Le parc national (PN) Wapusk se situe à la limite de la forêt boréale et de la toundra arctique. À cause de la rencontre de ces écosystèmes, des espèces boréales et subarctiques se trouvent dans le PN Wapusk.

Un excellent exemple de cette situation est le chevauchement des aires de répartition du renard roux et du renard arctique.

Le renard roux (Vulpes vulpes), espèce plus méridionale et mieux adaptée à un climat plus chaud, semble avoir étendu son aire de répartition vers le Nord. Le renard roux rencontre le renard arctique (Vulpes lagopus), son cousin de plus petite taille et adapté à un climat froid et est en concurrence avec ce dernier.

Le renard roux est plus grand et plus costaud que son cousin arctique, et possède un museau et des oreilles plus allongés. Les deux espèces ont une alimentation diversifiée et sont omnivores (rongeurs, baies, oies, œufs, charogne), mais le renard roux est un généraliste, ce qui signifie qu’il peut tolérer une large gamme de conditions environnementales.

Par contre, le renard arctique est très spécialisé. Il est adapté aux vents violents et aux basses températures. Son pelage d’hiver très épais et ses oreilles très courtes lui permettent de conserver sa chaleur corporelle durant les hivers rigoureux, en minimisant l’exposition au vent.

Avec le réchauffement climatique de la région, le renard roux semble devenir plus abondant dans le PN Wapusk, et pourrait donc chasser le renard arctique de la limite sud de son aire de répartition actuelle.

Nous avons saisi ces images du renard arctique et du renard roux au moyen d’une caméra actionnée par le mouvement, au cours de l’hiver 2016-2017.