons également notre connaissance de la santé d’autres espèces dans le même écosystème. Le comportement des bisons crée des conditions et des habitats qui sont avantageux pour différents animaux et plantes.

Information et médias :

Alyssa Etsell
Gestionnaire par intérim des relations externes
Unité de gestion du sud-ouest des TNO, Parcs Canada
alyssa.etsell@pc.gc.ca
867-621-0764

Infocapsule générale de Parcs Canada :

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