Au-delà des parcs nationaux et des autres aires protégées, les pollinisateurs sont en difficulté en raison de la fragmentation du paysage : le développement urbain, les routes, la foresterie, l’agriculture industrielle et d’autres encore peuvent endommager les habitats fauniques d’à travers le Canada.

Votre espace extérieur a tout ce qu’il faut pour faire la différence ! Les cours et les balcons traditionnels ont un énorme potentiel pour devenir des « oasis » pour les pollinisateurs lorsqu’ils se déplacent entre les parcs et d’autres zones protégées.

Première étape : choisissez un emplacement

Choisissez une zone dans votre jardin ou désignez un coin de votre balcon pour les plantes favorables aux pollinisateurs. Si vous n’avez pas d’espace chez vous, cherchez un jardin communautaire dans votre quartier, ou proposez de créer un jardin sur votre lieu de travail ou à l’école !

Où que vous décidiez de planter un habitat, prenez note des conditions de croissance de l’emplacement : la zone que vous avez choisie est-elle ensoleillée, ombragée, ou quelque part entre les deux ? Le sol a-t-il tendance à être humide ou est-il bien drainé ?

La compréhension des conditions de votre emplacement vous aidera à déterminer les meilleures plantes pour votre espace. Les plantes qui sont bien adaptées à leur emplacement seront belles, plus saines et ne nécessiteront qu’un entretien minimal.

Deuxième étape : choisissez des plantes indigènes

La meilleure chose que vous puissiez faire pour améliorer l’habitat des pollinisateurs et des autres animaux sauvages est de planter des plantes indigènes !

Qu’est-ce qui bourdonne ?

Une espèce est considérée comme indigène si elle est présente dans une région ou un écosystème sans avoir été introduite par les humains. La chose la plus importante à comprendre est que les plantes indigènes sont interconnectées aux pollinisateurs indigènes et aux autres êtres vivants sauvages.

Les connaissances autochtones nous enseignent l’interconnexion de toutes les choses vivantes et non vivantes et la raison d’être de chaque élément de l’univers. Cette vision du monde est défendue par les scientifiques qui étudient les relations entre les plantes indigènes et les pollinisateurs indigènes.

Par exemple, de nombreuses plantes indigènes ont évolué pour attirer des espèces particulières de pollinisateurs indigènes. À leur tour, ces pollinisateurs ont évolué pour émerger au moment exact où ces plantes entrent en fleur et pour assurer le transfert de pollen le plus efficace pour ces plantes. La concordance entre l’émergence des pollinisateurs et le temps de floraison des plantes n’est qu’un exemple d’interconnexion et est le résultat de nombreuses années de coévolution.

La perte d’une seule espèce dans le réseau d’interconnexion peut avoir des répercussions énormes sur les écosystèmes que nous ne sommes pas encore en mesure de comprendre ou de prévoir pleinement. C’est pourquoi il est crucial pour nous de préserver la biodiversité de toutes les plantes et de tous les animaux indigènes !

Découvrez quelles sont les plantes indigènes de votre région qui s’adapteraient bien aux conditions de croissance de votre espace :

  • Pollinator Partnership Canada propose des guides de plantation éco-régionaux pour différentes régions d’Amérique du Nord. Si votre région ne figure pas encore dans la liste, la référence à un guide d’une région voisine peut toujours être utile : https://www.pollinator.org/guides (disponible en anglais uniquement)
  • Il existe d’excellents livres écrits spécifiquement sur le jardinage avec des plantes indigènes. Vérifiez auprès de votre bibliothèque publique locale pour voir ce qui est disponible!
  • Même si vous n’avez de la place que pour une seule plante indigène, plantez-la ! Cela fera une différence.
  • Consultez notre liste de cinq plantes indigènes pour les jardins des Maritimes.

Bien que les plantes indigènes soient toujours préférables, la plantation d’un mélange de plantes indigènes et non indigènes peut être la plus judicieuse pour votre espace. Lorsque vous envisagez de planter des plantes non indigènes, faites des recherches sur chaque espèce pour vous assurer qu’elle n’est pas envahissante dans votre région.

Troisième étape : Creusez ou plantez en pots!

Il est temps de se mettre au travail! Le printemps et l’automne sont généralement recommandés comme étant les meilleures périodes pour planter de nouvelles plantes.

  • Si votre jardin peut accueillir quelques plantes différentes, efforcez-vous de planter une variété d’espèces qui fleuriront consécutivement du début du printemps jusqu’à la fin de l’automne.
  • Plantez les mêmes espèces par groupes de trois ou plus rend la recherche de nourriture plus efficace et permet à votre jardin d’attirer les pollinisateurs à une plus grande distance.
  • Veillez à donner à vos nouvelles plantations beaucoup d’eau directement après la plantation pour aider les racines à s’établir.

Quatrième étape : Profitez du monde bourdonnant que vous avez créé !

Vous serez étonné de la diversité des pollinisateurs et des oiseaux chanteurs qui visitent votre oasis de plantes indigènes !

En plus de soutenir la vie sauvage, le jardinage avec des plantes indigènes est un merveilleux moyen de se connecter avec la nature au quotidien. Il a été démontré que les petites interactions quotidiennes avec la nature réduisent le stress, les sentiments d’anxiété et de dépression, améliorent la concentration et bien plus encore !

Pour les enfants, ces petites expériences constituent souvent la base d’une appréciation du monde naturel qui durera toute leur vie. #NaturePourTous

Il existe des jardins pollinisateurs productifs de toutes tailles, du simple pot sur un balcon urbain à la grande plantation sur un terrain rural. Chaque plante indigène compte! Merci d’en apprendre plus sur les mesures que vous pouvez prendre pour soutenir les pollinisateurs chez vous et dans votre communauté.

N’oubliez pas de faire passer le mot! Nous espérons que vous encouragerez vos ami-e-s, voisin-e-s, lieux de travail, écoles et municipalités à planter des plantes indigènes et à adopter des pratiques d’aménagement paysager favorables aux pollinisateurs.


Cinq plantes indigènes pour les jardins des Maritimes