Une relation difficile entre les gens et la nature

Des centaines d’années d’activités humaines ont engendré des problèmes dans les écosystèmes d’eau douce et d’eau salée, problèmes qui ont eu une grande incidence sur le saumon atlantique de l’intérieur de la baie de Fundy. En 1989, on constate une baisse de la population de saumons de 90 %, et de nombreuses autres espèces de poissons sont aussi touchées. Le saumon atlantique était très important dans la vie des peuples autochtones de l’Est du Canada. Sa chair riche et son abondance dans la partie supérieure de la baie de Fundy ont fait du saumon un aliment précieux pour les collectivités mi’gmaq et un élément important de leurs traditions.

Après l’établissement de collectivités européennes, le saumon demeure une importante ressource alimentaire, mais il revêt aussi une grande valeur pour les colons et les Premières Nations qui le pêchent à des fins récréatives et commerciales.

L’arrivée des Européens donne lieu à de nombreux changements dans la région de la baie de Fundy. La surpêche entraîne une diminution du nombre de saumons et d’autres espèces de poissons. Sur certaines rivières, dont la rivière Point Wolfe, on construit des barrages aux fins de l’exploitation forestière et des routes, qui bloquent les petits cours d’eau. L’agriculture, l’exploitation forestière et les pratiques urbaines causent de l’érosion, de la sédimentation et de la pollution. Ces activités entraînent une dégradation des liens entre les rivières et la baie de Fundy et, par conséquent, une réduction de l’habitat pour les espèces indigènes, comme le saumon.

Nombre des problèmes causés par les humains dans les plans d’eau douce ont été atténués. En mettant fin aux récoltes de saumon, en enlevant les barrages et certains ponceaux, et en modifiant les pratiques d’aménagement du territoire, on a contribué à améliorer la qualité des habitats d’eau douce que peut atteindre le saumon atlantique, ainsi que nombre de ces habitats.

Prochain volet : Des rivières vides