Une espèce en péril, qu'est-ce que ça signifie?

Les espèces en péril sont des espèces qui ont subi un déclin important de leur population dans une zone donnée. Ceci inclut les plantes, insectes, reptiles, oiseaux, mammifères - toute vie sauvage. Les espèces peuvent être désignées comme étant en péril à l'échelle provinciale (les quantités ont considérablement diminué dans une province/un territoire) ou à l'échelle fédérale (les quantités ont diminué partout au Canada).

Les espèces en péril se répartissent en quatre catégories:

  1. Disparue – une espèce qui ne vit plus dans une zone où elle avait l'habitude de vivre, bien qu'on puisse encore la trouver dans d'autres parties du monde.
  2. En voie de disparition – une espèce qui court un risque extrême de disparaître du pays ou de la planète.
  3. Menacée – une espèce qui a de grandes chances de se retrouver en voie de disparition si aucune mesure n'est prise pour réduire les menaces biologiques ou l'impact humain.
  4. Préoccupante – une espèce dont la population est en déclin à cause de diverses menaces et qui peut se retrouver menacée ou en voie de disparition.

Toutes les espèces en péril sont protégées en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Ceci signifie que des règlements, contrôles, initiatives de rétablissement et autres mesures ont été mis en place dans l'espoir de restaurer la population de ces espèces sauvages en péril.

Quelles sont les espèces en péril dans la forêt boréale?

Quel est l'impact du déclin de la santé de la forêt boréale sur ces espèces?

L'infestation par la tordeuse des bourgeons de l'épinette qui s'est déclarée dans les années 70 et 80 a décimé beaucoup de sapins baumiers et d'épinettes au cœur de la forêt boréale du parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton. Un évènement de cette nature rend possible la croissance de nouveaux arbres et en général la forêt a tendance à se régénérer naturellement. Ceci signifie qu'un nouvel habitat se crée et que les jeunes arbres deviennent alors une source précieuse de nourriture pour les diverses espèces environnantes. Bénéficiant donc de ressources alimentaires en abondance, la population d'orignaux a commencé à augmenter dans le parc (les loups ayant disparu de cette région, les orignaux n'ont désormais plus de prédateurs naturels). Cet abroutissage important par les orignaux a entravé la régénération de la forêt boréale et un épais tapis d'herbes et de fougères recouvre maintenant certaines zones autrefois riches en arbres.

Ces vastes terres herbeuses font qu'il est difficile pour les arbres de la forêt boréale de s'établir sans une aide extérieure. Ces arbres deviennent alors un habitat inadapté pour les autres plantes et espèces sauvages caractéristiques de la forêt boréale, incluant les espèces en péril telles que la grive de Bicknell, le lynx du Canada et la martre d'Amérique. Ces espèces ont besoin de la forêt. En effet, celle-ci leur procure un habitat ainsi qu'une diversité d'animaux et de plantes nécessaires à leur alimentation, tout en leur fournissant la protection d'une dense couverture forestière. Le déclin de la forêt a grandement affecté la population de ces trois espèces.

Comment le projet « Rétablir la forêt boréale » peut-il aider ces espèces en péril?

Parcs Canada est responsable de la protection et du rétablissement des espèces inscrites qui vivent dans les parcs nationaux, les aires marines nationales de conservation, les lieux historiques nationaux et d'autres aires patrimoniales protégées.

Avec la mise en place d'initiatives pilotes de restauration, le projet "Rétablir la forêt boréale" a pour but d'entamer le rétablissement de l'équilibre de la forêt boréale, favorisant un écosystème varié, durable et en pleine santé au sein duquel toute espèce sauvage peut s'épanouir.

Comment rester en contact?

Pour en savoir davantage au sujet des citoyens de la science et des initiatives de bénévolat dans le cadre du projet « Rétablir la forêt boréale » – visitez Gardez le contact.

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