Une nouvelle étude sur les exclos réalisée par Parcs Canada et le Sable Island Institute nous aidera à mieux comprendre le rôle des chevaux dans les écosystèmes de la réserve de parc national de l’Île-de-Sable.

Des clôtures temporaires créeront des exclos pour empêcher les chevaux de passer ou de paître dans neuf petites zones de l’île. Les scientifiques mesureront et compareront un certain nombre d’attributs écologiques clés à l’intérieur des exclos et à l’extérieur de ces derniers, dans des sites de contrôle (des zones similaires, mais dépourvues de clôtures). L’étude a pour but de déterminer les répercussions directes et indirectes des chevaux sur : 

  1. les processus dunaires (comme l’érosion);
  2. l’intégrité écologique des étangs d’eau douce (plantes rares, qualité de l’eau, invertébrés);
  3. les espèces rares (sterne de Dougall, bruant des prés, insectes rares ou endémiques) et leurs habitats. Les changements dans les caractéristiques des plantes et du sol seront notamment observés.
Les processus dunaires (comme l’érosion)
Les étangs d’eau douce
Les espèces rares et leurs habitats

Combien de chevaux y a-t-il sur l’île de Sable? 

Depuis les mesures de protection prises en 1961, la population de chevaux a constamment augmenté, et elle a fluctué entre 450 et 550 individus ces dernières années. Parcs Canada considère que les chevaux de l’île de Sable font partie de l’écosystème de l’île et, à ce titre, assure leur protection comme animaux sauvages en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada et du Règlement sur la faune des parcs nationaux. Ce travail important permettra à Parcs Canada de respecter ses engagements en matière de maintien de l’intégrité écologique de la réserve de parc national de l’Île-de-Sable. 

Les clôtures sont-elles sécuritaires pour les chevaux? 

Les clôtures électriques sont couramment utilisées pour limiter les déplacements des chevaux et sont conçues pour effaroucher les animaux et non les blesser. Après avoir consulté des experts, on a jugé que les clôtures électriques étaient l’option la plus sûre. Les clôtures seront inspectées régulièrement pour assurer la sécurité des chevaux. 

Quelle est la taille des exclos? 

Il y aura neuf exclos clôturés. Chaque exclos fera un hectare. Les exclos occuperont 0,6 % de la partie végétalisée de l’île. Trois petits étangs y seront inclus. Ces étangs représentent environ 5 % des réserves d’eau douce.

Ces exclos pourraient-ils limiter la quantité de nourriture disponible pour les chevaux? 

Les chevaux ne vivent pas et ne se reproduisent pas dans un milieu domestiqué et ne dépendent pas des humains pour leur survie. Ils se nourrissent principalement d’ammophiles, qui poussent en abondance et couvrent le tiers de la surface de l’île. Ils complètent leur alimentation avec diverses autres plantes, comme la gesse maritime, la sabline et même certaines algues rejetées sur la plage.

Les exclos représentent une très petite fraction (0,6 %) de la partie végétalisée de l’île. Actuellement, rien n’indique que le fourrage soit un facteur limitatif pour les chevaux, car leur population n’a cessé d’augmenter depuis 1961.

Les étangs qui seront inclus dans les exclos se trouvent dans des zones où d’autres étangs proches fournissent une seconde source d’eau. Dans le cadre de ce projet, on en a sélectionné trois, qui représentent environ 5 % des réserves d’eau douce. Les chevaux auront accès à l’eau des nombreux autres étangs, des puits qu’ils creusent eux-mêmes et de l’eau stagnante abondante pendant les saisons humides.

Combien de temps les exclos resteront-ils en place? 

Les chercheurs étudieront les sites d’exclos avant la construction des clôtures afin d’établir les données de référence, puis surveilleront les exclos pendant quatre ans.

Une initiative du programme de conservation et de restauration (CoRe) de Parcs Canada

Le projet Barrières dans le sable fait partie du programme de conservation et de restauration de Parcs Canada (CoRe). Le gouvernement du Canada verse annuellement 15 millions de dollars afin de soutenir les projets hautement prioritaires qui contribuent, sur le terrain, à la conservation ou à la restauration de l’intégrité écologique, ainsi qu’à la durabilité écologique et au rétablissement des espèces en péril.