Un GIF animé montre un seul ours polaire s’arrêtant devant une plaque de neige pour y prendre une bouchée.
Une image saisie par la caméra actionnée par le mouvement et installée au complexe de la rivière Broad, et montrant un ours polaire mangeant de la neige. L’ours polaire est très bien isolé et risque beaucoup plus de souffrir d’un excès de chaleur que du gel. Manger de la neige l’aide à s’hydrater à nouveau et peut l’aider à maintenir sa température fraîche.
© Université de la Saskatchewan

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GIF animé

L’ours polaire (Ursus maritimus) est superbement adapté à son environnement arctique marin. Sa fourrure translucide couvre une épaisse couche de graisse, et ses petites oreilles et sa courte queue aident à réduire la perte de chaleur. L’ours polaire possède d’énormes pattes qui mesurent jusqu’à 30 cm et servent de raquettes lui permettant de s’avancer prudemment sur la glace mince. Il est un nageur hors pair, car ses grosses pattes sont comme des pagaies qui l’aident aussi à nager.

Les ours polaires de la population de l’Ouest de la baie d’Hudson sont forcés de retourner sur terre lorsque la glace fond dans la baie. À l’automne, ils se regroupent le long de la côte dans le parc national Wapusk et attendent l’arrivée de la glace. Les ours peuvent chasser le phoque sur la glace, un animal qui constitue la principale composante de leur alimentation. Les ours doivent tirer parti de cette période d’abondance, car ils survivent grâce à leurs réserves de graisse accumulée durant la saison passée sur terre exempte de glace.

L’ours polaire marche à une vitesse de 5 à 6 km/h et peut atteindre une vitesse d’au moins 40 km/h durant de brèves périodes. S’il se déplace rapidement durant des périodes prolongées, l’ours risque de souffrir d’un excès de chaleur lorsque la température est élevée. L’ours polaire est si bien isolé par sa fourrure et ses réserves de graisse que la température de son corps et son taux métabolique demeurent constants, même si les températures descendent à moins 37 degrés Celsius. Lorsqu’il fait très froid, l’ours se creuse un abri dans un amoncellement de neige pour limiter la perte de chaleur.