En septembre 2015, un visiteur du parc a trouvé par terre un jeune pygargue à tête blanche blessé qui ne pouvait plus voler. Le personnel de la Conservation des ressources de Parcs Canada a transporté l’aigle à l’Atlantic Wildlife Institute (AWI), où Pam Novak et son équipe ont pu amorcer la guérison du jeune oiseau.

Rétablissement

Un jeune pygargue à tête blanche dans une volière au Atlantic Wildlife Institute
Le pygargue à tête blanche en rétablissement à l'intérieur de la volière de l'AWI, 23 février 2016.

Tout d’abord, l’équipe de l’AWI s’est affairée à hydrater et à nourrir le rapace. Elle a ensuite pris des radiographies qui ont révélé une fracture au cubitus de l’aile gauche, près de l’articulation du poignet. Comme la blessure et la fracture étaient stables, le jeune pygargue a pu guérir naturellement, sans avoir à subir de chirurgie.

En février 2016, le jeune aigle avait fait d’importants progrès. Après bien des heures d’exercice et de thérapie physique, il a réussi à s’envoler sans incident à l’intérieur de la volière de l’AWI. Même s’il aurait été possible de le relâcher dans la nature en décembre 2015, le personnel de l’AWI a décidé de le garder en captivité jusqu’au printemps pour accroître ses chances de survie dans son habitat naturel. Ce séjour prolongé à l’AWI lui a permis de se rétablir complètement et de passer encore plus de temps à s’exercer à voler, à se percher et à effectuer des manœuvres avant de regagner son habitat naturel.

Cérémonie et remise en liberté

Un employé de Parcs Canada et membre de la communauté des Premières nations de Elsipogtog joue un instrument de percussion près du wigwam au parc national Kouchibouguac
Cody Clair, interprète de Parcs Canada et membre de la communauté des Premières nations de Elsipogtog.

Au printemps 2016, le pygargue a été jugé suffisamment fort pour être relâché dans son habitat naturel, le parc national Kouchibouguac. Le 2 juin 2016, le jeune aigle a été transporté jusque dans le parc, plus particulièrement à la plage Callanders, où les Mi'kmaq ont tenu une cérémonie spéciale pour l’occasion.

Le pygargue est encore considéré comme une espèce en voie de disparition au Nouveau­Brunswick, et il représente un animal sacré dans la culture Mi’kmaq. Le rétablissement complet et la remise en liberté de cet oiseau magnifique sont donc considérés comme une réalisation importante sur le plan écologique et culturel.

Importance du pygargue dans la culture des Mi'kmaq

Le pygargue à tête blanche est un animal très majestueux qui revêt un caractère sacré pour les Mi’kmaq. Dans leur culture, l’aigle a mérité cet honneur lorsqu’il a été envoyé vers le Créateur pour transporter des prières de guérison à une époque où le peuple Mi’kmaq était atteint d’une grave maladie. Comme il vole plus haut que tous les autres oiseaux, le pygargue peut transporter jusqu’au Créateur les prières de ceux qui ont besoin d’aide et de guérison.

Situation

Le pygargue à tête blanche est considéré comme une espèce en voie de disparition au Nouveau­Brunswick, et il est inscrit au Régistre public des espèces en péril du Nouveau-Brunswick.

Parks Canada is a recognized world leader in conservation. Through its Conservation and Restoration Program, Parks Canada takes actions to preserve national parks and contribute to the recovery of species-at-risk.

A group photo of all people involved in the recovery of the Bald Eagle, posing near the Wigwam at Kouchibouguac National Park
Employés de Parcs Canada, du Atlantic Wildlife Institute et de Anqotum Resource Management
© Parcs Canada / A. Audet

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