David Lavallee
Agent, relations publiques et communications
Unité de gestion du Manitoba

Échos de Wapusk - Volume 7, 2014

Affiche de recherche et surveillance de Parcs Canada Affiche de recherche et surveillance de Parcs Canada.
© Parcs Canada

Comprendre l’écologie du parc national Wapusk est tout un défi. Le parc est situé dans une région éloignée du Nord du Canada, et son paysage est très complexe. Et pourtant, ces mêmes caractéristiques sont intéressantes et importantes pour la recherche.

Depuis des années, Parcs Canada travaille de près avec des scientifiques et des chercheurs des quatre coins du monde qui se rendent au parc national Wapusk pour étudier le parc et les espèces qu’il abrite. La recherche permet non seulement à Parcs Canada de mieux comprendre l’écologie du parc, mais de contribuer à de nombreuses autres études scientifiques importantes et aux autres savoirs.

Les 23 et 24 janvier 2014, un groupe de scientifiques et d’étudiants se sont réunis avec des responsables de Parcs Canada et le Conseil de gestion du parc national Wapusk lors de la conférence sur la recherche et la surveillance du parc national Wapusk qui s’est déroulée à Winnipeg. Organisée environ une fois tous les deux ans depuis 2008, la conférence est un forum organisé dans le cadre duquel on discute de la recherche menée dans le parc. De plus, la conférence permet de planifier et de présenter cette recherche.

Cette année, un thème principal de discussion a porté sur la façon dont Parcs Canada et les chercheurs peuvent collaborer plus efficacement, non seulement pour appuyer la recherche, mais aussi pour appuyer les objectifs du parc. Dans le cadre de son mandat de conservation, Parcs Canada a fixé des objectifs précis de surveillance des différents facteurs qui ont des effets sur le parc, par exemple le changement climatique. Par contre, il n’est pas toujours évident d’obtenir des données. Un exemple témoignant de la collaboration entre des scientifiques et Parcs Canada est le travail qui se fait dans le parc : les chercheurs travaillent sur leurs projets et prennent le temps de recueillir des données sur les facteurs surveillés par Parcs Canada.

L’équipe de recherche du secondaire, les explorateurs du monde, au parc national Wapusk L’équipe de recherche du secondaire, les explorateurs du monde, au parc national Wapusk.
© Parcs Canada

Brent Wolfe, Ph. D., chercheur à l’Université Wilfrid-Laurier à Waterloo, en Ontario, illustre bien ce genre de collaboration. Il mène une équipe de chercheurs qui étudient les lacs dans le parc. Plus précisément, ils étudient les effets de deux agents de stress sur les lacs : le changement climatique et l’augmentation récente des populations de la petite oie des neiges. (voir également l’article Changements climatiques et les lacs du parc national Wapusk.)

Il y a plusieurs années, Brent Wolfe et une autre équipe menaient une étude dans le parc national Vuntut, au Yukon, ce qui a entraîné une étroite collaboration entre l’équipe de M. Wolfe et le personnel de Parcs Canada qui a pris des échantillons d’eau et les lui ont envoyés aux fins d’analyse. Dans le même ordre d’idées, Parcs Canada souhaite que les chercheurs sur le terrain au parc national Wapusk puissent soutenir le travail de surveillance et de collecte de données de la même façon.

Un autre élément de discussion qui a été soulevé est l’élaboration de protocoles de surveillance détaillés et conviviaux ainsi que l’amélioration de la communication entre les employés de Parcs Canada et les chercheurs. Lorsque les lignes directrices sur la façon de recueillir de l’information sont uniformes, la collecte de renseignements se fait plus facilement. Parallèlement, l’amélioration de la communication permet à toutes les parties de se tenir au courant de ce qui se passe en plus de contribuer au bon déroulement du processus qui permet de surmonter certaines difficultés liées au travail dans le parc national Wapusk, notamment la logistique.

Robert « Rocky » Rockwell du musée américain d’histoire naturelle (American Museum of Natural History) à New York réalise des recherches sur la petite oie des neiges dans le parc national Wapusk depuis 1969. Il est d’avis qu’il y a suffisamment de place pour que Parcs Canada et les scientifiques puissent travailler ensemble et trouver des avantages mutuels, et il note que ce genre de collaboration existe depuis un certain temps.

« Il s’agit essentiellement de jumeler la recherche écologique "plus pure" que nous faisons avec les besoins pratiques des gestionnaires du parc, a-t-il signalé. Une fois que chaque groupe connaît les besoins de l’autre, nous constatons qu’une partie peut aider l’autre à les satisfaire. »

En règle générale, les chercheurs, tout comme les employés de Parcs Canada, ont trouvé des moyens de travailler en plus étroite collaboration au parc national Wapusk. Même s’il reste encore beaucoup de travail à faire, la conférence de cette année a été une étape importante dans la concrétisation d’une meilleure compréhension du parc et de ses nombreux aspects fascinants.