Un chercheur s’agenouille pour installer un appareil photo sur le poteau de la clôture.
Doug Clark installe un appareil photo sur la clôture du
complexe polyvalent de la rivière Broad.

Caméras de télésurveillance

L’automne est la saison des ours polaires dans le Nord du Manitoba, et, tout au long des mois d’octobre et de novembre, il est possible de voir ce qui se passe en temps réel dans le parc national Wapusk! Chaque automne, les ours polaires se rassemblent au cap Churchill, sur la côte de la baie d’Hudson, pour attendre la formation de la glace de mer. Les ours polaires dépendent de cette glace, qui leur sert de plateforme d’où ils peuvent chasser le phoque annelé, leur principale source de nourriture.

Les organismes Polar Bears International et explore.org ont installé une caméra Web au cap Churchill, dans le parc national Wapusk. Visionnez en direct les images tournées par la caméra du cap Churchill (site en anglais seulement).

L’entreprise Frontiers North Adventures travaille également avec Polar Bears International et explore.org pour diffuser des images de deux autres caméras Web installées dans le secteur du cap Churchill. Jetez un coup d’œil aux caméras du Tundra Buggy et du Tundra Buggy Lodge (sites en anglais seulement).

De plus, Polar Bears International a installé une caméra pour observer les corbeaux sur une tour du cap Wapusk (site en anglais seulement).

Ces corbeaux ont choisi le dessus d’un réflecteur radar fixé à la tour d’observation du cap Churchill. La structure a été construite dans les années 1970 par Ian Stirling pour observer le comportement des ours polaires. Depuis, de nombreux biologistes ont élu domicile dans cette cabane entre ciel et terre pour étudier la faune locale. Et aujourd’hui, vous pouvez vous aussi profiter de ce point de vue éloigné.

La caméra est éteinte la nuit pour économiser l’énergie. 

L’organisme sans but lucratif Polar Bears International (PBI) s’est donné pour mission de conserver l’ours polaire et son habitat partout dans le monde par la recherche, la sensibilisation et l’action. PBI fournit des ressources scientifiques et des renseignements sur les ours polaires et leur habitat à des institutions et au grand public aux quatre coins de la planète.

L’organisme philanthropique explore.org est la filiale multimédia de l’Annenberg Foundation. Il participe à l’initiative Pearls of the Planet en diffusant divers flux en direct qui ont pour but d’amener les humains à retomber amoureux de leur planète.

La société Frontiers North Adventures se spécialise dans des aventures authentiques dans le Nord du Canada et offre à sa clientèle la possibilité de faire l’expérience de la faune, de l’histoire et de la culture des peuples du Nord. Propriétaire et exploitante des célèbres aventures en Tundra Buggy®, l’entreprise offre tout un éventail de programmes d’observation de la faune, dont le plus couru est l’observation des ours polaires à Churchill.

Histoire

Le parc national Wapusk est un lieu nordique éloigné que peu de gens ont la possibilité de visiter au cours de leur vie. Heureusement, des appareils photo actionnés par le mouvement donnent au monde entier la possibilité de voir les animaux sauvages du parc, sans que la présence des humains les dérange.

Bien que ces appareils aient pris de magnifiques photos que nous publions avec plaisir ici, ils visent d’abord et avant tout à aider Parcs Canada à répondre à d’importantes questions sur les animaux sauvages du parc national Wapusk et sur leurs interactions avec les humains.

En 2008-09, Parcs Canada a construit des camps clôturés à la rivière Broad et au delta de la rivière Owl. Ces camps ont été montés loin de la côte pour réduire au minimum les risques de rencontres avec des ours polaires. Le personnel du parc a par la suite signalé la présence occasionnelle d’ours; alors, en 2010, il a installé des appareils photo le long des sentiers pour voir quels animaux s’approchaient des camps.

En 2011, Parcs Canada a entrepris un projet visant l’installation d’appareils photo actionnés par le mouvement le long de sentiers avec Douglas Clark, professeur à l’Université de la Saskatchewan et ancien garde au parc national Wapusk. On a installé d’autres appareils pour déterminer si c’étaient les camps qui attiraient les ours polaires et, le cas échéant, pour donner à l’Agence des renseignements pour l’aider à établir des plans visant à assurer la sécurité des humains et des ours aux camps. Ces appareils professionnels actionnés par le mouvement et installés près des sentiers fonctionnent jour et nuit, toute l’année, et sont déclenchés lorsque leurs capteurs détectent le mouvement d’un corps chaud. Les appareils sont boulonnés à la clôture et protégés par de solides boitiers en acier. Afin de perturber le moins possible les animaux sauvages, on utilise un flash infrarouge la nuit.

Un employé de Parcs Canada creuse la neige pour trouver un appareil photo.
Le personnel de Parcs Canada récupère les cartes
mémoires des appareils photo en hiver; il est souvent
nécessaire de creuser la neige pour les déterrer.

Peu de temps après l’installation de ces appareils photo, les chercheurs et le personnel du parc se sont rendu compte que les images leur donnaient encore plus d’information que ce qu’ils avaient d’abord cru possible. Grâce aux appareils, ils peuvent consigner avec précision le moment auquel les ours reviennent sur la terre ferme au printemps et retournent sur la glace de mer à l’hiver. De plus, grâce aux images, on peut voir la quantité de graisse qu’accumulent les ours selon les années, laquelle influe grandement sur le nombre de petits qui naîtront et la mesure dans laquelle ils survivront. Les chercheurs peuvent souvent déterminer quels ours visitent les camps : au camp de recherche Nester One, dans le secteur nord du parc, ce sont souvent des mâles adultes, tandis qu’aux deux autres camps on observe plus souvent des femelles adultes et leurs petits. Pour en savoir plus sur les conclusions des recherches, veuillez consulter le document intitulé « aspects temporels de la présence d’ours polaires aux camps dans le parc national Wapusk » (en anglais seulement).

Le personnel de Parcs Canada recueille les cartes mémoires des appareils photo chaque hiver lorsque le parc est accessible en motoneige. Les appareils sont souvent ensevelis sous la neige et doivent être déterrés. Les images sont ensuite envoyées à M. Clark et à son équipe aux fins de recherche. Les images sont aussi envoyées à Parcs Canada afin de présenter le parc et sa faune à tous les Canadiens.

Outre les ours polaires, les appareils prennent en photo une grande variété d’animaux que les Canadiens chérissent. Profitez de la galerie d’images prises par les appareils. Revenez bientôt puisque de nouvelles photos seront ajoutées à la page.

Vue aérienne des bâtiments du complexe de la rivière Broad, lequel est entouré d’une clôture.
Vue aérienne du complexe de la rivière Broad, photo prise à bord d’un hélicoptère.

Nous tenons à remercier les institutions ci-dessous de leur appui à cette recherche :


Albums de photos