Cycle d’élaboration du plan directeur

Chaque parc national doit être doté d’un plan directeur décrivant la vision et l’orientation générale du lieu. Les lois actuelles exigent que ce plan soit revu au moins tous les dix ans et que tout changement découlant de cet examen soit déposé devant le Parlement. Le processus d’élaboration du plan directeur comprend l’évaluation de l’état actuel des ressources du parc, l’établissement des tendances, des points névralgiques, des possibilités et des priorités clés, et la consultation des Canadiens.


Relations avec les Autochtones

Le gouvernement du Canada s’engage à bâtir une relation de nation à nation renouvelée avec les peuples autochtones, soit une relation fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la collaboration, la confiance et le partenariat.

Les sept parcs nationaux des montagnes du Canada les plus au sud ont été créés entre 1885 et 1914. Les lois et les mesures de gestion de ces parcs ne tenaient pas compte des connaissances traditionnelles des Autochtones ni de l’utilisation culturelle historique du paysage par ces peuples. On a jugé que nombre des activités traditionnelles pratiquées par les Autochtones ne concordaient pas avec les mesures de gestion des premiers parcs nationaux. Ainsi, de nombreux groupes autochtones ont perdu les liens physiques et les connexions culturelles qui les unissaient avec des lieux importants de leurs territoires traditionnels.

L’Agence reconnaît la riche histoire des populations autochtones à ces endroits et elle s’engage à renforcer les liens ainsi qu’à accroître la participation des Autochtones tout au long de l’examen des plans directeurs des parcs des montagnes.

L’Agence travaillera en étroite collaboration avec les partenaires autochtones ayant tissés des liens avec les parcs des montagnes afin de trouver des domaines d’intérêt pouvant faire l’objet d’une collaboration future, ainsi que des possibilités d’accroître la participation des peuples autochtones à la gestion et aux activités des parcs.


Durabilité des biens dans les parcs des montagnes

L’Agence Parcs Canada investit plus de trois milliards de dollars entre 2016 et 2021 afin de mettre en œuvre des projets d’infrastructure visant à entreprendre les travaux différés et à améliorer l’état de ses biens contemporains et patrimoniaux. Cet investissement permettra de mettre fin à la perte d’un patrimoine bâti irremplaçable d’importance nationale, de moderniser les installations destinées aux visiteurs, d’améliorer l’infrastructure des canaux et des lotissements urbains, et de faire en sorte que les routes traversant les lieux patrimoniaux soient sécuritaires et accessibles aux voyageurs. Grâce à ces améliorations, l’Agence pourra continuer à accueillir la population canadienne et les visiteurs dans les lieux patrimoniaux qu’elle gère de sorte que tous puissent les apprécier et en profiter, et en apprendre davantage sur notre patrimoine naturel et culturel.

L’orientation actuelle en matière de gestion des parcs des montagnes porte principalement sur la nécessité d’entretenir et d’améliorer les infrastructures en fonction des besoins et des attentes des visiteurs. La sécurité demeure la principale priorité, mais la satisfaction des visiteurs est aussi très importante. La conception d’infrastructures visant à renforcer les liens entre les habitats fauniques et à atténuer les répercussions environnementales est également au cœur des plans directeurs des parcs des montagnes. 

Alors que nous procédons à l’examen des plans directeurs de ces parcs, la priorité est d’améliorer l’état de tous les biens des parcs des montagnes pour qu’il soit considéré comme « bon ». C’est un fait connu, maintenir des biens en bon état sur une longue période est un défi, notamment à cause de la hausse de la fréquentation, des contraintes qui en résultent et de la demande d’installations et de services.


Intégrité écologique

Les parcs nationaux des montagnes protègent un écosystème dynamique qui sert d’habitat à de nombreuses espèces de plantes et d’animaux. Les processus naturels, tels que les feux de forêt, les avalanches et les mouvements des glaciers et des rivières, favorisent la création et le maintien d’une gamme d’habitats terrestres et aquatiques qui appuient cette grande biodiversité. L’utilisation des terres par les humains a aussi eu une profonde influence sur les écosystèmes d’aujourd’hui. Pendant une bonne partie du XXe siècle, les humains ont tenté d’éliminer les feux de forêt qui sévissaient dans les montagnes. C’est pourquoi les écosystèmes forestiers sont aujourd’hui plus uniformes du point de vue de l’âge, et moins variés qu’on pourrait s’y attendre. L’aménagement d’infrastructures, comme les routes, les chemins de fer, les lotissements urbains et les installations destinées aux visiteurs, a fragmenté l’habitat naturel et parfois même empêché les poissons de circuler librement entre différentes parties de leur habitat. Dans certains cours et plans d’eau, des populations de poissons non indigènes introduites ont supplanté les populations indigènes ou se sont reproduites avec celles-ci. L’Agence travaille assidûment à éliminer ces effets historiques en prenant certaines mesures, comme le rétablissement du feu dans le paysage; l’imposition de plafonds de croissance pour les lotissements urbains et d’autres infrastructures; l’amélioration de la connectivité des habitats terrestres et aquatiques là où elle a été réduite; et le rétablissement des populations de poissons indigènes dans certains plans d’eau. Alors que ce travail est en cours, de nouveaux défis se présentent. Les changements climatiques peuvent profondément bouleverser les écosystèmes des montagnes; de plus en plus d’espèces indigènes sont répertoriées comme espèces en péril; et la menace de nouvelles espèces envahissante est croissante.

Appuyez-vous le travail effectué par l’Agence Parcs Canada pour maintenir et restaurer l’intégrité écologique des parcs des montagnes? Selon vous, quels sont les défis écologiques principaux qu’il faudra relever dans les dix prochaines années?


Gestion de la demande

Lors de l’exercice 2017-2018, les parcs des montagnes ont accueilli plus de cinq millions de visiteurs, soit 30 % de plus que lors de l’élaboration des plus récents plans directeurs, en 2010. En raison de cette hausse, les infrastructures des parcs des montagnes subissent une pression et une congestion importantes à certains endroits et à certaines périodes de l’année. Depuis 2010, on a pris de nombreuses mesures pour veiller à ce que la qualité de l’expérience du visiteur demeure élevée. La planification proactive de l’utilisation par les visiteurs optimisera la capacité de l’Agence Parcs Canada d’encourager l’accès aux parcs des montagnes et de protéger des ressources naturelles et culturelles précieuses. Le prochain examen des plans directeurs des parcs permettra d’évaluer les défis présents posés par la gestion de l’utilisation des parcs des montagnes par les visiteurs. On devra également prendre en compte les tendances émergentes, comme la hausse continue de la fréquentation, les nouvelles technologies, les changements dans les goûts des amateurs de loisirs et les changements climatiques.