Mission Impossible : le cap Churchill

Chantal Thompson
Assistante de recherche :
Jeunesse Canada au travail, parc national Wapusk

Jill Larkin, Chantal Thompson et David Walker en mission de prélèvement d’échantillons d’eau Jill Larkin, Chantal Thompson et David Walker en mission de prélèvement d’échantillons d’eau
© Parcs Canada

Titre : Mission Impossible – le cap Churchill

Sujet : H2O, alias l’eau des étangs de la toundra du parc national Wapusk

Agents : Chantal Thompson, Jill Larkin, Rodney Redhead, David Walker, Heather Stewart

Mission : Prélever des échantillons d’eau des étangs le long de la côte de la baie d’Hudson au cap Churchill.

Il ne s’agissait pas d’une petite excursion de camping ordinaire. Nous sommes partis en mi- juin pour le cap Churchill, à l’extrémité nord-est du parc national Wapusk. L’objectif du voyage était de créer des parcelles de végétation permanentes et de prélever des échantillons d’eau et de sédiments de quelques marécages.

Échantillonnage de sédiments pris sur le vif! Échantillonnage de sédiments pris sur le vif!
© Parcs Canada

Il n’y avait pas d’installations de luxe toutes clôturées avec des cabines et des toilettes à chasse d’eau. Le cap Churchill est un endroit désert, notre seul refuge consistait de deux grandes tentes de toile et d’une tour d’observation. Malgré tout, c’était un endroit fantastique pour camper. Nous nous sommes installés sur une crête de plage le long de la côte. Nos tentes étaient entourées d’un fil d’alarme au cas où un gros ami blanc et poilu décide de venir nous rendre visite. Pour réduire le risque de rencontrer un ours polaire, nous avons fait ce voyage à un moment où la plupart d’entre eux se trouvaient encore sur la glace marine.

Quand nous regardions vers la baie, la glace produisait un mirage qui nous faisait voir des montagnes au loin. La scène devenait encore plus plaisante lorsqu’un orignal venait faire un tour pour faire connaissance avec les nouveaux résidants du coin. Notre mission dans le parc nous a faits vivre de merveilleuses aventures alors que nous nous promenions autour des lacs et le long des crêtes de plage. Nous avons rencontré un grand nombre d’animaux sauvages. Il y avait des caribous partout autour du campement. Ils étaient tellement nombreux qu’en passant d’un site à l’autre, nous avons dû nous cacher derrière des roches et nous agenouiller pour éviter de déranger les troupeaux en migration. Ils étaient si près que nous pouvions les entendre respirer et sentir le sol trembler sous leurs sabots.

Orignal vagabondant le long de la côte Orignal vagabondant le long de la côte
© Parcs Canada

Les aventures que j’ai connues au cap Churchill sont tout à fait uniques en leur genre. Après avoir recueilli et testé mes échantillons d’eau, et obtenu des résultats qui pourraient servir à comparer les tests futurs, je pouvais dire : mission accomplie! En tant qu’étudiante en sciences environnementales à l’Université de Guelph avec un intérêt particulier en chimie de l’eau et en hydrologie, je suis enchantée d’avoir été technicienne de la qualité de l’eau au parc national Wapusk.