La grive de Bicknell préfère la forêt de résineux dense comme habitat de reproduction. Son nid est fait principalement de mousse et se trouve dans un petit buisson ou sur le sol. Elle a besoin d'une forêt dense et d'un couvert ample pour protéger son nid. La structure sociale de cette espèce ne ressemble pas à celle des autres oiseaux chanteurs de l'Amérique du Nord, car les mâles et les femelles ne forment pas de couples traditionnels, et les mâles participent parfois à la construction du nid. Chez cette espèce, la couvaison est plus fréquente et plus intense que chez beaucoup d'oiseaux chanteurs. Il est nécessaire d'en apprendre davantage sur ces oiseaux afin d'élaborer des méthodes d'enquête suffisantes.

Répartition

La grive de Bicknell se reproduit dans quelques endroits de l'est du Canada (Québec, Nouveau- Brunswick et Nouvelle-Écosse). Elle est classée espèce préoccupante par le COSEPAC, et on estime que sa population varie de 5 000 à 15 000 couples.

Menaces
  • habitat limité
  • population faible (5 000 à 15 000 couples)
  • les populations sont isolés les uns des autres
  • faible succès de nidification
  • potentiel de reproduction faible
Recherche

Les chercheurs du parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton poursuivent des études sur cet oiseau depuis 2002. Ces études ont montré que les populations sont peu nombreuses et qu'elles ne sont pas réparties uniformément dans l'habitat qui leur convient. On les trouve dans des aires non boisées telles que les tourbières, les landes, les peuplements d'épinettes noires et de sapins baumiers de faible hauteur et balayés par les vents.

Voir le site d'Environnement Canada pour plus d'informations sur la grive de Bicknell.