Consultations publiques

Du 10 décembre 2018 au 28 février 2019

Visitez Parlons Okanagan-Sud – Similkameen pour voir la carte proposée et donner votre opinion.

Depuis leur annonce tripartie en octobre 2017 au sujet d’un engagement renouvelé en matière de collaboration, les gouvernements du Canada, de la Colombie-Britannique et de la Nation des Syilx/Okanagan travaillent à formuler des recommandations, y compris des modèles de cogestion, pour la création d’une réserve de parc national dans la région du sud de l’Okanagan et de Similkameen. Les parties se concentrent depuis peu sur l’élaboration du concept de la réserve de parc national et de ses limites en vue des consultations publiques qui auront lieu du 10 décembre 2018 au 28 février 2019.

Le sud de l’Okanagan renferme des paysages d’une beauté saisissante. La région englobe des secteurs quasi désertiques ainsi que de riches forêts de pins ponderosa et de douglas de Menzies qui abritent une étonnante gamme d’animaux et de végétaux rares. Cette région subvient aux besoins des Syilx/Okanagan depuis des milliers d’années.

La présence d’une réserve de parc national dans cette région favorisera non seulement le renouvellement d’une relation de nation à nation avec les peuples autochtones, mais aussi la création d’un réseau d’aires protégées et de conservation. Ces aires protégées aident à préserver la biodiversité du Canada et offrent à la population canadienne des occasions sans précédent de faire l’expérience du plein air et d’en apprendre davantage sur notre environnement, tout en contribuant à un développement économique durable.

Le réseau canadien d’aires protégées contribue grandement à atténuer les répercussions du changement climatique, en protégeant et en rétablissant des écosystèmes sains et résilients et en contribuant au rétablissement d’espèces en péril. Le gouvernement du Canada s’est engagé à élargir son réseau d’aires protégées et à protéger la biodiversité du Canada en conservant, d’ici 2020, au moins 17 % des zones terrestres et d’eaux intérieures de notre pays et en agrandissant encore davantage l’excellent réseau canadien de parcs nationaux.

Pourquoi ici?

La région du Sud de l’Okanagan et de Similkameen est le lieu où l’extrémité nord du grand bassin atteint la Colombie-Britannique, à l’extrême sud de la région naturelle du Plateau intérieur.

Il s’agit de l’une des 39 régions désignées, dans le plan du réseau de parcs nationaux de Parcs Canada, comme composantes distinctives du paysage national, mais elle n’est pas encore représentée par un parc national. À l’échelle nationale et provinciale, le sud de l’Okanagan et de Similkameen revête une grande valeur pour la conservation et il réunit toutes les caractéristiques voulues pour représenter la région naturelle du Plateau intérieur dans le réseau de Parcs Canada.

Voici les objectifs de la création d’un parc national :

  • protéger la diversité de la végétation et les caractéristiques du paysage des écosystèmes représentatifs;
  • préserver l’intégrité écologique de l’habitat faunique et des espèces végétales;
  • offrir aux visiteurs des expériences de qualité, comme des activités récréatives, et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel.

À propos de la région

L’Okanagan, qui se caractérise par des collines ondulées et d’immenses vallées, est l’une des régions dont l’écologie est la plus diversifiée du Canada. En protégeant ce secteur, nous contribuerons au rétablissement de trente espèces en péril inscrites sur la liste fédérale et de plus de soixante inscrites sur la liste provinciale, notamment le blaireau d’Amérique, le petit-duc nain, la paruline polyglotte, la couleuvre nocturne du désert et le crotale de l’ouest.

L’écosystème de la steppe arbustive que l’on trouve dans la région intérieure de la Colombie Britannique, dont fait partie le secteur du sud de l’Okanagan et de Similkameen, est considéré comme l’un des systèmes naturels les plus menacés au pays. Ces rares enclaves de désert semi-aride constituent les seules occurrences de cet écosystème au Canada; elles forment la pointe septentrionale du désert nord américain du Grand Bassin. En créant une réserve de parc national dans la région du sud de l’Okanagan et de Similkameen, Parcs Canada protégera et mettra en valeur cet écosystème rare et menacé dans son réseau de parcs nationaux.

Il s’agit d’un secteur d’une grande importance écologique, géographique et culturelle offrant une grande variété de possibilités récréatives et touristiques comme la randonnée pédestre, le camping, l’observation des oiseaux et le vélo de montagne.

Les gouvernements du Canada, de la Colombie-Britannique et de la Nation des Syilx/Okanagan conviennent que la région du sud de l’Okanagan et de Similkameen pourrait accueillir une réserve de parc national. Les parcs nationaux et les réserves de parc national représentent les plus beaux fleurons du Canada. Ils nous révèlent notre identité, notamment l’histoire, les cultures et les contributions des peuples autochtones. La réserve de parc national proposée nous permettrait de partager le paysage inspirant de ce secteur avec ses résidents, les Britanno-Colombiens, les Canadiens et les visiteurs étrangers.

Les valeurs naturelles et culturelles de la région du sud de l’Okanagan et de Similkameen subviennent aux besoins des Premières Nations depuis des milliers d’années. La création d’une réserve de parc national est une occasion unique pour Parcs Canada et les Premières Nations de s’associer pour atteindre des objectifs économiques et de conservation.

Créer des aires protégées

Le gouvernement du Canada est résolu à agrandir le réseau d’aires protégées et à préserver la biodiversité du Canada. Il s’est engagé à conserver au moins 17 % des zones terrestres et d’eaux douces et 10 % des zones côtières et marines du pays par un réseau de parcs, d’aires protégées et d’aires de conservation et par d’autres mesures de conservation efficaces par zone d’ici 2020.

Les parcs nationaux et les réserves de parc national représentent les plus beaux fleurons du Canada. Ils nous révèlent notre identité, notamment l’histoire, les cultures et la contribution des peuples autochtones.

La principale différence entre un parc national et une réserve de parc national est que le terme « réserve » est utilisé pour reconnaître qu’il y a des revendications non réglées de droits autochtones dans la région. Les peuples autochtones peuvent continuer d’exercer leurs activités traditionnelles et spirituelles, et ils peuvent participer à la gestion avec Parcs Canada.

Le réseau canadien d’aires protégées contribue grandement à l’atténuation des impacts du changement climatique, en protégeant et en rétablissant des écosystèmes sains et résilients et en aidant au rétablissement d’espèces en péril. À mesure que le changement climatique s’intensifie, de nombreuses espèces du désert seront repoussées vers le nord, et peut-être en altitude, jusque dans l’écosystème de la steppe arbustive de la région du sud de l’Okanagan et de Similkameen. Comme le changement climatique se poursuit, il est important de prendre des mesures de protection pour préserver cette région importante et diversifiée du Centre de la Colombie-Britannique en lui attribuant le statut de réserve de parc national.

Parcs Canada travaillera avec les Syilx/Okanagan, le gouvernement de la Colombie-Britannique, les collectivités environnantes, des groupes de conservation, des entreprises, des propriétaires de ranchs ainsi que des organismes touristiques et municipaux pour conserver et protéger le patrimoine naturel et culturel de ce joyau, afin que le projet de création d’une réserve de parc national devienne une réalité dont les générations futures pourront profiter.

Contexte

Le travail lié à la création d’une réserve de parc national dans cette région a débuté en 2004 par le lancement d’une étude de faisabilité et de consultations qui visaient à déterminer si une réserve de parc national pouvait y être créée et, le cas échéant, dans quelles conditions.

En 2011, les fonctionnaires de Parcs Canada et de la province ont conclu qu’un projet de réserve de parc national était réalisable dans certaines conditions précises. La Première Nation est arrivée à la même conclusion en 2012, dans le cadre d’une initiative distincte. Cependant, pour diverses raisons, la proposition est restée sans suite.

Depuis leur annonce tripartie en octobre 2017 au sujet d’un engagement renouvelé en matière de collaboration, les gouvernements du Canada, de la Colombie-Britannique et de la Nation des Syilx/Okanagan travaillent à formuler des recommandations, y compris des modèles de cogestion, pour la création d’une réserve de parc national dans la région du sud de l’Okanagan et de Similkameen.

Prochaines étapes

Pour progresser vers la création d’une réserve de parc national dans la région du sud de l’Okanagan et de Similkameen, il faudra mener des consultations publiques continues et déployer des efforts pour répondre aux priorités et aux préoccupations.

Depuis leur annonce tripartie en octobre 2017 au sujet d’un engagement renouvelé en matière de collaboration, les gouvernements du Canada, de la Colombie-Britannique et de la Nation des Syilx/Okanagan travaillent à formuler des recommandations, y compris des modèles de cogestion, pour la création d’une réserve de parc national dans la région du sud de l’Okanagan et de Similkameen. Les parties se concentrent depuis peu sur l’élaboration du concept de la réserve de parc national et de ses limites en vue des consultations publiques qui auront lieu du 10 décembre 2018 au 28 février 2019.

Des consultations publiques, notamment auprès des collectivités autochtones locales, joueront un rôle clé dans la définition du concept de parc. Lorsque tous s’entendront sur le concept du parc, la prochaine étape consistera à élaborer conjointement un protocole d’entente, puis à entamer la négociation des accords requis.

Parcs Canada, le gouvernement de la Colombie-Britannique et des représentants de la Nation des Syilx/Okanagan élaborent un concept de réserve de parc national révisé. Lors des discussions sur les limites d’une éventuelle réserve de parc national, on tient compte des renseignements antérieurs sur l’aménagement du territoire compilés sur la région du sud de l’Okanagan et de Similkameen, y compris des renseignements spécifiques provenant des collectivités d’Osoyoos, d’Oliver et de Keremeos. Les renseignements recueillis à l’appui des rapports d’évaluation de faisabilité antérieurs permettent aux parties de finaliser le concept de réserve de parc national. De ce fait, une nouvelle évaluation de faisabilité n’est pas nécessaire. Ces discussions tiennent aussi compte de la poursuite des activités d’élevage et des activités récréatives de la région.

À la reprise des discussions, l’accent est mis principalement sur les zones qui avaient fait l’objet d’un examen par Parcs Canada en 2011 et par le gouvernement de la Colombie-Britannique en 2015 dans sa proposition de cadre d’aires protégées pour le Sud de l’Okanagan.

La création d’un nouveau parc national est un processus complexe, et les gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique, conjointement avec leurs partenaires autochtones, prendront le temps nécessaire pour veiller à ce que toutes les parties soient mobilisées et à ce qu’une attention appropriée soit accordée à chaque étape du processus. Parcs Canada se réjouit de travailler en collaboration avec le gouvernement provincial et les Syilx/Okanagan en vue de la création d’une réserve de parc national dans la région du Sud de l’Okanagan et de Similkameen. Les consultations, menées principalement auprès des résidents et des collectivités autochtones de la région, joueront un rôle clé dans le processus.

Ce que cela signifie

Parcs Canada est résolu à collaborer à la création et à la gestion de la nouvelle réserve de parc national. Une fois créée, la nouvelle réserve de parc du Sud de l’Okanagan et de Similkameen protégerait et représenterait l’une des régions naturelles les plus méridionales et les plus menacées du Canada, et elle permettrait de mieux faire connaître ce paysage inspirant à la population canadienne et aux visiteurs du monde entier. Une protection et un financement continu et à long terme seront fournis par Parcs Canada, des avantages dont ce secteur ne profite pas en ce moment.

Le projet de réserve de parc national engendrerait des avantages dans les domaines suivants :

Conservation

  • conserver l’un des habitats les plus uniques au Canada, lequel a subvenu aux besoins des Syilx/Okanagan pendant des milliers d’années;
  • aider à protéger et à conserver plus de trente espèces en péril inscrites sur les listes fédérales, et plus de soixante inscrites sur les listes provinciales, ainsi que leurs habitats;
  • offrir à cette région importante et diversifiée de notre pays une plus grande résilience face au changement climatique;
  • réduire le risque de feux de forêt et protéger les visiteurs, l’infrastructure ainsi que les ressources naturelles et culturelles des terres grâce au programme de gestion du feu de Parcs Canada;
  • permettre une gestion plus écologique et plus holistique des activités de la réserve de parc national.

Relations

  • promouvoir de solides relations avec les collectivités autochtones et locales grâce à de nouveaux modèles de partenariat pour la gestion coopérative de la réserve de parc national;
  • contribuer à préserver le mode de vie des Syilx/Okanagan par le maintien des relations qui unissent les Autochtones à la terre, ce qui comprend les utilisations traditionnelles de la terre et les activités spirituelles.

Possibilités économiques

  • offrir aux résidents et aux visiteurs l’occasion de continuer de faire l’expérience de cet environnement et d’en profiter pleinement;
  • stimuler stratégiquement le tourisme national et international;
  • favoriser des possibilités économiques écologiquement viables dans la région.
Chronologie
2003
Le Comité directeur Canada-Colombie-Britannique a été créé à la suite de la signature d’un protocole d’entente pour collaborer à une évaluation de faisabilité de la création d’une réserve de parc national dans la région du Sud de l’Okanagan et de Similkameen.
2004
L’évaluation de faisabilité a été amorcée. Elle prévoyait un processus exhaustif de mobilisation des Premières Nations ainsi que de consultations auprès des intervenants et des collectivités, de même que la création, l’évaluation et l’amélioration d’un concept pour le parc. Les premières consultations à grande échelle ont eu lieu. Elles ont permis de définir la portée des enjeux et des possibilités.
2006
Les deuxièmes consultations à grande échelle ont eu lieu pour examiner un concept de parc assorti de limites cartographiées. Plus de 1 800 personnes ont assisté à des journées portes ouvertes, et des centaines d’autres ont rempli des formulaires de rétroaction ou ont envoyé un courriel au gestionnaire de projet.

Un projet de parc de 650 km2 formé de trois secteurs (Nord, Ouest et Est) a été présenté à la collectivité, et des commentaires ont été recueillis lors de journées portes ouvertes, de forums, d’ateliers et de réunions. D’autres discussions ont permis à Parcs Canada de mieux comprendre les points de convergence des intérêts des Premières Nations, des collectivités, du public et des intervenants afin d’élaborer une vision commune. Les préoccupations et les possibilités ont été résumées et incorporées dans le concept du premier projet de parc et, plus tard, dans le concept de parc révisé de 2010.
2010
Le nouveau concept de parc, fondé sur la version de 2010, a été élaboré pour présenter une vision et une approche plus collectives, notamment un parc plus petit assorti de limites révisées d’environ 284 km2 et renfermant deux zones distinctes : la composante du Nord et la composante des prairies du Sud de l’Okanagan. Il mettait l’accent sur la protection des prairies de basse altitude où la diversité des espèces est la plus élevée et la plus menacée, prévoyait une approche de gestion adaptative du pâturage et excluait les grandes parcelles utilisées pour la formation des pilotes d’hélicoptères.

Le concept de parc de 2010 était très différent du concept précédent, qui visait une plus grande superficie. Les changements apportés à la superficie, l’adoption d’un cadre de gestion adaptative pour le pâturage et les étapes positives vers la reprise d’un travail de collaboration avec l’Okanagan Nation Alliance et les bandes locales sont le résultat du dialogue, de la consultation et de la mise en œuvre de l’évaluation de faisabilité.
2011
En janvier, le Comité directeur Canada-Colombie-Britannique a conclu qu’une réserve de parc national de 284 km2 était réalisable et a recommandé que les travaux se poursuivent avec les Premières Nations de l’Okanagan. Cependant, le gouvernement de la Colombie-Britannique a fait savoir qu’il n’était pas prêt à procéder à la création d’une réserve de parc dans cette région. Il n’a pas exclu la possibilité d’envisager le projet de nouveau à une date ultérieure.
2012
En décembre, les Okanagan ont terminé une évaluation de faisabilité pour créer une réserve de parc national avec Parcs Canada. Il a été recommandé que l’Okanagan Nation Alliance continue de travailler avec Parcs Canada et la Colombie-Britannique au projet de réserve de parc. Une fois cette évaluation terminée, tous les travaux de Parcs Canada sur la proposition ont cessé.
2017
Comme ils l’ont annoncé en octobre 2017, les gouvernements du Canada, de la Colombie-Britannique et de la Nation des Syilx/Okanagan renouvellent leur engagement de collaborer pour créer une nouvelle réserve de parc national dans le secteur Okanagan-Sud.
Pour en savoir davantage
FAQs

Depuis leur annonce tripartie en octobre 2017 au sujet d’un engagement renouvelé en matière de collaboration, les gouvernements du Canada, de la Colombie-Britannique et de la Nation des Syilx/Okanagan travaillent à formuler des recommandations, y compris des modèles de cogestion, pour la création d’une réserve de parc national dans la région du sud de l’Okanagan et de Similkameen.

Les parties se concentrent depuis peu sur l’élaboration du concept de la réserve de parc national et de ses limites en vue des consultations publiques qui auront lieu du 10 décembre 2018 au 28 février 2019.

La création d’une réserve de parc national dans le Sud de l’Okanagan et de Similkameen constitue une précieuse occasion de promouvoir la réconciliation et l’établissement de relations de nation à nation avec les Okanagan/Syilx. Ces relations mènent à un nouveau modèle de partenariat pour la gestion de la réserve de parc national proposée. Les discussions prennent aussi en compte la poursuite des activités d’élevage et des activités récréatives dans la région.

Parcs Canada reconnaît que le processus a été long et que l’incertitude entourant le projet de réserve de parc national dans la région du Sud de l’Okanagan et de Similkameen a été difficile.

Parcs Canada a écouté les Premières nations, les organismes provinciaux, les collectivités, les éleveurs et les autres intervenants, et il a beaucoup appris. La réserve de parc national serait la seule de son genre dans cette région, et elle nécessiterait des approches novatrices qui respectent et célèbrent les valeurs et les traditions autochtones, la culture de l’élevage, les collectivités locales ainsi que la riche biodiversité et les écosystèmes qui donnent à cette région son caractère spécial.

Il est important que le public ait l’occasion de donner son avis sur la création d’une réserve de parc national dans la région du Sud de l’Okanagan et de Similkameen et que l’on prenne le temps d’élaborer des solutions réalisables.

Le public sera consulté sur un concept de réserve de parc national révisé et sur les principaux aspects de l’aménagement du territoire dans la réserve de parc national proposée. Les consultations sur le concept de parc proposé et les limites provisoires se dérouleront du 10 décembre 2018 au 28 février 2019.

Le but de la présente foire aux questions est de fournir une base commune de renseignements pour répondre aux questions soulevées par le public après l’annonce du 27 octobre 2017.

Qui, au sein du gouvernement fédéral, est responsable du processus de création de la réserve de parc national dans la région du Sud de l’Okanagan?

Parcs Canada est le principal organisme fédéral responsable du processus de création des parcs. Les autres organismes fédéraux présents dans le secteur sont le Service canadien de la faune (SCF) d’Environnement et Changement climatique Canada ainsi que l’Observatoire fédéral de radioastrophysique de Ressources naturelles Canada.

Une nouvelle évaluation de faisabilité est-elle nécessaire ou les gouvernements vont-ils approuver la version précédente?

Le Comité directeur Canada-Colombie-Britannique a produit un rapport d’évaluation de faisabilité en 2011, mais celui-ci n’a pas été approuvé par le gouvernement de la Colombie-Britannique.

Les Syilx/Okanagan ont également élaboré un énoncé de vision pour une aire protégée et formulé des recommandations connexes en 2012, mais le dialogue sur ce sujet n’a pas débuté.

Parcs Canada, le gouvernement de la Colombie-Britannique et la Nation des Syilx/Okanagan élaboreront un concept renouvelé de réserve de parc national et fixeront des limites provisoires, puis consulteront le public à ce sujet. Les bandes indiennes d’Osoyoos et de la basse Similkameen établiront des processus de diffusion de renseignements et de consultation dans leurs collectivités respectives. Les renseignements recueillis à l’appui des rapports d’évaluation de faisabilité antérieurs permettront aux parties de finaliser le concept de réserve de parc national. De ce fait, une nouvelle évaluation de faisabilité n’est pas nécessaire.

Quelles seront les incidences d’une réserve de parc national sur les résidents des environs?

Parcs Canada n’englobe aucune collectivité à l’intérieur de ses nouvelles réserves de parc national ou nouveaux parcs nationaux. Ainsi, les résidents de la région n’auront pas à payer de droits pour accéder à leur domicile ou recevoir des invités. Les résidents des environs pourront continuer à accéder à l’arrière-pays dans la réserve de parc, dans la mesure où les activités sont permises par la Loi sur les parcs nationaux du Canada et où elles ne donnent lieu à aucune préoccupation concernant la sécurité publique ou la protection des ressources.

Les parcs nationaux du Canada appartiennent au peuple canadien. Les parcs nationaux et les réserves de parc national permettent à toute la population, y compris aux jeunes et aux nouveaux arrivants, de découvrir le plein air et d’en apprendre davantage sur notre environnement.

Le saviez-vous?

Dans le contexte de la Loi sur les parcs nationaux du Canada, le terme « réserve » est utilisé pour indiquer qu’il existe des revendications non réglées concernant des droits ancestraux dans le secteur en question. En outre, dans une réserve de parc national, les Autochtones peuvent continuer d’utiliser la terre à des fins traditionnelles et de pratiquer des activités spirituelles, et peuvent également participer à la cogestion du lieu avec Parcs Canada.

Y aura-il des répercussions sur des terres privées?

Le gouvernement fédéral n’a aucune compétence en matière de droit de propriété sur les terres privées adjacentes aux limites d’un parc national. Les propriétaires fonciers et les collectivités adjacentes à la réserve de parc national proposée conserveront la pleine autorité sur leurs terres.

De plus, les terres situées dans la réserve de parc national ne seraient acquises que d’un commun accord (de gré à gré). Conformément au paragraphe 15(6) de la Loi sur les parcs nationaux du Canada, le gouvernement du Canada ne peut exproprier de propriétés privées dans le but d’agrandir ou de créer un parc national ou une réserve de parc national. Il n’achèterait des terres privées qu’en cas de vente de gré à gré, en fonction d’une évaluation indépendante de la propriété.

Le bétail sera-t-il autorisé à paître?

Tout au long du processus d’évaluation de faisabilité ayant mené à l’élaboration du concept de parc de 2010, Parcs Canada a reconnu l’importance de relations solides avec les éleveurs et l’industrie locale de l’élevage.

À l’heure où il progresse vers l’établissement des limites de la réserve de parc national, Parcs Canada s’engage à travailler avec les familles d’éleveurs et l’association locale d’éleveurs pour faire usage d’un cadre réglementaire qui leur garantit un accès stable aux pâturages de la Couronne, aux tenures, à l’eau et aux autres ressources de la réserve de parc national proposée.

Des relations à long terme avec les éleveurs sont essentielles à la prospérité future d’une réserve de parc national dans la région du sud de l’Okanagan et de la basse Similkameen. Même si le pâturage des animaux d’élevage à des fins commerciales n’est habituellement pas permis dans une réserve de parc national, Parcs Canada est déterminé à collaborer avec les familles qui pratiquent l’élevage pour assurer une stabilité en ce qui a trait au pâturage sur les terres de la Couronne. Les familles qui pratiquent l’élevage dans la réserve de parc national proposée pourront continuer à le faire de la même façon, en fonction d’un cadre réglementaire semblable. Un plan de transition entre le gouvernement de la Colombie-Britannique et la réserve de parc national est en cours d’élaboration.

Comment les incendies seront-ils gérés?

Durant des millénaires, les peuples Syilx ont géré le paysage par le biais de brûlages dirigés. Parcs Canada est un chef de file de ce domaine, et il compte plus de 30 ans d’expérience dans la gestion du feu ainsi que dans l’utilisation du feu pour rétablir et préserver de façon naturelle l’intégrité écologique des parcs nationaux. Parcs Canada gère également les risques d’incendie et les sources de carburant afin de protéger les ressources et infrastructures importantes et de prévenir les feux de forêt catastrophiques.

Un plan de gestion du feu et un plan de gestion de la végétation seront élaborés pour la réserve de parc national proposée.

Parcs Canada collaborera avec les collectivités, les administrations voisines et le public dans le cadre d’un dialogue sur les objectifs et les techniques de lutte contre les incendies et d’utilisation du feu.

Dans le cadre de son programme national de gestion du feu, Parcs Canada est déterminé à réduire les risques de feux de forêt dans le parc et sur les terres adjacentes ainsi qu’à protéger les visiteurs, l’infrastructure et les ressources naturelles et culturelles des terres qui relèvent de sa compétence. Une planification détaillée permettra de gérer et de réduire le risque d’incendie dans les forêts et les prairies du parc proposé, dans les zones situées entre le parc et les collectivités et sur les terres adjacentes.

Par une planification conjointe, du travail d’éducation du public, une gestion active du feu et des séances de formation, il sera possible de prévenir les incendies et d’intervenir promptement en cas d’incident.

La sécurité du public, des équipes de pompiers, de l’infrastructure du parc et des terres avoisinantes demeure la priorité absolue de Parcs Canada. Lorsqu’un incendie se déclare et pose un risque pour les personnes, les biens, les valeurs culturelles ou l’écologie, Parcs Canada coordonne ses efforts d’intervention avec les gouvernements provinciaux, les collectivités locales et d’autres partenaires afin d’intervenir immédiatement pour éteindre complètement les feux de forêt.

Sera-t-il encore possible d’utiliser des hélicoptères et de donner de la formation aux pilotes dans une éventuelle réserve de parc national?

Lors des discussions précédentes sur un projet de réserve de parc national dans la région du Sud de l’Okanagan et de Similkameen, Parcs Canada s’était engagé à respecter les permis provinciaux d’accès aux hélicoptères et de formation dans le parc proposé. Il maintient cet engagement. Actuellement, et jusqu’à ce que la réserve de parc national soit créée, c’est au gouvernement de la Colombie-Britannique qu’il incombe de délivrer des permis pour les vols d’hélicoptère dans le secteur.

Les résidents de la région devront-ils payer un droit pour accéder à leur domicile ou recevoir des invités?

Les résidents de la région ne devront pas payer de droit pour accéder à leur domicile ou recevoir des invités. Parcs Canada n’inclue pas de collectivités à l’intérieur des nouvelles réserves de parc national.

Avec la création du parc national, est-ce qu'un péage sera instauré sur la route 3?

Même si la route 3 traverse la réserve de parc national, aucun péage n'y sera instauré. En outre, le ministère des Transports et de l’Infrastructure de la Colombie-Britannique conservera la charge de toutes les grandes routes et de leur entretien, et aucuns frais ne seront imposés à cet égard.

Est-ce que les résidents locaux pourront accéder à l’arrière-pays, ou est-ce que ce sera interdit, ou des droits d'entrée seront exigés?

Les résidents locaux pourront continuer à accéder à l’arrière-pays dans la mesure où les activités sont permises selon la Loi sur les parcs nationaux du Canada et qu’il n’existe pas de préoccupations concernant la sécurité publique ou la protection des ressources. Des droits pourraient être applicables pour recouvrer les coûts d'entretien de certaines installations pour les visiteurs, comme les emplacements de camping dans l'arrière-pays.

Parcs Canada exige des droits pour les services et les installations qui offrent des avantages personnels aux utilisateurs. Toutes les sommes provenant des droits d’entrée aux parcs nationaux, lieux historiques nationaux et aires marines nationales de conservation sont réinvesties à l’endroit où elles ont été perçues pour réaliser des travaux d’entretien, de réfection ou de remplacement des installations d’accueil, et pour améliorer les expériences offertes aux visiteurs. La tarification est établie de sorte à assurer une bonne valeur aux visiteurs ainsi qu’un rendement raisonnable aux contribuables canadiens, en fonction de la valeur et des taux du marché.

Les parcs nationaux du Canada appartiennent à tous les Canadiens. Nous voulons que les gens visitent les parcs nationaux, les découvrent, en fassent l’expérience et les apprécient.

Comment Parcs Canada applique-t-elle la Loi sur les parcs nationaux du Canada après la création d’un parc national ou d’une réserve de parc national?

Lorsqu’un parc national ou une réserve de parc national est créé, la Loi sur les parcs nationaux du Canada et plusieurs autres lois et règlements fédéraux prennent effet pour protéger les ressources naturelles et culturelles, y compris les espèces en péril et les autres espèces sauvages. Parcs Canada mise avant tout sur la sensibilisation, le rayonnement et les stratégies de prévention pour assurer le respect de ces lois et règlements. D’ailleurs, la grande majorité des visiteurs veulent les respecter une fois qu’ils y sont sensibilisés. Toutefois, en cas d’infraction, les gardes de parcs évaluent la situation et prennent les mesures d’application de la loi qui s’imposent. Nous croyons que grâce à une combinaison de sensibilisation et de mesures de prévention et d’application de la loi nous pouvons continuer à protéger les ressources naturelles et culturelles des parcs nationaux et offrir aux visiteurs une expérience agréable.

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