Le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton s'efforce de plusieurs façons de réduire l'impact de l'activité humaine et des agresseurs sur l'écosystème :

  1. Recherche et surveillance - Le personnel du parc réalise des projets de recherche et de surveillance axés sur des espèces animales et végétales particulièrement fragiles. Par exemple, nous surveillons les populations d'amphibiens, qui sont particulièrement vulnérables aux toxines présentes dans l'eau. Les rapaces, tels que les buses, les aigles et les hiboux, sont également de bons indicateurs de la santé de l'écosystème, parce que les toxines tendent à s'accumuler au sommet de la chaîne alimentaire. En outre, le personnel du parc travaille actuellement à répertorier les lichens de la vallée de la rivière Grande Anse parce que les populations sont en régression, vraisemblablement à cause des vapeurs d'échappement des voitures. Parallèlement à cette étude, les chercheurs du parc surveillent les volumes d'ozone.
  2. Prévention des agresseurs possibles - Pour ne pas nuire à la partie de l'écosystème du Nord du Cap-Breton dont il a la responsabilité, Parcs Canada apporte des restrictions au type d'activités qui peuvent être exercées dans le parc. Le territoire du parc a été divisé en zones selon le degré de protection à accorder pour prévenir les dommages ou la destruction.
  3. Régénération des habitats endommagés - La remise en état du sentier Skyline représente un bon exemple. Ce sentier figure parmi les plus fréquentés du parc, et, à force de piétinement, les randonneurs ont fini par détruire la végétation fragile du promontoire. Le personnel du parc y a donc aménagé un trottoir de bois pour éviter que l'environnement ne soit endommagé davantage. Le sol dénudé a été ensemencé à nouveau de végétation indigène. Il est maintenant illégal de quitter le trottoir de bois pendant une randonnée sur le sentier Skyline.
  4. Gestion des ressources naturelles - Parcs Canada gère le mieux possible les ressources naturelles du parc compte tenu des renseignements dont il dispose. Par exemple, la gestion des ressources halieutiques a donné lieu à une politique de remise à l'eau du saumon dans le parc afin de prévenir l'élimination complète de la population de saumon atlantique. Pour la truite, la limite de prises quotidienne a été réduite pour des raisons semblables.
  5. Écologisation des pratiques - Parcs Canada encourage ses employés à respecter l'environnement. Tout le personnel s'efforce de réduire, de réutiliser et de recycler là où il est possible de le faire. En 1990, le parc s'est doté d'un comité « vert » qui a pour mandat de sensibiliser le personnel aux pratiques écologiques, de l'encourager à appuyer les efforts d'écologisation et de suggérer à la direction des moyens d'améliorer ses pratiques environnementales. Chaque année, le comité vert organise une corvée de nettoyage dans le parc. En marge de ce travail, bon nombre d'employés du parc lancent leurs propres initiatives d'écologisation. Par exemple, les garages d'entretien recyclent l'antigel, et les ateliers de menuiserie recyclent le bois. Le terrain de golf Highlands Links s'est récemment vu accorder par Audubon le statut de sanctuaire pour ses pratiques écologiques.