Le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton protège une partie de la région des Hautes-Terres acadiennes des Maritimes, un site naturel désigné de Parcs Canada, enclavé dans la région forestière acadienne du Canada. Cette région forestière fait partie, avec celle des Grands Lacs et du Saint-Laurent, d'une immense forêt mixte de feuillus et de conifères qui s'étend des Grands Lacs à la Nouvelle-Angleterre et aux provinces Maritimes.

Une grande diversité de végétaux

Le climat et les paysages du nord du Cap-Breton ont favorisé une réunion exceptionnelle de végétaux septentrionaux et méridionaux.

Habituellement, les végétaux méridionaux de climat tempéré, comme l'érable à sucre, le merisier et la dicentre à capuchon, se retrouvent bien plus au sud, en Nouvelle-Angleterre. Pourtant, ils croissent très bien dans les riches forêts des vallées protégées du Cap-Breton. Les hauteurs du plateau, toutefois, sont l'habitat d'espèces septentrionales, de climat froid, comme le sapin baumier, le bouleau à papier, l'épinette noire et le cornouiller du Canada.

Dans le nord du Cap-Breton, on a relevé 631 espèces végétales indigènes et 118 espèces végétales importées (exotiques). Pour ces dernières, on en attribue la présence aux humains, qui les cultivaient dans les jardins ou qui les ont importées accidentellement. Parmi ces « nouveaux » végétaux, signalons le renouée du Japon, le chrysanthème leucanthème, le lupin, la rudbeckie hérissée, le pissenlit officinal et le lythrum salicaire.

Le nord du Cap-Breton fait partie de la région des Hautes-Terres acadiennes des Maritimes, mais comprend trois régions de terre : la forêt acadienne (feuillus), la forêt boréale (conifères) et la taïga (halliers, landes dénudées et tourbières).