Document de travail : Bâtir une vision pour l’avenir

Table des matières

Introduction : Examen du plan directeur

Parcs Canada gère les parcs nationaux, les lieux historiques nationaux et les aires marines nationales de conservation au nom des Canadiens. L’Agence est fière d’être l’intendante de ces lieux patrimoniaux, de les protéger et de les mettre en valeur pour le bénéfice et le plaisir des Canadiens, tout en veillant à ce que ces lieux demeurent intacts pour les générations actuelles et futures.

La Loi sur les parcs nationaux du Canada (2000) exige que Parcs Canada prépare un plan directeur pour chaque lieu patrimonial dont il est responsable et que les plans soient examinés au moins tous les dix ans. Les plans directeurs sont des documents de responsabilisation clés qui fournissent un cadre pour la prise de décisions et décrivent comment Parcs Canada, les peuples autochtones, les autres partenaires et les intervenants travailleront ensemble pour améliorer la gestion des lieux patrimoniaux.

Parcs Canada élabore actuellement un nouveau plan directeur pour le parc national du Gros-Morne qui devrait être déposé au Parlement à l’automne 2019. Il établira une orientation stratégique claire pour la gestion et l’exploitation du parc national du Gros-Morne en décrivant une vision à long terme et en établissant un ensemble d’objectifs quinquennaux à décennaux et de cibles connexes. Le présent document de travail fournit des renseignements généraux comme point de départ des consultations avec les peuples autochtones, les autres partenaires clés, les intervenants et le grand public. Ils sont tous invités à faire part de leurs commentaires et de leurs réflexions sur les considérations et les éléments de vision proposés qui guideront l’élaboration du nouveau plan directeur du parc national du Gros-Morne. La première phase des consultations est prévue à l’automne 2018 et comprendra des réunions avec les peuples autochtones, les principaux partenaires et intervenants, des séances d’information communautaires et une carte de commentaires en ligne conçue pour recevoir de la rétroaction sur les possibilités futures pour le parc national. Tous les commentaires découlant des discussions et présentés sur la carte en ligne seront pris en compte et intégrés dans une ébauche de plan directeur qui sera fournie pour la deuxième phase des consultations sur le plan directeur au début de 2019.

Durant la lecture du présent document, veuillez tenir compte des questions suivantes ::

  • De quoi aimeriez-vous que nous tenions compte dans l’élaboration du plan directeur qui guidera la prise de décisions en matière de gestion au cours des dix prochaines années pour le parc national du Gros-Morne?
  • Les éléments de la vision font-ils progresser le parc dans la bonne direction en ce qui concerne la protection et la présentation des valeurs naturelles et culturelles du parc national? 

Importance du parc national du Gros-Morne

Le parc national du Gros-Morne a été créé en 1973. Situé dans la péninsule Northern, il protège un exemple représentatif de 1 805 km2 des régions naturelles des hautes terres de l’ouest de Terre-Neuve et des basses terres du Saint-Laurent. La désignation du parc national du Gros-Morne comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO reconnaît sa beauté naturelle exceptionnelle et ses exemples remarquables des grandes étapes de l’évolution géologique de la Terre, illustrés par les formations géologiques du parc.

Le parc national du Gros-Morne est situé à environ 37 km du centre régional de Deer Lake. Huit collectivités sont adjacentes au parc, et le dernier recensement indique que la population combinée tout au long de l’année est de 3 361 résidents. Plusieurs routes et corridors de service desservant ces collectivités traversent le parc. La route 430, qui traverse la partie nord du parc, est le seul accès routier à la péninsule Great Northern et relie également Terre-Neuve au Labrador. Selon les statistiques concernant les visites en bateau à l’étang Western Brook et les installations pour les visiteurs, la fréquentation du parc a augmenté de 39 % à 46 % depuis 2013.

Relations avec les peuples autochtones

Les deux groupes autochtones (Mi’kmaq) de l’île de Terre-Neuve sont la Première Nation de Miawpukek et la Première Nation Qalipu. Bien que certains membres de la Première Nation de Miawpukek vivent à l’extérieur de la réserve, la plupart vivent dans la réserve dans la collectivité de Conne River, située sur la côte sud de l’île, à 400 km du parc national du Gros-Morne. Les membres de la Première Nation Qalipu sont répartis sur toute l’île, mais les bureaux de leur bande et la majorité des membres de cette Nation résident sur la côte ouest de l’île de Terre-Neuve. 

Parcs Canada a conclu des ententes avec ces deux Premières Nations pour explorer et promouvoir les possibilités d’éducation, de formation et d’emploi. Les ententes mettent l’accent sur le savoir traditionnel autochtone, la commémoration du patrimoine naturel et culturel, la participation aux comités de planification, l’embauche conjointe d’étudiants, les possibilités de collaboration à l’échelle de la province ainsi que la promotion et le marketing conjoints. 

Relations avec les partenaires et les intervenants

Les huit collectivités enclavées adjacentes sont Trout River, Woody Point, Glenburnie-Birchy Head-Shoal Brook, Norris Point, Rocky Harbour, Sally’s Cove, St. Paul’s et Cow Head. Le parc national du Gros-Morne s’efforce de maintenir des relations de travail positives avec les résidents locaux grâce à diverses initiatives, notamment des forums des maires tenus quatre fois par année avec les dirigeants élus des communautés enclavées, des bulletins communautaires semestriels et des séances d’information communautaires. Le parc est doté d’un agent de liaison communautaire chargé de faire progresser les communications et la mobilisation. Parcs Canada a soutenu la culture et les événements dynamiques des communautés enclavées notamment en contribuant parfois à des festivals, tel que le festival littéraire Writers at Woody Point et le festival Trails Tales Tunes.

Une relation stratégique à long terme avec la Gros Morne Co-operating Association procure des avantages importants à Parcs Canada, aux collectivités locales et aux visiteurs. Depuis des décennies, la Gros Morne Co-operating Association a eu une incidence considérable et sans précédent en tant que moteur du tourisme durable et catalyseur du développement économique et social dans toute la région du parc du Gros-Morne. La Gros Morne Co-operating Association a accru l’emploi local, diversifié les possibilités de loisirs et de vie active grâce à l’exploitation de la piscine et à l’entretien des pistes de ski, des abris pour se réchauffer et de deux refuges de ski dans l’arrière-pays, et a contribué à la mise en valeur et à la préservation du patrimoine culturel de la région en appuyant les arts visuels, littéraires et culinaires ainsi que les arts du spectacle.

En tant que site du patrimoine mondial de l’UNESCO et destination emblématique de voyages internationaux, le parc national du Gros-Morne collabore avec de nombreux intervenants et partenaires internationaux, nationaux, régionaux et locaux qui s’intéressent à la gestion du parc. Il s’agit notamment du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, des organisations environnementales non gouvernementales comme la Société pour la nature et les parcs du Canada, des concessionnaires du parc, de l’Université Memorial de Terre-Neuve/campus Grenfell, des autres organismes gouvernementaux dont le ministère provincial du Tourisme, de la Culture, de l’Industrie et de l’Innovation, des organisations et exploitants touristiques, des municipalités et des résidents locaux.

Considérations prioritaires pour l’examen du plan directeur

L’examen du plan directeur actuel et de l’état du parc, avec la participation des gestionnaires du parc, de la direction et du personnel spécialisé de Parcs Canada, a permis de cerner les sujets suivants. Au cours de la première phase des consultations, il pourrait y avoir d’autres sujets ou points de vue qui seront pris en compte dans l’élaboration de l’ébauche du plan directeur.

  1. Résilience et restauration écologiques. Bien que l’intégrité écologique globale du parc national du Gros-Morne soit jugée passable à bonne, des menaces et des problèmes particuliers doivent être examinés.

    Il y a des indicateurs d’une tendance à la baisse dans certaines composantes de l’écosystème de la toundra, particulièrement en ce qui concerne les populations de lièvres et de caribous de l’Arctique dans le parc. La résilience de ces espèces est incertaine, surtout si l’on tient compte des projections des impacts du changement climatique sur l’habitat et les aires saisonnières. La prédation accrue des coyotes (maintenant considérés comme indigènes à Terre-Neuve en raison de l’expansion de leur territoire naturel) et l’ampleur des activités de motoneige dans le parc national du Gros-Morne sont également des facteurs de stress possibles pour ces espèces qui doivent être mieux compris.

    Les populations d’orignaux surabondantes continuent d’avoir de graves répercussions sur l’intégrité des écosystèmes forestiers du parc national du Gros-Morne. Les incidences comprennent la perte de forêts, la perte de biodiversité et l’augmentation du nombre d’espèces de mauvaises herbes envahissantes. L’orignal est une espèce introduite à Terre-Neuve (il a été observé pour la première fois dans l’actuel parc national du Gros-Morne dans les années 1950) et n’a aucun prédateur naturel important pour contrôler sa population. Avec l’interdiction de chasser lors de la création du parc national en 1973, il n’existait aucun mécanisme efficace pour contrôler les populations d’orignaux jusqu’à ce que Parcs Canada entreprenne son programme de santé des forêts, qui comprend la réduction des populations.

    Les efforts de restauration de la santé des forêts demeurent une priorité absolue pour le parc national du Gros-Morne. Bien que la santé des forêts s’améliore, il faudra des décennies pour obtenir un rétablissement complet puisque le processus naturel de succession forestière a été perturbé dans de vastes secteurs du parc. Dans les zones durement touchées, des activités de restauration, telles que la replantation, peuvent être nécessaires pour aider la forêt à se rétablir. À long terme, cet écosystème pourrait devoir être considéré comme « dépendant des mesures de gestion », car la population d’orignaux se rétablira rapidement à des niveaux nuisibles si elle n’est pas maintenue à une densité suffisamment faible pour permettre la régénération naturelle de la forêt.

    La population de saumon atlantique de Trout River est en danger critique d’extinction; seulement 13 adultes de cette population importante sur le plan culturel sont revenus frayer en 2017. Il est urgent de déployer des efforts visant à améliorer la situation pour prévenir la disparition de cette population irremplaçable et adaptée au milieu local.

    Possibilités : Il faut mener des recherches en collaboration avec le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador et les établissements universitaires pour comprendre les tendances à la baisse des espèces transfrontalières comme le caribou.

    Les initiatives de sensibilisation visant à promouvoir et à appuyer l’intendance et la participation des collectivités locales à la recherche, à la gestion et à la restauration écologique peuvent constituer un moyen efficace d’atteindre des objectifs communs en matière de santé des forêts et de sauver le saumon à Trout River. Le soutien de la collectivité, en plus d’un financement stable, est nécessaire pour assurer la santé à long terme de l’écosystème forestier, qui comprend une population d’orignaux appropriée sur le plan écologique et des améliorations continues de la santé des forêts.

  2. Croissance du nombre de visites. Le parc national du Gros-Morne connaît une croissance considérable du nombre de visiteurs qui devrait se poursuivre pendant la durée du présent plan directeur. Par exemple, l’expérience phare, la visite en bateau à l’étang Western Brook, a connu une croissance de 46 % de 2013 à 2017 et attire maintenant plus de 40 000 visiteurs par année. Les récentes améliorations apportées au sentier de l'étang Western Brook permettront de répondre aux besoins actuels et futurs en matière de circulation piétonnière, faciliteront l'accès des personnes à mobilité réduite, assureront le transport des fournitures en toute sécurité et amélioreront l'accès d'urgence. Une approche de gestion spécifique à un secteur sera développée spécifiquement pour Western Brook Pond afin de décrire l'orientation de la gestion pour les 5 à 10 prochaines années. Parcs Canada n'envisagera pas d'élargir l'offre existante d'excursions en bateau, d'aménager des locaux commerciaux ou des stationnements supplémentaires dans la région de l'étang Western Brook. Les véhicules privés et les autocars ne seront pas autorisés sur les sentiers menant à Western Brook Pond.
    visites aux installations du parc 03-17
    Le parc national du Gros-Morne est une attraction touristique très importante pour la province, et sa popularité, ainsi que les récentes améliorations apportées à l’infrastructure dans le cadre du programme d’investissement pour les infrastructures fédérales et les améliorations prévues des routes provinciales avec un lien fixe possible avec le Labrador, laissent tous entendre qu’il y aura une croissance continue du tourisme dans l’Ouest de Terre-Neuve et dans le parc national.

    Le parc national du Gros-Morne a grandement profité de l’accent que lui ont accordé le marketing touristique provincial et les initiatives de la Gros Morne Co-operating Association. Bien que la notoriété nationale et internationale de Gros-Morne soit en hausse depuis un certain temps, il semble que la région en soit à un point crucial dans son passage d’une destination « agréable à visiter » à une destination touristique « à visiter absolument ». Cela représente à la fois une possibilité et un défi pour le parc et les collectivités locales pour ce qui est d’avoir les ressources nécessaires pour répondre à la demande accrue des visiteurs tout en veillant à ce que les expériences et les commodités ne nuisent pas à l’intégrité écologique ou aux valeurs du patrimoine culturel.

    Possibilités : Le processus de planification de la gestion offre l’occasion d’obtenir une rétroaction sur l’expérience du visiteur offerte actuellement et de recueillir de l’information sur les marchés cibles et les tendances relatives aux visiteurs. Des occasions de partenariat susceptibles de contribuer à améliorer la satisfaction des visiteurs peuvent également être déterminées. Des occasions d’élargir les efforts actuels de promotion conjointe de la région en partenariat avec la province, les collectivités locales, les organismes de marketing des destinations et d’autres attractions seront explorées, de même que les occasions de travailler avec le milieu des affaires (au moyen de permis d’exploitation et de demandes de propositions) pour compléter et améliorer l’expérience offerte aux visiteurs du parc. D’autres moyens peuvent également être envisagés.

    Compte tenu des tendances en matière de fréquentation et de la planification du renouvellement de l’expérience du visiteur dans le parc national du Gros-Morne, le présent plan directeur peut renforcer le rôle du parc national comme catalyseur du tourisme durable à Terre-Neuve. La planification et les mesures proactives intégreront les effets cumulatifs (p. ex., empreinte, capacité de charge, etc.) dans le processus décisionnel afin que les visiteurs vivent une expérience exceptionnelle sans nuire à l’intégrité écologique, au patrimoine culturel ou aux valeurs universelles exceptionnelles du parc national du Gros-Morne.

    Relations avec les Autochtones. Il y a eu une variété de collaborations avec les collectivités autochtones au fil des ans. Bien qu’il y ait un respect mutuel, plus d'attention pourrait être accordée à l’intégration des points de vue autochtones dans les opérations du parc et à l’amélioration de la capacité globale des collectivités autochtones de participer plus pleinement aux projets et aux activités.

    Possibilités : En s’appuyant sur les relations de Parcs Canada avec les groupes autochtones et en collaboration avec le parc national Terra-Nova, le présent plan directeur peut mettre l’accent sur la collaboration avec les peuples autochtones pour définir les secteurs où Parcs Canada peut être un partenaire et une ressource, et appuyer les objectifs plus généraux de la réconciliation.

  3. Actifs durables. Les récents investissements effectués au parc national du Gros-Morne dans le cadre du programme d’investissement pour les infrastructures fédérales ont été axés sur la réparation et la revitalisation des routes, des ponts et des éléments d’actif liés à l’expérience du visiteur comme les terrains de camping de Berry Hill et de Green Point, le Centre de découvertes, l’étang Western Brook et les sentiers les plus recherchés du parc national. Bien que ces investissements aient permis de régler les problèmes d’infrastructure les plus graves, il reste encore beaucoup de travail différé, la pression supplémentaire liée à l’entretien des nouvelles infrastructures ainsi que les coûts croissants du déneigement et de l’entretien des routes. L’augmentation de la fréquentation a également des répercussions sur l’entretien à long terme, la capacité et la durabilité de l’infrastructure du parc. Les effets du changement climatique sur les écosystèmes et les ressources, comme en témoignent des événements météorologiques plus fréquents et extrêmes, doivent également être pris en compte. L’élévation du niveau de la mer, les inondations, l’érosion et les dommages causés par le vent, comme ce fut le cas au parc du Gros-Morne à la suite d’une forte tempête en janvier 2018, peuvent détruire des éléments de façon imprévue et donc entraîner un besoin imprévisible de travaux de réparation ou de remplacement.

    Possibilités : La réhabilitation des actifs offre la possibilité de faire en sorte que les infrastructures résistent mieux au climat, d’accroître la satisfaction des visiteurs et d’obtenir l’appui de la collectivité, en particulier en ce qui concerne les routes. Le parc national du Gros-Morne demeure déterminé à saisir les occasions de régler les problèmes d’entretien différé et de trouver des moyens novateurs d’assurer la durabilité.

  4. Gestion de l’utilisation des terres et extraction des ressources adjacentes au PNGM. Les activités d’utilisation des terres à l’extérieur des limites du parc peuvent aller de projets d’infrastructure de transport et de communication à grande échelle à l’utilisation locale de véhicules tout-terrain. Si elles ne sont pas menées de manière appropriée ou trop fréquemment, ces activités peuvent poser des risques pour l’intégrité écologique du parc national et les valeurs universelles exceptionnelles de ce site du patrimoine mondial de l’UNESCO. En ce qui concerne les risques potentiels d’une future extraction de ressources en milieu terrestre ou en zone extracôtière, le Comité du patrimoine mondial a recommandé qu’une zone tampon soit établie autour du PNGM pour assurer une protection adéquate. Parcs Canada prend des mesures pour officialiser les protocoles de collaboration entre les organismes afin de gérer l’extraction des ressources et la gestion de l’utilisation des terres adjacentes au PNGM.

    La proposition provinciale visant à établir un lien fixe avec le Labrador, qui pourrait avoir des répercussions considérables sur le parc national du Gros-Morne en raison de l’augmentation de la circulation, en particulier des camions de transport et de l’équipement lourd, est un facteur à prendre en considération à l’avenir pour la gestion du parc. L’augmentation de la circulation entraîne une hausse de la fréquentation ainsi que des exigences en matière d’entretien de la route et des répercussions négatives potentielles sur l’intégrité écologique (p. ex. mortalité accrue de la faune et bruit de la circulation).

    À l’échelle locale, il y a un développement progressif des aires de chafauds, ainsi que des chalets adjacents au parc national du Gros-Morne, surtout dans les enclaves de Rocky Harbour et de Saint-Paul’s.

    Possibilités : Établir des liens avec les partenaires, les intervenants et les résidents locaux au cours du processus de planification de la gestion afin de promouvoir et de renforcer la collaboration régionale et de cerner les intérêts, les préoccupations et les possibilités concernant l’utilisation et l’aménagement des terres adjacentes au parc national du Gros-Morne. Le processus permet également aux intervenants de répondre officiellement et de s’assurer que la rétroaction est consignée. La communication continue avec les collectivités enclavées et les partenaires provinciaux demeurera importante.

Éléments de vision proposés

Une nouvelle vision pour le parc national du Gros-Morne sera élaborée au cours de l’examen du plan afin de donner un aperçu de l’avenir souhaité pour le parc national. La vision guidera l’élaboration des stratégies, des objectifs et des cibles clés de l’ébauche du plan directeur. Les éléments suivants sont proposés pour la nouvelle vision :

Dans 15 à 20 ans, le parc national du Gros-Morne sera…

  • reconnu comme un chef de file en matière de conservation des ressources naturelles et de restauration écologique, aura une bonne réputation en matière de maintien de l’intégrité écologique en intégrant des principes axés sur les écosystèmes à la prise de décisions et en travaillant en collaboration avec d’autres qui partagent les valeurs de Parcs Canada;
  • un parc national mis en vedette, reconnu au Canada et dans le monde entier comme une destination touristique incontournable en raison de sa valeur universelle exceptionnelle et des possibilités d’offrir des expériences dynamiques et novatrices aux visiteurs;
  • un endroit où les peuples autochtones partagent et célèbrent leurs connaissances et leurs points de vue;
  • bien connu et célébré pour son statut de site du patrimoine mondial de l’UNESCO;
  • un endroit où les collectivités durables appuient la préservation du patrimoine naturel et culturel; et
  • un lieu d’inspiration, de réflexion, de relations, de renouvellement et de transformation pour les collectivités et les visiteurs.

Nous voulons connaître votre point de vue!

Le présent document de travail vise à fournir des renseignements généraux, à susciter le dialogue et à solliciter les commentaires des peuples autochtones, d’autres partenaires clés, des intervenants et du grand public. Votre rétroaction permettra d’orienter la planification et aidera à façonner l’élaboration de l’ébauche du plan directeur.

Comment pouvez-vous nous faire part de vos commentaires?

Si vous désirez soumettre des commentaires sur les éléments de la vision proposés ou sur les possibilités qui s’offrent au parc national du Gros-Morne, veuillez :

  1. Envoyer un courriel à grosmorne.consultations@pc.gc.ca 
  2. Écrire une lettre à :
    Examen du plan directeur du parc national du Gros-Morne
    C.P. 130
    Rocky Harbour (T.-N.-L.)
    A0K 4N0 CANADA

D’autres consultations auront lieu une fois que l’ébauche du plan directeur aura été préparée.