Perturbation ou destruction de l'habitat

La survie d'une espèce dépend de la survie de son habitat. Si l'aire où une espèce vit, se nourrit et se reproduit est perturbée ou détruite, l'espèce doit alors s'adapter au changement ou mourir. Les nids construits sur les plages sablonneuses par le pluvier siffleur, espèce en voie de disparition, en sont un exemple. Les humains fréquentent ces mêmes plages à des fins récréatives et dérangent les oiseaux adultes qui abandonnent leurs nids.

Les nids sont bien camouflés et peuvent facilement être détruits par les gens qui circulent à pied ou utilisent des véhicules tout terrain (VTT). Les prédateurs des oeufs et des oisillons constituent une autre menace. Les prédateurs de nids étant attirés par les déchets, leur nombre peut augmenter quand les gens laissent des ordures dans les environs, influant ainsi sur la survie du pluvier.

Espèces exotiques envahissantes

Parfois, des espèces qu'on ne trouve pas à l'état sauvage dans une zone y sont introduites accidentellement ou délibérément. Ces espèces peuvent constituer une menace si elles font concurrence aux espèces indigènes pour la nourriture et l'habitat, ou si ces dernières leur servent de proies. Par exemple, le lynx roux est venu au Cap-Breton à la suite de la construction du pont-jetée reliant le Cap-Breton à la partie continentale de la Nouvelle-Écosse. Il est en concurrence avec le lynx indigène pour l'habitat et la nourriture. Le lynx est maintenant considéré comme une espèce en péril au Cap-Breton.

Changements mondiaux

Les changements climatiques (le réchauffement de la planète, par exemple) et la pollution mondiale (pluies acides, retombées radioactives, destruction de la couche d'ozone) peuvent mettre certaines espèces en péril. La plupart des espèces ont une tolérance limitée aux changements écologiques et, si leur seuil de tolérance est dépassé, les populations de ces espèces souffrent. C'est ainsi que les amphibiens (grenouilles et salamandres) sont en déclin à l'échelle mondiale.

De nombreuses hypothèses expliquent ce déclin. Une des raisons possibles est l'augmentation des polluants, comme les pluies acides, qui inffluent sur le développement de leurs oeufs. La réduction de la couche d'ozone et l'augmentation des rayons ultraviolets, causées par la pollution, sont probablement un facteur du faible taux d'éclosion des oeufs.