L'économie du Nord du Cap-Breton tire de grandes retombées du tourisme, mais il s'agit d'une arme à double tranchant - l'équilibre est précaire entre l'infrastructure touristique et la perte d'habitat. De nombreux visiteurs viennent dans le Nord du Cap-Breton pour découvrir les paysages et la beauté naturelle de cette région. Pour répondre aux besoins de tous ces visiteurs, il faut construire des routes et des bâtiments. Mais, pour ce faire, il faut sacrifier une partie des magnifiques paysages que les touristes viennent admirer !

Il est important de disposer d'une infrastructure suffisante pour répondre aux besoins des visiteurs qui affluent dans la région chaque année. Par exemple, si le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton aménage un sentier destiné à 10 000 randonneurs par année, mais qu'il en accueille 50 000, le sentier et le secteur environnant ne tarderont pas à souffrir des effets de cette fréquentation excessive : piétinement, accumulation de déchets s'il n'y a pas suffisamment de poubelles et déchets humains s'il n'y a pas suffisamment de toilettes. La même réalité s'applique aux parcs provinciaux et aux terrains de camping privés. Par conséquent, il est important de réaliser des études pour obtenir un bon aperçu du taux de fréquentation et de planifier en conséquence.

Les automobilistes qui parcourent le Cabot Trail ont eux aussi des effets sur l'écosystème. Plus il y a de circulation, plus il y a de pollution. Les risques d'introduction d'une espèce non indigène s'en trouvent également accrus.