Le parc national du Mont-Riding travaille en collaboration avec des partenaires autochtones pour protéger et mettre en valeur le parc. Bien que la création du parc national du Mont-Riding ait créé des possibilités et des avantages pour de nombreuses personnes habitant les municipalités environnantes, elle a aussi entraîné l’expulsion des Anishinabe de leurs terres ancestrales. Malheureusement, il ne s’agit pas d’un cas isolé, mais ce n’est plus une pratique utilisée pour créer des aires protégées de nos jours. Cette façon de faire a laissé des séquelles, et c’est pour guérir ces blessures qui perdurent encore aujourd’hui que Parcs Canada, au nom des Canadiens, déploie des efforts pour établir et favoriser des relations collaboratives avec les Anishinabe.

Pendant la création du parc, la réserve indienne Clear Lake no 61A a été incluse à tort dans les limites du parc national du Mont-Riding. La bande du mont Riding (Première Nation Keeseekoowenin Ojibway) a dénoncé cette situation avant et après la création du parc, mais les membres avaient peu d’espoir de pouvoir régler ce litige foncier puisqu’ils ne pouvaient pas avoir accès à l’aide juridique et qu’il n’y avait aucun recours juridique possible. Après de nombreuses décennies, la Couronne a été en mesure de réparer ses erreurs commises à l’égard des Premières Nations au moyen du processus de règlement des revendications particulières. Grâce à ce processus, les terres de la réserve indienne Clear Lake no 61A du lac Clear ont été rendues à la Première Nation ojibway Keeseekoowenin en 1994.

Après des décennies de piètres relations et d’animosité, la création d’un espace pour faciliter le processus de réconciliation était une étape nécessaire. En 1998, Parcs Canada et la Première Nation ojibway de Keeseekoowenin ont signé l’entente sur le Forum des cadres supérieurs pour officialiser leur relation de travail. Après la mise sur pied du Forum, la Première Nation a fait savoir que le dialogue devrait être élargi à d’autres Premières Nations établies près du parc national du Mont-Riding. En 2006, une entente ministérielle entre Parcs Canada et les partenaires autochtones a officialisé la Coalition des Premières Nations ayant des intérêts dans le parc national du Mont-Riding en créant la Tribune du Mont-Riding.

Formée de Nations dont les territoires sont visés par les traités no 2, 4 et 1, la Coalition inclut la Première Nation ojibway de Keeseekoowenin, la Première Nation d’Ebb and Flow, la Première Nation de Waywayseecappo, la Première Nation de Rolling River, la Première Nation de Tootinaowaziibeeng, la Première Nation de Gambler et la Première Nation ojibway de Sandy Bay. Les Premières Nations formant la Coalition sont distinctes et différentes, mais elles ont toutes pour ancêtres des signataires du Traité no 2, qui eux-mêmes représentaient les Indiens du Mont-Riding, plus tard appelés bande du Mont-Riding.

Ces forums permettent aux parties de trouver des moyens de :

  • développer des relations de travail positives, productives et mutuellement avantageuses;
  • de relever les enjeux et résoudre les problèmes d’intérêt commun;
  • donner des conseils à Parcs Canada sur la mise en oeuvre du plan directeur du parc;
  • d'intégrer le savoir traditionnel aux pratiques de gestion du PNMR;
  • Mettre en valeur l’histoire et la culture des Premières Nations au parc national;
  • Offrir des possibilités d’emploi dans le parc national;
  • Encourager les membres des Premières Nations à pratiquer, dans le parc national, des activités traditionnelles, spirituelles et cérémonielles.