Avant même la création du parc en 1969, la région qui forme actuellement le parc national du Canada Kouchibouguac avait une riche et longue histoire. Depuis des siècles, des liens spirituels et culturels unissent les Mi’gmaq au parc national Kouchibouguac. Le nom Kouchibouguac est d’ailleurs d’origine mi’gmaq et signifie « rivière aux longues marées ».

Le parc est situé sur le territoire de chasse et de cueillette traditionnel Mi'gma'ki. Les premiers vestiges archéologiques des peuples autochtones ayant habité sur le territoire actuel du parc et y ayant fait la cueillette des ressources naturelles datent de quelque 4000 ans. Le parc compte 26 sites archéologiques autochtones connus, qui remontent de la période de l’Archaïque maritime jusqu’au moment de la création du parc, à la fin des années 1960.

Depuis des temps immémoriaux, les Mi’gmaq ont compté sur les abondantes ressources marines et terrestres saisonnières de la région pour leur subsistance; ils tiraient de la mer plus de 90 % de leur nourriture. De fait, l’utilisation respectueuse des ressources (vie naturelle) constituait et constitue toujours le fondement du mode de vie, de l’ordre social et de l’économie des Mi’gmaq.

En raison de l’existence de réseaux commerciaux complexes qui s’étaient développés pendant des millénaires, les premiers Européens qui sont arrivés sur le territoire où se situe aujourd’hui le parc national Kouchibouguac y ont trouvé des Mi’gmaq prêts à faire des échanges commerciaux. Au cours des siècles qui ont suivi, le territoire des Mi’gmaq, surtout le riche littoral, a progressivement été envahi par les colonies européennes, et une vive concurrence à l’égard des ressources de la région a suivi. Les maladies d’origine européenne ont été particulièrement désastreuses pour les Mi’gmaq; après cent ans de contact avec les Européens, les Mi’gmaq avaient perdu 75 % de leur population, perdant ainsi de nombreuses connaissances et une grande partie de leur histoire. Dans les années 1800, il ne restait plus aux Mi’gmaq que quelques petites « réserves » qui avaient été mises de côté pour eux et qui contenaient peu de ressources.

En dépit d’obstacles insurmontables, les Mi’gmaq ont préservé leurs traditions culturelles, tout en s’adaptant à la modernité.

Le Mawiomi

Le mot « Mawiomi » est dérivé de la langue Mi’gmaq et signifie « rassemblement ». Avec une invitation à toutes les nations, le Mawiomi aura lieu sur une terre Mi’gmaq traditionnelle et sacrée. Ce rassemblement démontre la beauté, la force, l’esprit et la résilience de la culture et des traditions Mi’gmaq. Le Mawiomi offre une occasion de s’immerger dans la culture Mi’gmaq vibrante, ainsi que l’occasion de partager et de créer de puissants liens au sein de la communauté!

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