C'est terminé!

Après cinq ans, le projet pilote « Rétablir la forêt boréale » a pris fin. Avec nos partenaires, nous avons essayé différentes approches pour mieux comprendre la forêt boréale dans le but d’améliorer sa santé. Une forêt boréale vigoureuse représente bien plus que des arbres sains, c’est un habitat essentiel pour les espèces dont la survie en dépend, comme l’orignal, le lièvre, les oiseaux, les écureuils, le lynx et la martre d’Amérique. Un grand merci à tous les bénévoles, les membres de la communauté et les partenaires qui ont participé – que ce soit pour planter des arbres, contribuer aux opérations de récolte d’orignaux, partager votre opinion ou nous aider à sensibiliser la population canadienne. Merci!

Rétablir la forêt boreale : Une histoire sur le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton

Transcription

[Titre animé :] « Rétablir la forêt boreale : Une histoire sur le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton »

[Narrator] Le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton est connu pour ses hautes terres et son paysage maritime spectaculaires. Des falaises abruptes et de profonds canyons de rivière sculptent la forêt boisée du plateau au bord de l’océan Atlantique. Le paysage accidenté du parc national présente trois zones terrestres distinctes : La forêt acadienne d’anciens feuillus et de conifères luxuriants ornent les vallées et la côte, des zones tourbeuses et des terres arides occupent le haut plateau, et entre les deux se trouve la vaste forêt boréale, couvrant un tiers du parc. Une forêt boréale saine est composée de conifères comme le sapin baumier et l'épinette,

et de feuillus comme le bouleau blanc et le sorbier d’Amérique,

: et elle abrite de nombreux animaux, tels que l’écureuil roux, la grive de Bicknell,

le lièvre d’Amérique, le tétras du Canada, la martre, le lynx, l’orignal

et d'autres encore. Aujourd’hui, un épais tapis d’herbe est en train de remplacer la forêt autrefois robuste. La forêt boréale du parc national et la vie des plantes et des animaux qui y vivent, sont menacées. Les écosystèmes changent constamment. La forêt boréale est naturellement perturbée par d’importantes épidémies d’insectes

et par le feu. Mais une forêt boréale saine peut se rétablir. Quand les arbres plus vieux meurent, ils font place aux jeunes arbres. Il existe aussi un équilibre entre les animaux. Quand les herbivores trouvent beaucoup de nourriture, les prédateurs empêchent la population d’augmenter de manière incontrôlée. Chaque partie de l’écosystème est essentielle au maintien de l’équilibre dans une forêt boréale saine. Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui dans la forêt boréale

du parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, nous devons examiner le passé. Depuis la nuit des temps les Mi’kmaq ont vécu en harmonie avec la forêt boréale. Après l’arrivée des colons européens, les orignaux et les loups ont disparu de l’île du Cap-Breton. 40 ans plus tard, des orignaux du parc national Elk Island ont été amenés de l’Alberta et introduits au parc. Une nouvelle population s’est graduellement établie.

Naturellement, la forêt a commencé à se régénérer et les jeunes arbres ont grandi.

Avec beaucoup de jeunes arbres à manger et l’absence d’un prédateur naturel, la population d’orignaux a explosé.

Si rien n’est fait pour corriger cette tendance, la forêt boréale pourrait se transformer en terres herbeuses.

Quand cela est possible, nous permettons à la nature de retrouver son propre équilibre. Mais sans aide, la régénération de notre forêt boréale sera impossible. Et c’est ce que le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton est en train de faire. Nous pouvons aider la forêt boréale à retrouver son équilibre. Les jeunes, les Mi’kmaq, les communautés de la région,

Vous aussi, vous pouvez vous impliquer.

Venez visiter le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton pour le voir par vous-même. Ensuite, plantez un arbre pour aider à rétablir la forêt boréale, et vivez sa magie. Pour en savoir plus, visitez...

[titre animé : Rétablir la forêt boreale]

[titre animé: Unama'ki Institute of Natural Resources logo]

[titre animé: Parcs Canada]

© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada représentée par Parcs Canada, 2016.

[titre animé : ] Canada

Ce que nous savons désormais...

Les projets pilotes servent à en apprendre davantage. Alors, qu’avons-nous découvert à Parcs Canada sur la forêt boréale ces cinq dernières années? Voici quelques-unes de nos principales constatations :

  • Les jeunes arbres ont pu se développer une fois protégés du broutage par les orignaux.
  • Rompre la couverture végétale lors de la plantation augemente les chances de survie et la croissance des semis.
  • 84 % des sapins baumiers (plantés à l’intérieur de l’exclos du Skyline) et 94 % des épinettes blanches (plantées à l’extérieur de l’exclos) ont survécu à leur première année de plantation. Les orignaux préfèrent les sapins baumiers aux épinettes blanches; c’est pourqoui les sapins baumiers étaient protégés.
  • Une baisse significative du brougtage par les orignaux a été observée sur le mont North et le mont French.

Ceci n’est qu’un bref aperçu de nos observations. Vous trouverez un rapport final sur le site Web du projet plus tard cette année.

Et maintenant?

Au cours des prochains mois, Parcs Canada va analyser les données recueillies ces cinq dernières années afin de déterminer les étapes à suivre. Quelles que soient les mesures à prendre, nous inclurons la communauté, nos partenaires et les parties intéressées dans le développement de nos programmes et projets à venir. Pour le moment, nous vous invitons à vous tenir au courant en visitant le www.pc.gc.ca/retablirlaforetboreale.

Relevé de la population d'orignaux de 2019

Tous les 2 à 4 ans, Parcs Canada effectue un relevé de la population d’orignaux dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton. En mars 2019, Parcs Canada a collaboré avec le ministère des Terres et Forêts de la Nouvelle-Écosse et les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse pour faire un recensement de la population d’orignaux dans les hautes terres du Cap-Breton, y compris dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton. Les résultats du relevé de cette année indiquent une diminution importante de la population d’orignaux. En effet, la densité de la population d’orignaux est de 0,5 par km2, soit une population saine pour notre parc.

Rétablir la forêt boréale


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