En tant que parc éloigné ayant un terrain difficile, la réserve de parc national Nááts’įhch’oh exige une stratégie spécialisée pour la surveillance de la faune. Les vols amenant le personnel au parc ne sont possibles que pendant quelques mois d’été, et les rudes conditions hivernales testent les limites de l’équipement laissé sur le terrain.

Parcs Canada a tenu compte de ces conditions au cours de l’élaboration d’un programme de surveillance fondé sur un réseau de caméras de la faune. Ces unités sont ancrées à des arbres et des poteaux de métal pour saisir des images de la faune qui passe par là, déclenchant des détecteurs de mouvement. Les caméras servent d’outils robustes à faible incidence pour la surveillance de la faune, en particulier les grandes espèces mobiles comme le caribou.

Les images donnent aux scientifiques de Parcs Canada des renseignements précieux sur l’état corporel, le succès de la reproduction et l’utilisation saisonnière de l’habitat. Ces renseignements sont particulièrement importants pour la surveillance à long terme de la population caribou des bois des montages du Nord, une espèce en péril. Le parc collabore étroitement avec la réserve de parc national Nahanni voisine pour effectuer le suivi des populations de caribous, ainsi que celui d’autres espèces sauvages.

Vie privée et sécurité

Même si presque toutes les caméras sont placées le long de sentiers fauniques peu accessibles du parc, certaines sont installées près de sites auxquels les visiteurs ont accès – comme les sources thermales. Ces unités ont des autocollants d’identification et les coordonnées du bureau de la réserve de parc national Nááts’įhch’oh. Parcs Canada traite toutes les données des caméras de manière sécuritaire et efface les images dans lesquelles des visiteurs apparaissent.