L'environnement est pollué par bon nombre des produits chimiques que nous utilisons dans notre vie quotidienne et dans divers procédés industriels. Ces produits viennent contrecarrer les processus biologiques vitaux des plantes et des animaux, ce qui entraîne une réduction de la capacité de reproduction et, par conséquent, la disparition des espèces.

L'écosystème du Nord du Cap-Breton est relativement vierge et exempt de pollution si on le compare à celui de régions plus urbanisées et plus industrialisées, mais il n'en demeure pas moins que la pollution constitue un danger bien réel. Les grandes routes maritimes qui traversent le détroit de Cabot représentent probablement la plus grande menace qui guette l'écosystème du Nord du Cap-Breton. Jusqu'à présent, le Cap-Breton a pu échapper à d'importants déversements, même si des incidents de moindre envergure sont déjà survenus en périphérie de l'île.

Fait surprenant, l'écosystème du Nord du Cap-Breton, même s'il se trouve en aval des grandes régions industrielles des États-Unis continentaux et du Canada, est relativement peu touché par les pluies acides. En effet, les sols de la région recèlent des substances qui réduisent l'acidité de la pluie, de sorte que bon nombre de nos cours d'eau ont un pH neutre lorsqu'ils gagnent la côte.

Les produits chimiques à usage domestique, notamment les produits d'entretien ménager, s'accroissent et se diversifient. Ils pourraient contribuer à la pollution de notre écosystème si nous en faisons un usage impropre ou si nous les éliminons de façon imprudente.