Grizzli sur la rive de la baie d’Hudson, parc national Wapusk Grizzli sur la rive de la baie d’Hudson, parc national Wapusk.
© Conservation et Gestion des ressources hydriques Manitoba

Échos de Wapusk - Volume 8, 2015

Le parc national Wapusk est connu pour ses ours polaires. En fait, le mot Wapusk est un mot cri qui signifie ours blanc. Certains éléments indiquent cependant qu’un autre type d’ours se serait installé dans le parc : le grizzli de Richardson.

Grizzli au parc national Wapusk Grizzli au parc national Wapusk.
© Conservation et Gestion des ressources hydriques Manitoba
Le grizzli de Richardson est un peu plus petit que son cousin des régions montagneuses de l’Ouest canadien. Son territoire traditionnel couvre l’ensemble de la toundra du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest.

Depuis 1990, certaines personnes ont signalé avoir vu des grizzlis de Richardon au parc national Wapusk, et depuis 2008, on y en voit tous les ans. Au cours des sept dernières années, de plus en plus de gens ont signalé avoir aperçu un grizzli de Richardon, et tout porte à croire qu’au moins deux ours différents fréquentent le parc. En fait, les appareils du parc ont capté des photos de ce qui semble être un grizzli en 2014.

Parcs Canada et Conservation et Gestion des ressources hydriques Manitoba travaillent ensemble pour en apprendre plus sur la présence de ces ours dans la région de Churchill. Parcs Canada a acheté deux colliers émetteurs et espère en poser un sur un grizzli à l’aide des experts de Conservation Manitoba, qui ont l’expérience de la capture des ours. Le collier émet des données de localisation GPS permettant au personnel de suivre les déplacements des ours. Les renseignements recueillis grâce à ces colliers émetteurs serviront à confirmer que les ours aperçus sont bel et bien des grizzlis de Richardson, et surtout, à déterminer si ces ours habitent le parc et la région avoisinante ou s’ils ne font qu’y passer.

Ces renseignements sont importants non seulement aux fins de gestion du parc, mais aussi pour déterminer si la présence permanente de ces ours pourrait avoir des répercussions sur l’écologie du parc. En effet, les grizzlis y feraient probablement concurrence aux loups et aux ours polaires pour la nourriture et les ressources. De plus, il pourrait y avoir un conflit entre les grizzlis et les ours polaires lors de la période de mise bas.

Nous savons tous qu’il y a des grizzlis au parc national Wapusk, mais le fait de confirmer leurs déplacements et leurs aires de mise bas (s’il en existe) permettra aux gestionnaires de prendre des décisions éclairées et de gérer les répercussions potentielles de leur présence sur le parc national et sur les autres animaux qui y vivent.