L’écosystème des landes arctiques-alpines

Cet écosystème est confiné aux secteurs les plus élevés du parc, là où les phénomènes climatiques extrêmes limitent la croissance des arbres et permettent à des communautés végétales typiques des sols nus et des milieux arctiques-alpins de se développer et de survivre. Les landes occupent 35 % de la superficie du parc et servent d’habitat à des populations animales arctiques et alpines qui figurent parmi les plus méridionales de l’Est de l’Amérique du Nord, notamment le lièvre arctique, le lagopède alpin, le bruant hudsonien et le bruant à couronne blanche, de même qu’à une gamme variée de plantes, dont le saule herbacé. Ces espèces représentent d’importants symboles des caractéristiques écologiques que le parc vise à protéger. Pour illustrer le caractère extrême du climat de cet écosystème, mentionnons la neige épaisse qui, sous l’action du vent, s’accumule dans les creux abrités des plateaux alpins du parc et qui, pendant certaines années, persiste tout au long de l’été et parfois même jusqu’à l’hiver suivant! Le sentier du Mont-Gros Morne et le sentier Lookout sont les meilleures destinations pour voir de près l’écosystème des landes arctiques-alpines du parc.

Lande arctique-alpine    

L’écosystème des eaux douces

Il est formé de plusieurs grands lacs oligotrophes (p. ex. le lac Western Brook Pond) et de grandes rivières des basses terres (p. ex. la rivière Lomond) ainsi que d’une multitude de petits lacs, étangs, rivières et ruisseaux qui parsèment les hautes et les basses terres. Le parc renferme aussi tout un éventail de marécages, de marais, de tourbières et même d’étangs de castors! L’eau de surface et les milieux humides occupent environ 19 % de la superficie du parc, et cet écosystème offre aux visiteurs des expériences phénoménales (p. ex. pêche sportive, navigation de plaisance, observation des paysages), fournit des services écosystémiques importants (p. ex. eau propre, protection contre les tempêtes et le ruissellement) et abrite une gamme variée d’espèces sauvages! Le sentier du Lac-Western Brook Pond et le sentier du Lac-Trout River Pond sont d’excellents endroits pour découvrir de près l’écosystème des eaux douces du parc.

La rivière Lomond   

L’écosystème des forêts

C'est celui qui occupe la plus grande étendue dans le parc national du Gros-Morne, soit environ 44 % de la superficie du parc. Il est composé de forêts productives de conifères et de forêts boréales mixtes dans les basses terres ainsi que de broussailles et de forêts de conifères dans les hautes terres. La gestion de la récolte de bois à usage domestique est l’une des responsabilités clés du parc, et la mise en œuvre réussie du plan de gestion de cette récolte est un indicateur important de l’efficacité des mesures de gestion en place. Les forêts du parc sont menacées, particulièrement en raison de la colonisation du territoire par de nombreuses espèces non indigènes, dont l’orignal, l’écureuil roux, le campagnol à dos roux et le tétras du Canada. En particulier, le broutement excessif de l’orignal, une espèce surabondante, a entraîné une perturbation généralisée du processus de régénération de la forêt après une perturbation, et il se peut fort bien qu’il cause aussi une perte de biodiversité chez les plantes indigènes. L’écureuil roux a sans doute lui aussi une incidence marquée sur la santé des forêts, du fait qu’il s’attaque à un fort pourcentage de nids d’oiseaux chanteurs chaque été et qu’il fait concurrence aux espèces indigènes pour les cônes de sapins et d’épinettes en automne et en hiver. Le sentier du Ruisseau-Bakers et le sentier de l’Étang-Stuckless sont de bons endroits pour explorer l’écosystème des forêts du parc.

Une forêt du parc en début d'automne