Les fleurs sauvages, aux teintes, formes et odeurs de toutes sortes, ajoutent énormément à l'expérience que vous offre les parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers. Que vous veniez pour les identifier, les photographier ou les admirer tout simplement, les fleurs sauvages égayeront tout séjour passé dans ce paysage de montagnes.


Arnica à feuilles larges Érythrone à grandes fleurs Lupin arctique
Mimule de Lewis Phyllodoce à feuilles de camarine Cassiope de Mertens
Pulsatille de l’Ouest Vergerette voyageuse Castilléjie rouge
Épilobe à feuilles larges Silène acaule Claytonie lancéolée
Pédiculaire à fleurs bractéolées Valériane de Sitka Saxifrage épineuse

Pour protéger les fleurs sauvages et en profiter

Il est interdit de cueillir les fleurs sauvages; les visiteurs qui vous suivront pourront ainsi eux aussi les admirer et les fleurs continueront de s'épanouir pleinement. Vous pouvez profiter des couleurs magnifiques dont se pare les parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers en prenant les fleurs en photo dans leur décor naturel, en les identifiant ou en les appréciant tout simplement, et les laisser telles quelles afin que d'autres puissent avoir la même expérience que vous.


Arnica à feuilles larges (Arnica latifolia)

Les Nlaka’pmxs se servaient de l’arnica à feuilles larges pour traiter les ecchymoses et les coupures, tandis que les Okanagans la considéraient comme une amulette capable d’attirer l’amour. En Europe et en Amérique du Nord, l’arnica est couramment utilisée dans la fabrication de remèdes à base de plantes pour le traitement des entorses et des ecchymoses.

Arnica à feuilles larges (Arnica latifolia)

Érythrone à grandes fleurs (Erythronium grandiflorum)

Les bulbes d’érythrone à grandes fleurs étaient une source de glucides très importante pour les Salishes de l’intérieur. Les racines crues ne sont pas comestibles, mais la cuisson en transforme les glucides indigestibles en un fructose au goût sucré. Le grizzli creuse le sol à la recherche des racines pour les manger.

Érythrone à grandes fleurs (Erythronium grandiflorum)

Lupin arctique (Lupinus arcticus)

Les lupins arctiques tapissent de couleur les prés alpins du mont Revelstoke. En 1954, on a découvert au Yukon des graines de lupins qui étaient gelées depuis 10 000 ans, et certaines ont réussi à germer!

Lupin arctique (Lupinus arcticus)

Mimule de Lewis (Mimulus lewisii)

Les fleurs roses de la mimule se rencontrent généralement au bord des ruisseaux. Leurs stigmates sensibles (extrémité supérieure de l’organe reproducteur féminin) se referment au contact d’un pollinisateur – une caractéristique qui favorise probablement la pollinisation.

Mimule de Lewis (Mimulus lewisii)

Phyllodoce à feuilles de camarine (Phyllococe empetriformis)

Même si elle ressemble beaucoup à la bruyère commune (Calluna vulgaris) d’Écosse, la phyllodoce à feuilles de camarine est en fait une espèce complètement différente. Néanmoins, elle évoque les mêmes images d’espaces sauvages de haute altitude qui définissent les paysages écossais. Les fleurs de cette plante peuvent remplacer le houblon dans la fabrication de la bière, un peu comme les Celtes le faisaient avec leurs propres fleurs de bruyère.

Phyllodoce à feuilles de camarine (Phyllococe empetriformis)

Cassiope de Mertens (Cassiope mertensiana)

Les fleurs blanches en forme d’urne de cette plante jouent le rôle d’une serre. Elles laissent pénétrer la lumière, emprisonnent la chaleur et offrent une protection contre le vent. L’air captif à l’intérieur des fleurs se réchauffe et procure ainsi aux ovaires l’énergie supplémentaire dont ils ont besoin pour produire des fruits.

Cassiope de Mertens (Cassiope mertensiana)

Pulsatille de l’Ouest (Anemone occidentalis)

La pulsatille de l’Ouest est également appelée anémone de l’Ouest ou anémone occidentale. Elle porte aussi plusieurs noms communs en anglais, dont « mop-top », « globe flower », « toe-headed baby » et « hippy head ». Ces noms décrivent la tige porte-graines, qui se reconnaît plus facilement que la fleur elle-même.

Pulsatille de l’Ouest (Anemone occidentalis)

Vergerette voyageuse (Erigeron peregrinus)

Une des astéracées les plus courantes en Colombie-Britannique, la vergerette voyageuse se trouve en basse comme en haute altitude.

Vergerette voyageuse (Erigeron peregrinus)

Castilléjie rouge (Castilleja miniata)

La castilléjie est une importante source de nourriture pour le colibri, qui est attiré par les fleurs colorées. Les colibris qui fréquentent notre parc suivent la floraison vers le nord depuis le Mexique, en se nourrissant de nectar tout au long du parcours. Ils gagnent nos prés alpins après la nidification et refont le trajet en sens inverse en suivant à nouveau les fleurs à la fin de l’été.

Castilléjie rouge (Castilleja miniata)

Épilobe à feuilles larges (Chamerion latifolium, anciennement Epilobium latifolium)

L’épilobe à feuilles larges est parfois appelé river-beauty en anglais (littéralement, beauté des rivières), parce qu’il se rencontre souvent dans le sable ou le gravier en bordure des cours d’eau. Cette fleur est bien adaptée au froid des milieux alpins et arctiques. Des chercheurs ont déjà observé un épilobe complètement gelé dont la fleur est demeurée tout à fait intacte après le dégel, quelques heures plus tard.

Épilobe à feuilles larges (Chamerion latifolium, anciennement Epilobium latifolium)

Silène acaule (Silene acaulis)

Le silène acaule est un exemple classique de « plante coussinet ». Il pousse au ras du sol, et aucune partie vivante de la plante ne fait saillie au-dessus de la surface du coussin. Cette forme de croissance est courante dans les milieux arctiques et alpins, parce que le coussin absorbe la chaleur du soleil et emprisonne l’air chaud et calme. L’écart entre la température de l’air ambiant et celle de la plante coussinet peut dépasser les 15 degrés Celsius. Le coussin capture également des particules transportées par le vent qui nourrissent la plante.

Silène acaule (Silene acaulis)

Claytonie lancéolée (Clatoynia lanceolata)

La claytonie lancéolée est une plante printanière éphémère – elle apparaît dès la fonte des neiges, et, en l’espace de deux à quatre semaines, elle fleurit, produit des graines et emmagasine assez d’énergie pour survivre jusqu’au printemps suivant. Elle peut même puiser dans ses réserves d’énergie pour produire de la chaleur et faire fondre les dernières couches de neige. Ce cycle biologique hâtif et rapide lui permet d’éviter de faire concurrence aux grosses plantes à feuilles pour la lumière du soleil.

Claytonie lancéolée (Clatoynia lanceolata)

Pédiculaire à fleurs bractéolées (Pedicularis bracteosa)

Les pédiculaires sont des plantes semiparasites, c’est-à-dire qu’elles tirent leur énergie des racines de plantes environnantes plutôt que de la produire elles-mêmes par la photosynthèse. Le nom pédiculaire vient du mot latin pediculus, qui signifie « pou ». Selon une croyance populaire d’autrefois, cette plante transmettait des poux au bétail qui s’en nourrissait.

Pédiculaire à fleurs bractéolées (Pedicularis bracteosa)

Valériane de Sitka (Valeriana sitchensis)

La valériane de Sitka sert à traiter l’insomnie et favorise la relaxation. Lorsqu’elle émerge au printemps, ses jeunes pousses sont rouges, tandis que ses fleurs sont teintées de rose. Plus tard dans la saison, la plante perd ses pigments rouges, appelés anthocyanes. La pigmentation rouge aide à protéger la plante en bloquant certains rayons ultraviolets. Elle contribue aussi à réchauffer la valériane en absorbant davantage de rayons infrarouges.

Valériane de Sitka (Valeriana sitchensis)

Saxifrage épineuse (Saxifraga bronchialis)

Prenez le temps de regarder de près cette minuscule fleur blanche. Vous remarquerez que les taches cramoisies qui ornent les pétales jaunissent au fur et à mesure qu’elles se rapprochent de la tige. Le terme saxifrage est formé des mots latins saxum, « rocher », et frangere, « briser », par allusion au fait que cette plante se plaît sur les talus et dans les fissures de la roche.

Saxifrage épineuse (Saxifraga bronchialis)