Chéticamp, Nouvelle-Écosse,
le 13 octobre 2016

La santé de la forêt boréale dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton est en déclin. Les espèces rares telles que le lynx et la martre d’Amérique sont aux prises avec la perte de l’habitat, tandis que les oiseaux des prairies remplacent les espèces de la forêt. Parcs Canada est déterminé à rétablir la santé de la forêt dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton grâce au projet Rétablir la forêt boréale. En 2014, nous avons commencé un projet de quatre ans qui applique différentes méthodes expérimentales visant à inverser la tendance à la disparition des forêts et à ramener la forêt boréale.

Après plus de 15 ans d’études scientifiques, les données de Parcs Canada montrent que la population d’orignaux actuelle dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton (environ 1 800 orignaux) a un impact négatif sur l’écosystème forestier en ralentissant la croissance des jeunes arbres, transformant ainsi la forêt en prairie. En fait, la densité d’orignaux dans le parc national est estimée à quatre fois le nombre qu’une forêt saine et équilibrée peut généralement soutenir. Nous savons que notre forêt boréale ne peut pas assurer la subsistance de cette population.

Le projet visant à conserver et à Rétablir la forêt boréale cible trois domaines dans le parc national : le sentier Skyline, le mont North et le lac Warren. Dans chacune de ces zones, nous mettons à l'essai différentes techniques de restauration pour mettre au point des méthodes efficaces dans le but de rétablir la forêt boréale. Ces méthodes comprennent la plantation d’arbres, la construction de clôtures pour empêcher les orignaux de brouter les jeunes arbres, et la réduction de la population d’orignaux dans une zone spécifique de 20 km2 sur le mont North. Le site du mont North représente 2 % du parc.

Une des techniques appliquées est le retrait de l’orignal d’une zone sur le mont North afin de réduire le broutage excessif de l’orignal et de permettre la régénération naturelle de la forêt.

Il est important de noter que la réduction de la population d’une espèce n’est pas une nouvelle approche de Parcs Canada, mais elle est réservée aux situations de nécessité absolue.

Cette année, dans le cadre de son projet de Rétablir la forêt boréale, le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton et ses partenaires l’Institut des ressources naturelles Unama’ki réduiront la population d’orignaux cette automne dans la même zone de 20 km2 où une réduction de la population a eu lieu l’année dernière. Il est provisoirement prévu que les activités de réduction de la population d’orignaux pourraient commencer dès la première semaine de novembre et pourraient continuer jusqu'au 18 décembre.

Parcs Canada continuera à travailler avec les collectivités locales et les groupes d’intérêt pour partager des informations et pour explorer des façons d'impliquer les communautés locales dans le projet.

Derek Quann
Coordonnateur de projet – Conservation des ressources,
Unité de gestion du Cap-Breton, Parcs Canada

Information :

Darlene Doucet
Agente, Relations publiques et communications
Unité de gestion du Cap-Breton, Parcs Canada 
902-224-7041
darlene.doucet@pc.gc.ca